Les Restes du Samedi: Anneke van Giersbergen / Nightfall / Nuclear Winter

Les Restes du Samedi étant une rubrique consacrée aux chroniques courtes, sur des albums pour lesquels je ne me vois pas écrire un article complet, il y a souvent un grand écart stylistique. C’est le cas ce mois-ci avec l’album acoustique d’Anneke van Giersbergen, le death-metal de Nightfall et le mélange mélodeath/indus de Nuclear Winter.

Avec The Darkest Skies are the Brightest, la chanteuse néerlandaise Anneke van Giersbergen propose onze titres en acoustique. Ce n’est pas, comme le dernier album de Lazuli, un album de reprises, mais bien onze compositions originales.

J’ai un peu le même problème avec cet album. D’une part, je ne suis pas fan de la forme acoustique, qui à mon avis épure beaucoup trop les compositions, et j’ai aussi du mal avec le style pop-rock de cet album.

Ceci dit, Anneke van Giersbergen a vraiment une voix magnifique, qui transcende un peu tout et rend l’écoute de ce The Darkest Skies are the Brightest très agréable.

Bonus: la vidéo de « Hurricane »

Nightfall, c’est une formation grecque assez ancienne et à l’historique tumultueux, que j’ai découverte via Angry Metal Guy. La chronique m’a alléché avec un name-dropping de folie (Septicflesh, Rotting Christ, Moonspell, Samael, Insomnium…) mais, au final, ce At Night We Prey tombe un peu à plat.

Sur cet album, Nightfall joue dans des registres qui tournent entre death, black et goth, avec des vocaux clairs et growlés. Rien de très inhabituel, mais rien de transcendant non plus. En fait, At Night We Prey me pose deux soucis: d’une part, un certain manque de cohérence dans les compositions et, d’autre part, rien qui ne soit particulièrement émoustillant.

En fait, c’est typiquement le genre d’album qui se retrouve dans cette rubrique: il est bien fait, mais il ne parvient pas à éveiller mon intérêt. C’est du metal somme toute assez classique – un peu extrême, un peu old-skool. C’est loin d’être désagréable, mais c’est un peu lambda.

Si vous êtes curieux, l’album est sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Darkness Forever »

Quant à Nuclear Winter, il s’agit d’un projet solo qui s’inspire du metal indus et du mélodeath. Le musicien derrière ce projet s’appelle Gary Stautmeister et est originaire du Zimbabwe.

Oui, ça surprend. J’avoue aussi que c’est une des raisons qui m’a poussé à prendre cet album, Night Shift, après une chronique sur eMaginarock. Il date de 2019 et qui propose neuf courtes pistes en un peu plus de trente-cinq minutes.

Musicalement, c’est un peu bizarre. Le mélange entre le mélodeath et l’indus est assurément original, mais il donne aussi l’impression de ne pas être tout à fait maîtrisé. Il y a des idées assez brillantes, mais il y a aussi des passages franchement brouillons.

Après, Night Shift est le premier album du projet, sorti sur Bandcamp, qui depuis a sorti un EP et a été signé par un label d’Afrique du Sud. Ce sera intéressant de voir ce que Nuclear Winter peut faire avec un peu plus d’expérience et de moyens.

Bonus: la non-vidéo de… ben, de tout l’album, en fait

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1 réflexion au sujet de « Les Restes du Samedi: Anneke van Giersbergen / Nightfall / Nuclear Winter »

  1. Anneke ne m’a pas emballé plus que ça à part un ou deux titres. Pour le reste, c’est de la musique de sauvage alors je m’abstiens de tout commentaire 😉

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