« Le Chant du Cosmos », de Roland C. Wagner

"Le Chant du Cosmos", de Roland C. Wagner

Un jour, Yeff, le jeune Océanien, a rencontré Clyne, qui devient sa Muse et a fait de lui un des meilleurs au Jeu de la Pensée. Jusqu’à l’arrivée de l’Incisif, qui menace l’équilibre du Jeu – et peut-être aussi de l’univers. À moins que le maedre…

Vous l’aurez compris, Le Chant du Cosmos, roman de Roland C. Wagner, joue à fond sur les codes du space-opera. On est même à la limite du pastiche, voire de la parodie – comme ont pu l’être ses ouvrages signés sous le pseudonyme de Red Deff.

Cependant, sous ses dehors de littérature de quai de gare, ce bouquin cache une histoire plus ambitieuse. En le lisant, moi qui n’ai qu’une connaissance fragmentaire de l’œuvre de Wagner, j’ai eu l’impression d’y trouver une histoire s’intégrant dans un univers développé sur de nombreux autres ouvrages auparavant.

Au reste, Le Chant du Cosmos est principalement une histoire basée sur son univers, sur cette Famille qu’est la galaxie humaine, sur ses points communs et sur ses divergences, ainsi que sur la structure même de l’univers. Les personnages sont plus là pour servir de révélateurs des divers aspects du monde.

Je n’ai pas pu m’empêcher de voir dans ce livre un pendant français au Player of Games de Iain M Banks, surtout pour l’idée d’un Jeu qui attire des compétiteurs venus de tous les horizons (événementiels) de la galaxie et dont les enjeux dépassent parfois les joueurs.

Cela dit, l’univers de Roland C. Wagner est nettement plus apaisé que la Culture. On est presque dans une sorte d’utopie baba-cool, avec ses notions telles que les Champs d’Empathie ou les bébêtes quasi-sapientes. Pas que ça me dérange, personnellement, bien au contraire.

En plus, l’auteur sait rendre son univers vivant et attachant – c’est peut-être même le but premier des personnages, plus que de faire avancer l’intrigue. Le Chant du Cosmos est truffé de petits détails qui « font vrai », depuis les bizarreries administratives jusqu’aux préjugés culturels des protagonistes, en passant par la musique et la bière trappiste.

D’ailleurs, un univers de SF ou des gens boivent des bières, ça me rappelle quelque chose

Pour le cas où vous n’auriez pas compris, j’ai beaucoup aimé ce bouquin. C’est même le premier roman de Roland C. Wagner, après Rêves de Gloire, qui m’a réellement enthousiasmé. C’est du space-opera avec un parfum très seventies, mais qui se lit avec plaisir et même gourmandise.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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