Devilment: II – The Mephisto Waltzes

Devilment: II – The Mephisto Waltzes

Il faut dire ce qui est: le death mélodique, c’est cool, mais ça se prend quand même pas mal au sérieux. C’est pourquoi l’arrivée de Devilment sur ma platine, avec leur deuxième album, The Mephisto Waltzes, sonne comme un souffle d’air frais – mais plus metal que air, en fait.

Devilment est un groupe qui a eu pas mal de problèmes au début de sa carrière pour trouver un chanteur stable et qui a fini par enrôler Dani Filth, le chanteur de Cradle of Filth. Du coup, il paraît que leur musique ressemble beaucoup à du Cradle of Filth, mais comme je ne connais pas ce groupe – oui, je sais: boo hiss – je ne saurais en juger.

The Mephisto Waltzes est un album plutôt conséquent, avec pas moins de onze pistes entre quatre et six minutes – mais plutôt du côté des six – et une durée totale d’un chouïa plus d’une heure.

J’ai eu l’impression d’écouter un truc à mi-chemin entre du death-metal, du Devin Townsend et du Alice Cooper période The Nightmare Returns. Avec la voix de Lauren Francis, qui tient également les claviers et qui est souvent présente en contrepoint féminin, ça fait très grand-guignol-metal, jusque dans les titres des pistes (“JudasStein”, “Hitchcock Blonde”, “The Seductive Poison”).

Du coup, moi j’aime bien. De ce que j’ai lu ici ou là – à commencer par la chronique de Angry Metal Guy qui m’a incité à acheter ce bazar – ça ressemble un peu trop à du sous-Cradle of Filth pour être honnête, mais je m’en fous un peu. En fait, non: ça va plutôt m’inciter à m’intéresser à l’original.

Mais déjà, ce Mephisto Waltzes est, globalement, plutôt cool. Un peu nawak, pas mal de grotesque et beaucoup de mélodique – malgré les growls et les hurlements du Dani. Ça me rappelle la grande époque de Maître Alice, avec un son un poil plus moderne. Il y a quelques pistes un peu plus faibles, mais, sur l’ensemble, c’est plutôt du bon.

Disponible sur la plupart des plateformes légales, The Mephisto Waltzes est un album qui n’est pas révolutionnaire, mais qui est suffisamment frais à mes oreilles et amusant pour gagner une petite place dans mon cœur. Accordez-lui une écoute, si vous aimez un metal un peu grandiloquent et ridicule, mais juste ce qu’il faut pour être amusant.

Bonus: la vidéo macabre et turbocliché de l’excellent “Hitchcock Blonde”


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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