L’adieu à la Traille

Chemin de la Traille

Bon, promis: c’est mon dernier billet ouin-ouin-nostalgie autour de mon déménagement. Il se trouve qu’hier, avec l’état des lieux de sortie de mon appartement, j’ai mis un point final (pour le moment) sur le chapitre de mon histoire qui me rattache directement au chemin de la Traille, à Onex.

Il fait vous dire que, ce chemin, je l’ai habité pendant près de quarante-cinq ans – 90% de ma vie. Ma famille s’y est installée vers 1972-1973; il ne s’appelait pas encore « chemin de la Traille », c’était alors un des multiples embranchements du chemin de Cressy.

À cet époque, on était encore à la limite de la cambrousse, un quartier résidentiel bâti dix ans plus tôt à la lisière de l’ancien golf d’Onex – qui a un temps été pressenti pour être le campus de l’université et qui est devenu ensuite le Parc des Évaux.

L’immeuble que je viens de quitter, après presque vingt ans, n’existait pas encore; c’était un terrain vague au coin de la rue, qui m’a d’ailleurs valu ma toute première crise d’allergie. Ah, souvenirs… Snurfl…

Chemin de la Traille / Chemin de Cressy

Le coin a pas mal changé depuis, surtout depuis que les anciennes pépinières de Cressy ont cédé la place à un tout nouveau quartier qui accueille près de 3 000 habitants. Maintenant, la rue a même un arrêt de bus à son nom; gentrification, quand tu nous tiens…

Cela dit, l’événement me marque presque plus en tant qu’historien que personnellement. Je ne crois pas avoir un attachement tel au lieu que je vais en concevoir de la nostalgie ou le mal du pays.

Comme je l’avais mentionné, c’est clair que le déménagement est, d’un point de vue émotionnel, est plus facile pour ma dame, qui « rentre à la maison », mais je crains plus pour mes mollets que pour ma santé mentale.

Et puis, ce n’est pas comme si je n’allais jamais revenir dans le quartier: ma maman y habite encore, on y a des amis et c’est sur mon chemin. Mais c’est sûr qu’une page se tourne. Ne reste plus qu’à écrire les prochaines, il devrait encore y avoir un peu de place.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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