Alex Cordo: Origami

Alex Cordo: Origami

Pour cette chronique musicale, on reste dans le rock instrumental français. Je vous avais promis, après les avoir vus en concert à Guitare en scène, de vous reparler du groupe grenoblois Alex Cordo. C’est désormais chose faite, après avoir reçu – et écouté – leur album Origami.

Alex Cordo, c’est le guitariste au masque à gaz; autour de lui, une horde de gratteux talentueux (et un batteur, parce que ça se fait) pour un rock instrumental à mi-chemin entre le post-rock et le blues-rock de Joe Satriani.

Origami, leur premier album, est une sorte de TGV musical, en neuf pistes et une quarantaine de minutes. Certains morceaux dépassent les cinq, voire six minutes, mais ils sont rares. C’est du bref, mais intense.

De façon générale, cet album transpire la maîtrise: les compositions sont solides, carrées, truffées de soli au millimètre et de morceaux de bravoure: des pistes comme « Above the Clouds », « Memories » ou « The Crash Test ». C’est de l’album de guitar-hero, mais sans le côté full esbrouffe de certaines pointures du genre qui, à l’époque, considéraient que la guitare est un sport de vitesse.

Ceci posé, l’exercice n’est pas sans défaut. Disons les choses ainsi: des albums de rock instrumental, j’en ai déjà bouffé des wagons et rares sont ceux qui échappent à l’écueil de la répétition. En d’autres termes, passée la moitié de l’album environ, on a l’impression qu’Origami répète des thèmes déjà entendus quelques minutes auparavant. Lesquels thèmes empruntent pas mal à Satriani.

Aussi, par rapport à leur prestation scénique le Alex Cordo en album est plus posé, moins électrique. C’est un peu le risque de l’exercice studio, j’imagine, mais j’ai l’impression qu’il manque une intensité à Origami qui était nettement plus présente sur les planches.

L’un dans l’autre, Origami est un chouette album. Ce n’est pas la galette de l’année ni le disque qui va révolutionner le genre, mais il allie une bonne dose d’émotions et de virtuosité.

(Edit 21/09, 13:30) Il est disponible via la boutique du site – qui n’aime pas les acheteurs suisses, mais il y a moyen en contactant directement le groupe – ou via Rue Stendhal pour le physique et Believe pour le numérique. Méfiez-vous du site Bandcamp: il ne comporte que des extraits.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :