Of The I: Balance Instars

Parfois, on découvre des albums et des groupes – comme ce Balance Instars des Anglais de Of The I – dont on se dit « hmm, c’est pas mal, je me demande ce que valent leurs albums plus récents ». Et là, on découvre qu’il n’y en a pas. C’est un peu déprimant, même si ce n’est pas surprenant.

Of The I, donc. Groupe londonien à la musique inspirée par le rock et le métal progressif, mais également la musique électronique, l’ambiante et le rock alternatif. Balance Instars, datant de 2008, est leur seul vrai album (il existe également un EP antérieur, Demo-noid, qui inclut quatre des morceaux de Balance Instars). On pense immanquablement à Porcupine Tree, mais également à Naïve.

Un des points très positifs de Of The I, c’est qu’ils ont un son bien à eux, moderne, et des morceaux qui tabassent bien (« Cathexis », « Cold » ou le superbe « Ascend »), ainsi quelques bizarreries comme le très trip-hop « Instars » ou le toolien « Mercenary ». On sent le groupe qui a fait ses devoirs, mais qui n’a pas pompé sur ses petits camarades. Enfin, peut-être un peu quand même, mais pas de façon outrancière.

Ce n’est pas un album parfait. Il comporte quelques longueurs et quelques morceaux qui m’agacent un peu, genre « Modern Equipment », qui tourne en boucle sur un thème pénible; de plus, la grande variété d’influences n’est pas toujours très bien intégrée et tend à donner une impression générale d’hétérogénéité. Musicalement, les musiciens se débrouillent bien, sans réel point fort.

J’ai découvert cet album au hasard de mes pérégrinations sur Jamendo, la plateforme musicale en ligne au format Creative Commons (dans le cadre de mon mois de mars gris foncé) et, des quatre ou cinq groupes que j’ai écouté lors de ma visite, c’est celui qui m’a réellement impressionné.

En plus, c’est un groupe qui a l’intelligence de proposer Balance Instars en téléchargement libre, tout en vendant une version légèrement étendue sur iTunes, ce que je trouve assez malin. Hélas, dans son cas, ça n’a visiblement pas suffi et Of The I est sans doute allé rejoindre le purgatoire des groupes disparus.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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