Les restes du samedi: Arcane Atlas / Innerchaos

Arcane Atlas: Metris / Innerchaos: Phase Inversion

Un thème pour ces restes du samedi: avec Arcane Atlas et Innerchaos, ce sont des albums potentiellement intéressants, mais quelque peu desservis par le chant. Et après, on s’étonne que je préfère les instrumentaux…

Arcane Atlas, découvert via ProgCritique est un groupe américain de rock progressif; ses membres ont une vingtaine d’années et Metris est leur deuxième album. Il souffre de deux problèmes majeurs: un classicisme hyperbolique et une tendance au nawak, façon “casser le quatrième mur” qui est rapidement agaçante.

Conçu comme un album vinyl à l’ancienne, il se divise en une “face A” qui contient la suite “Metris Tsämer”, morceau fleuve de vingt-six minutes qui aurait pu être sympa dans les années huitante, mais qui aujourd’hui sonne ultra-convenu, avec son thème med-fan éculé et son méchant à voix ridicule. Quant à la “face B”, elle contient quatre pistes au format plus classique, plus un “Break” narratif entre les deux.

Musicalement, Metris contient des passages qui ne sont pas inintéressants et qui témoignent d’un potentiel dans les compositions, comme avec “Tomahawk Man” ou “Small Things”. Je soupçonne cependant que le groupe en fait trop tout en ne sachant pas exactement où il veut aller. Au final, ça ne peut que desservir son propos.

 

Innerchaos est un trio de metal progressif français, découvert grâce à Neoprog, qui se partage entre la Guadeloupe et la France métropolitaine et dont Phase Inversion est le quatrième LP, en presque vingt ans d’expérience.

Et de l’expérience, Innerchaos en a: les onze titres de l’album démontre une virtuosité impressionnante et un certain talent pour les compositions. Surtout dans les instrumentaux, en fait, car l’album souffre à mes oreilles de deux problèmes majeurs: un chant qui n’est pas très assuré et une production sans relief. Combinés, ces deux défauts donnent même l’impression que Phase Inversion est une démo d’un groupe de p’tits jeunes qui débutent.

Comme pour Metris, cet album contient un lot de pépites, qu’il faut surtout aller chercher du côté des compositions instrumentales ou de certains soli, comme le morceau-titre ou “Sweet Surrender”.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

2 réponses

  1. Levé du mauvais pied ce matin ? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :