Messenger: Illusory Blues

Messenger: Illusory Blues

Il m’a fallut un bon moment avant d’écrire cette chronique de Illusory Blues, de Messenger. J’avais acheté l’album à l’instinct, lors de mon dernier passage au rayon prog de Gibert Musique, et il stagnait quelque peu dans ma liste de lecture, entre deux titres plus intéressants.

Et puis, je l’ai écouté au casque et, d’un seul coup, le rock progressif quelque peu vintage de Messenger m’est apparu un peu moins plan-plan que des écoutes distraites ne le laissaient présager. Oh, certes, ce n’est pas l’album ni le groupe de l’année, mais on sent la petite pointe d’originalité et le talent derrière des compositions plutôt convenues.

Illusory Blues compte sept pistes durant entre cinq et neuf minutes, pour une durée totale qui flirte avec les quarante-cinq minutes. L’album a un petit côté folk, avec sa guitare acoustique et ses incursions de flûte et de violon, ou avec les percussions quasi-tribales de « Piscean Tide ».

À vrai dire, la musique de Messenger flirte avec le folk, le rétro-progressif et le rock psychédélique et d’autres genres. À part le blues, ce qui est logique quand on considère le titre. Par contre, comme mon exemple le prouve, ce n’est pas le genre de musique à écouter d’une oreille distraite.

Si on lui accorde l’attention qu’il mérite, Illusory Blues révèle de très belles pièces, comme « Piscean Tide », « Midnight » ou le très folk « Let the Light In ». Le trio créatif derrière Messenger y fait preuve de tout son talent et de sa créativité, avec en prime une production très carrée.

Je n’irais pas jusqu’à prétendre, comme certains chroniqueurs, que l’approche de Messenger est un « souffle nouveau » dans le prog contemporain: le souffle nouveau en question fleure quand même bon les années septante et ce n’est pas comme si la scène rétro-prog manquait de candidats.

J’admets cependant bien volontiers que Illusory Blues est un très honnête album de rock progressif, avec son lot de morceaux splendides qui en justifient l’achat pour tous les amateurs de sonorités anciennes-mais-pas-trop.

Je l’ai acheté « en dur », mais on le trouve également sur Bandcamp, à un tarif très raisonnable. Raison de plus pour s’y intéresser.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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