Circle: Terminal

Circle: Terminal

Les Finlandais, c’est pas des gens comme nous. Et c’est pas plus mal, parce que les « gens comme nous » sont souvent chiants, surtout en musique. Dans le cas présent, les Finlandais en question sont le groupe Circle, qui viennent de sortir Terminal, une sorte d’OVNI sorti des seventies, mais avec un smartphone et des drogues de combat.

Circle est un groupe qui est actif depuis plus de vingt-cinq ans et qui semble surtout se caractériser par des changements de style (et de personnel) incessants – la page « discographie » du groupe sur le site web est impressionnante. Dans le cas de cet album, la musique emprunte à la fois au rock progressif, au metal et au psychédélique; rien que.

On a donc de grosses guitares bien lourdes, des morceaux longs et complexes et des vocaux qui auraient tout aussi bien leur place dans une formation de black-metal (« Saxo »), avec en prime les claviers vintage pur seventies. Secouez, servez chaud!

Terminal ne compte que six pistes, mais l’album fait près de trois quarts d’heure, avec un morceau de treize minutes (« Rakkauta Al Dente », un pied dans le Rock Progressivo Italiano, un autre dans le psychédélique et un troisième dans le black-metal) et un autre dépassant les huit.

Le mélange est surprenant, mais on s’y fait. Disons les choses ainsi: pour Terminal, Circle n’a pas choisi la facilité et il parvient néanmoins à se tirer plutôt bien de l’exercice. On imagine qu’il y a dû avoir consommation de moult substances psychotropes pas toujours bien référencées, mais bon.

D’un point de vue de prog-head qui aime bien les choses qui sortent de l’ordinaire, Terminal fait plus que remplir le contrat. Après, il faut tout de même dire que le mélange n’est pas toujours très digeste: le talent et le métier des musiciens fait que ça ne vire pas au gloubiboulga de guerre, mais il s’en faut parfois de peu.

Si on se laisse prendre au jeu, il n’y a pas grand-chose à jeter dans Terminal. Par contre, c’est vrai que ce n’est clairement pas le truc le plus accessible qui soit. Pour mieux vous en rendre compte, rendez-vous sur la page Bandcamp du groupe, où l’album est à l’écoute et au téléchargement.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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