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Green Carnation: Leaves of Yesteryear

Green Carnation: Leaves of Yesteryear

La tendance lourde du moment, ça semble être le retour des anciens de la scène prog. En effet, après Tool, Psychotic Waltz, Pure Reason Revolution – et en attendant Genesis – voici que Green Carnation nous revient, après quatorze ans d’absence, avec ce Leaves of Yesteryear.

Green Carnation est un groupe norvégien formé dans les années nonante, et qui s’est distingué alors par une série d’albums souvent très différents les uns et des autres, mais solides. Le moindre n’étant pas le monstrueux, Light of Day, Day of Darkness. Leur musique oscille entre rock et metal progressifs et me fait penser à un mélange entre Arena et Anathema.

Pour du prog, Leaves of Yesteryear est un album plutôt court, avec près de trois quarts d’heure. Sauf qu’avec cinq pistes, il me faut pas trop s’étonner si elles durent cinq, six, huit, dix et quinze minutes.

Quand je dis que, sur cet album, Green Carnation me rappelle beaucoup Arena, c’est vraiment beaucoup. Je retrouve sur Leaves of Yesteryear le même son que sur les albums du groupe britannique à sa grande époque. Je pense que c’est dû à la fois à la voix de Kjetil Nordhus, mais aussi aux sonorités de claviers.

Cela dit, l’intensité et l’énergie cèdent souvent la place à la mélancolie (encore que « Sentinel » galope pas mal): c’est un album qui, quelque part, est plus introspectif. Je suppose que ce n’est pas un hasard si le chanteur y mentionne le titre de Light of Day, Day of Darkness, sur l’epic « My Dark Reflections on Life and Death ».

Des rumeurs d’un nouvel album en approche rapide laissent penser que ce Leaves of Yesteryear n’est qu’un album de transition. Un peu comme une mise en bouche, avant un « vrai » retour de Green Carnation. C’est fort possible. En l’état, il est très plaisant, voire enthousiasmant par moment, mais il manque un peu de personnalité.

Ne boudons cependant pas notre plaisir: le retour de Green Carnation est une excellente nouvelle et cet album devrait satisfaire les fans de longue date – et probablement intéresser ceux qui ne connaissent pas le groupe. Leaves of Yesteryear est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo du morceau-titre, sur lequel on reconnaît la « patte » du graphiste Costin Chioreanu, décidément très en vue ces temps

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