Jethro Tull / Ian Anderson: Thick as a Brick 1 & 2

Thick as a Brick 1+2

Le passage chez Gibert Musique, début novembre, est parfois pour moi l’occasion de ramasser quelques classiques, en profitant d’actions à vil prix. C’est ainsi que j’ai raflé Thick as a Brick, de Jethro Tull – un des albums cultes du rock progressif des années 1970 – ainsi que sa suite, parue en 2012 sous le seul nom de Ian Anderson.

Au reste, quand on pense à Jethro Tull, on pense le plus souvent à Ian Anderson: le chanteur-flûtiste britannique est en quelque sorte la figure de proue et la signature musicale du groupe, avec son timbre de voix et son jeu à la flûte traversière, que l’on pourrait qualifier tous deux de sarcastiques.

Thick as a Brick, c’est un seul morceau de quarante-trois minutes – divisé en deux à cause des contraintes techniques de l’époque – censé être la mise en musique d’un poème écrit par un enfant prodige de huit ans, lauréat d’un prix qu’il perd pour avoir lâché un gros mot en direct à la télévision.

La suite, parue quarante ans plus tard, s’appelle donc Thick as a Brick 2 et imagine différents destins pour le gamin en question, une sorte de panorama uchronique en treize pistes (techniquement, dix-sept, mais certains forment des medleys) et cinquante-trois minutes.

À noter que Homo Erraticus, dont j’avais parlé il y a peu, est considéré également comme une suite de Thick as a Brick, en ce qu’il est censé avoir été composé par Gerald Bostock, l’enfant prodige en question. Quand Ian Anderson fait du concept, il ne fait pas semblant!

Et donc, musicalement, ça donne quoi? Eh bien ça donne du Jethro Tull. Je sais, je fais mon Capitaine Évidence, Défonceur de Portes Ouvertes, mais à ma connaissance, il y a exactement deux formations musicales dans le monde qui font ce genre de musique, ce mélange de rock progressif et de folk: Jethro Tull et Ian Anderson.

Cela dit, j’ai été étonné en écoutant Thick as a Brick, d’à quel point ça avait tendance à couler tout seul. C’est limpide et fluide, ça se faufile entre les oreilles sans avoir réellement besoin de se forcer. Alors certes, ça sonne comme un album de années septante, mais c’est parce que c’en est un.

De ce point de vue, Thick as a Brick 2 est peut-être un peu moins enthousiasmant: son découpage entre treize tableaux rend l’écoute un peu plus hachée et le style vintage de la musique commence un peu à dater. Mais bon, c’est un style auquel je suis malgré tout sensible, donc ça passe.

À mon avis, si je vous dis que ce sont deux albums que je recommande, vous allez gentiment vous moquer de ma face, sur le thème “t’es gentil, mais ça fait quarante ans que je l’ai déjà”. Mais si, par le plus grand des hasards, vous ne connaissez pas encore Jethro Tull, il y a pire album pour commencer que ce Thick as a Brick.

Bonus: le trailer de l’album, présenté par “Ianan” lui-même

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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