Paris Maléfices, tome 3: Le Petit homme rouge des Tuileries

Paris Maléfices, tome 3: Le Petit homme rouge des Tuileries
Décidément, la série Paris Maléfices prend du galon en avançant: ce troisième tome, Le Petit homme rouge des Tuileries, est le plus réussi du lot. Oh, il a toujours un peu les mêmes défauts des précédents, mais cette fois-ci, il y a une histoire qui me parait plus intéressante.

On y retrouve Victor, de nouveau en solo, qui reprend ses mauvaises habitudes de petit escroc spécialisé dans l’ésotérique parisien, jusqu’à ce qu’un grand industriel lui propose une mission dans ses cordes: retrouver le Petit homme rouge des Tuileries. Avec le léger détail que ce dernier a été vu pour la dernière fois pendant la Commune.

Jean-Pierre Pécau continue son exploration du Paris mystérieux et mystique, avec ses lieux secrets, ses légendes, ses bibliothèques occultes et ses personnages légendaires – au premier rang desquels on retrouve Selena et sa sœur, Bièvre. Il reprend ici également un thème classique de l’histoire parisienne: la Cour des Miracles, dans une transposition plutôt réussie.

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai plutôt bien aimé cette histoire, truffée de faux-semblants et de légendes parisiennes savoureuses et parsemée d’argot. Mais, comme dans les précédents tomes, je ne suis toujours pas enthousiasmé par les personnages. Le duo “Maître ésotérique qui sait tout, mais ne dit rien” et “Disciple chien fou qui fait des bêtises” est un peu trop cliché pour être amusant.

Le dessin de Dim D., qui m’avait passablement gêné dans le premier tome, est de plus en plus maîtrisé et colle plutôt bien à l’ambiance, réaliste et ésotérique à la fois. En fait, il passe nettement mieux dans les scènes qui montrent Paris que dans celles des sous-sol, plus imaginaires.

Pour le coup, la série, qui fait référence au Rue des Maléfices de Jacques Yonnet, se transforme peu à peu en quelque chose de bien plus sympa et dans l’ambiance. Les événements de ce volume laissent entendre une éventuelle suite plutôt intéressante – encore que l’aventure pourrait tout aussi bien se terminer là.

Ceux qui s’intéressent au fantastique contemporain pourront trouver dans ce volume – et dans cette série – une foule d’idées intéressantes. Ce n’est pas forcément parfait, mais c’est plutôt plaisant.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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