Ayreon: Ayreon Universe

Ayreon, le supergroupe d’Arjen Anthony Lucassen qui tue tous les supergroupes, est de retour avec un live monstrueux, Ayreon Universe, enregistré pendant le triple concert de Tilburg (Pays-Bas, en septembre 2017), seul concert d’Ayreon à ce jour.

Ayreon, c’est depuis plus de vingt ans la référence en matière de metal progressif turbo-choucroute – metal progressif symphonique, avec des concepts fantasy-SF à majuscule, un côté opéra et un casting de folie. Le genre de truc bien digeste, avec 100% de fromage (comme disent les anglo-saxons) et 100% de licornes. Techniquement, ça fait 200%, sauf si on considère que les licornes sont en fromage, ce qui, à ce stade, n’a rien d’impossible.

Rien que dans les parties vocales de cet album, on retrouve Floor Jansen, Anneke van Giersbergen, Marcela Bovio, Damian Wilson (Threshold), Hansi Kürsch (Blind Guardian), Tommy Karevik (Kamelot), Marko Hietala (Nightwish aussi), Mike Mills (Toehider) et bien d’autres. Et encore, on aurait pu aussi avoir Russell Allen, Fish et Devin Townsend. C’est un peu le Avengers: Infinity War du monde du prog.

Quand je dis “monstrueux”, il faut comprendre que Ayreon Universe contient vingt-huit pistes et dure plus de deux heures! On y retrouve des extraits de tous les albums de Ayreon, y compris de son side-project Star One.

Que dire de plus: ce n’est pas un live, c’est un vrai best-of que proposent Lucassen et sa horde (à ce stade, ce n’est plus une simple bande). Alors ouais, on pourrait pinailler qu’il manque des trucs. Spoiler: il manque toujours des trucs dans un best-of. Perso, j’aurais adoré avoir “The Song of the Ocean” en prime, pour ne citer que celui-là.

Ce qui est déjà sur Ayreon Universe est impressionnant: “Merlin’s Will”, “Dawn of a Million Souls”, “Valley of the Queens”, “Loser” (avec Mike Mills à la place de Devy), “Intergalactic Space Crusaders”, “Everybody Dies” et un “The Eye of Ra” magique, avec toute la troupe, en rappel.

D’un point de vue technique, l’album est irréprochable, gros son, captation nickel, public à fond. J’ai juste rigolé avec les moments où on entend la machine à fumée qui balance la sauce. Après, musicalement, il faut apprécier le style Ayreon, dont le moins qu’on puisse en dire est que ça ne fait pas dans le minimalisme.

Un peu tous les boutons sont tournés sur le onze, un certain nombre sont sur douze et je suis à peu près certain que quelques-uns ont été cloués quelque part entre treize et quatorze. Parmi ces derniers, les musiciens ont l’air de s’en payer une tranche pour adultes. Leur enthousiasme et leur énergie sont très présents dans l’album.

Des points négatifs? À part le fait que c’est un live que j’aurais aimé voir en vrai, dans toute sa démesure, et les ouin-ouin-y’a-pas-mon-morceau-préféré, pas grand-chose à redire. Sauf si on est allergique aux claviers.

Ayreon Universe est disponible en DVD Blu-Ray et en LP, ainsi qu’en numérique sur vos plateformes préférées. Personnellement, j’ai pris le double CD chez mon fourgue habituel, c’est bien aussi. Vous faites commes vous voulez, mais jetez-y une oreille: c’est bien.

Bonus: la vidéo nihilisto-enthousiaste de “Everybody Dies”, morceau très représentatif du bazar (avec un milliard de gens sur scène)


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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