Persona: Metamorphosis

Persona: Metamorphosis

Un groupe de metal tunisien avec une chanteuse serbe, ce n’est pas banal! C’est grâce à Fred Bezies que j’ai découvert Persona et son dernier album, Metamorphosis – que j’ai acheté en ligne après avoir oublié l’avoir commandé en financement participatif.

Persona, dont c’est le deuxième album, est un des rares groupes de metal venus du Maghreb (avec Myrath), mais à les écouter, on aurait du mal à le deviner: leur metal symphonique ressemble beaucoup à la myriade de formations européennes du même genre, avec chant masculin growl et chant féminin clair en contrepoint.

Metamorphosis compte douze pistes, pour un peu plus d’une heure. La plupart des compositions font entre quatre et six minutes, avec quelques pointes vers les sept-huit minutes. C’est un format somme toute classique, sans développement kilométrique.

Dans son billet quasi-live sur Metamorphosis, l’ami Fred s’est montré super-enthousiaste. Je serais un peu plus réservé. Pas que l’album soit mauvais, mais plutôt que j’ai déjà écouté beaucoup de groupes de métal symphonique à chanteuse et qu’il en faut plus pour me surprendre. Hachetague #progsnob

Pour reprendre une expression connue, Persona n’a certes pas inventé la poudre, mais ils savent la faire parler. Et si leur musique emprunte des sentiers battus, rebattus et bétonnés depuis le temps, ils ont au moins le bon goût de le faire avec énergie, enthousiasme et professionnalisme, avec une production solide en appoint.

Je regrette néanmoins le côté un peu lisse et convenu de cet album: l’amateur éclairé risque de ne pas avoir grand-chose de vraiment croustillant à se mettre sous les esgourdes, niveau originalité.

Reste des pistes bien balancées, comme « Invidia », « Credence » (qui est une des rares avec un soupçon d’influence nord-africaine), ou « In Memoriam » ou le diptyque « Seeress of Triumph » / « The Final Deliverance » qui clôt l’album.

Metamorphosis est un album très honnête, avec des parties très bien faites et une réalisation globale solide. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp et je vous conseille d’y jeter au moins une oreille. C’est pas parce que je fais mon vieukon blasé qu’il devrait être ignoré.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. J’ai bien aimé ton article. Il est vrai que le groupe ne révolutionne pas le genre, mais il a su appliquer les recettes avec brio.

    Je te conseille d’écouter leur premier album où les influences nord-africaine sont plus prononcées. Enfin, c’est toi qui voit.

    Et côté découverte musicale, dirons-nous que nous sommes à égalité actuellement 😀

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