Insomnium: Shadow of a Dying Sun

Il y a deux ans, un de mes coups de cœur était allé aux Finlandais de Insomnium et à leur death métal mélodique. Les voici qui reviennent avec Shadow of a Dying Sun, leur sixième album, et c’est de nouveau une tuerie majeure.

La recette Insomnium, c’est des vocaux death sur fond de métal très mélodique. Dit comme cela, ça paraît simple, mais l’alchimie est plus subtile et le groupe la maîtrise à la perfection: la section rythmique attaque avec la délicatesse d’un bombardement stratégique, pendant que guitares et claviers tissent des ambiances de folie, oniriques et sombres, survolées par des vocaux tantôt en clair, tantôt en growl.

Aucun temps mort, aucune plage plus faible dans les dix morceaux de cet album, qui dure un petit moins d’une heure et entrecoupe les gros tabassages en règle de parties plus planantes, acoustiques. Le seul reproche qu’on pourra lui faire, c’est de rester dans une certaine forme de classicisme, sans la personnalité d’un Wintersun, par exemple.

Classique, certes, mais avec une exécution irréprochable, comme en témoignent le diptyque d’intro « The Primeval Dark »/ »While We Sleep », ou les épiques « Black Heart Rebellion » et « Collapsing Words », ainsi que « The River » et son intro à la Bathory.

Shadow of a Dying Sun est parti pour être un des tous meilleurs albums de métal de 2014, voire un des tous meilleurs tout court. Même si on est allergique au growl – j’en fus – ça vaut la peine de se forcer un peu l’oreille.

À voir: la vidéo de « While We Sleep », emblématique de cet album avec ses ambiances oniriques entre mélancolie et cauchemar:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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