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Barbar’O’Rhum: Journal de B’O’R

Barbar’O’Rhum: Journal de B’O’R

Je vais peut-être vous surprendre, mais je ne suis pas un fan du pirate-metal. Du coup, quand la formation française Barbar’O’Rhum m’a envoyé son album Journal de B’O’R, j’étais quelque peu circonspect. Heureusement, j’aime bien les jeux de mots débiles.

Et je vais peut-être aussi vous surprendre sur le fait qu’il existe un genre tel que le pirate-metal. Cela dit, ce que nous propose Barbar’O’Rhum, c’est un dosage – pas toujours très bien maîtrisé – de folk, de chansons à boire (du rhum), de punk et de metal sur une thématique pirate. Entre autres.

Journal de B’O’R, qui est le deuxième album du groupe, ne fait pas les choses à moitié: l’album dure plus d’une heure et compte pas moins de onze titres entre quatre et huit minutes.

J’avais déjà entendu parler du groupe, quand j’avais chroniqué Boisson Divine, si mes souvenirs sont bons. Le groupe, qui est une émanation des Compagnons du Gras Jambon, se situe dans cette tradition francophone des groupes folkoïdes plus ou moins sérieux, quelque part entre les précités Boisson Divine, le Naheulband et Magoyond.

Quand je dis « plus ou moins sérieux », il faut voir que Barbar’O’Rhum alterne des compositions plutôt sérieuses, ou à tout le moins sur une base sérieuse, et d’autres beaucoup plus délirantes. Ils ont même leur propre générique de dessin animé, AB Productions staïle (« Le Rocher des Pirates »). Ces allers-retours sont un peu déroutants.

Dans les autres défauts, tant qu’on y est, je dirais que les compositions de ce Journal de B’O’R ne sont pas toujours aussi maîtrisées qu’elles ne le devraient. Rien de tragique, mais des fois, ça coince un peu. Et franchement, la pochette n’est pas terrible.

Par contre, quand ils assurent, ils assurent. Les parties instrumentales sont à mon avis particulièrement réussies: « Boire, Occire, Rire », les bouts du « Rocher des Pirates » ou « Les P’tits Rafiots ».

Et puis Barbar’O’Rhum est un groupe qui déborde d’énergie et ça se ressent. Il y a très vite le côté festif du folk, combiné au délire un peu nawak du punk et à l’énergie du metal, qui font que beaucoup des titres de Journal de B’O’R sont des tubes en puissance.

Si cet album n’est pas aussi impressionnant que celui de leurs compatriotes (et néanmoins) gascons, il est cependant très sympathique. Il sort demain sur toutes les plateformes en ligne (sauf Bandcamp, pour le moment).

Bonus: le teaser-vidéo de l’album

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3 commentaires sur “Barbar’O’Rhum: Journal de B’O’R”

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