Obake: Draugr

Obake: Draugr

C’est via Angry Metal Guy que j’ai découvert le groupe italien Obake, via leur album Draugr paru l’année passée. Disons que, lorsqu’un site comme AMG parle de « non-conformisme », il faut s’attendre à de l’acrobatique.

Dans la mythologie japonaise, un obake est une créature métamorphe, alors qu’un draugr est un mort-vivant dans la culture populaire nordique. Fidèle à ces deux termes, le groupe propose un metal progressif sombre, tourmenté, qui me rappelle les parties les plus torturées de Naïve.

Draugr est un album qui compte neuf pistes, plus en bonus-remix, pour un total de plus de cinquante minutes. Les morceaux sont de taille moyenne, autour de cinq à six minutes, mais paraissent souvent plus longs via des plages instrumentales conséquentes.

Obake joue beaucoup sur les contrastes: planant, mais avec des sonorités de guitares qui confinent au bruitage, un chant qui oscille entre le growl, le hurlement et des plages plus calmes en chant clair, le tout sur un rythme plutôt lent, mais qui donne une impression d’implacable. Le tout est servi par des musiciens qui ont déjà un sacré palmarès à côté – on retrouve notamment le bassiste de Porcupine Tree – et, malgré le côté crasseux du son, une production solide.

Le défaut d’avoir un album qui mélange à ce point les diverses idées et influences, c’est qu’on a parfois du mal à tout digérer, sans même parler d’aimer. Cela dit, Draugr m’apparaît comme étant particulièrement solide, capitalisant plus sur un son et une ambiance que sur un style donné. Des pistes comme « The Augur » ou XYZ sont particulièrement solides.

Draugr n’est pas un album trivial à appréhender, mais il n’est pas non plus inaccessible aux non initiés. Il vaut mieux avoir un certain bagage prog / metal extrême pour s’y aventurer, mais on est loin de mes asymptotes dans ce style. Pour les esprits curieux, c’est un album impressionnant et remarquable.

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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