“La Petite Guerre”, de Crixos

Je ne suis pas exactement ce que l’on pourrait appeler un fan des bouquins de guerre. Pourtant, si je vous parle de La Petite Guerre, signée Crixos, vous vous doutez bien que ce n’est pas de l’ouvrage banal, à base d’héroïsme viril, qui sent la sueur et la cordite. Bon, soyons honnête: y’en a aussi.

Mais déjà, pour poser les choses, une des premières phrases du bouquin est:

En 39, la déclaration de guerre ne l’avait pas rempli de joie, mais il était parti, comme presque tous ses camarades, animé d’une ferme résolution d’expliquer à ces #@&?! de Boches que remettre le couvert tous les vingt ans était un peu excessif.

Si La Petite Guerre suit donc un régiment d’infanterie légère français, le 113e, depuis la mobilisation jusqu’à la victoire finale – et un peu au-delà –il le fait avec un humour très présent et de multiples clins d’œil qui rendent sa lecture très plaisante.

On y verra apparaître un certain nombre de têtes connues, en particulier le dénommé Naudin, Fernand, et son complice Le Mexicain, ou un certain Boris Vassilievitch. On assistera également à quelques morceaux d’anthologie, comme l’affaire du casino de l’Aletti ou les relations très particulières entre l’intendance US et son équivalent français.

De plus, cet ouvrage de fiction, publié en impression à la demande par les Éditions FTL, est issu des rangs de l’uchronie 1940: la France continue. Ah, et aussi, c’est moi qui en ai fait la mise en page. Qu’au moins je serve à quelque chose.

Autant dire que ce 113e régiment d’infanterie, qui va former la base des commandos français dans cette uchronie où la France continue la guerre en juin 1940, comporte une assez impressionnante de fortes têtes, cas sociaux et autres PJ – pour parler rôliste. Car oui, il y a là de très belles inspirations à piocher sur la conduite de la guerre vue au ras du sol (le titre originel de ces textes était “L’infanterie en GROS plan“).

Pour la modique somme de €15, plus les frais de port, La Petite Guerre est un petit pavé (près de quatre cents pages) à la lecture agréable et dont les aspects les plus militaires s’effacent souvent pour donner un visage plus humain au second conflit mondial – uchronique ou non. Crixos – un Suisse – a réussi là un excellent roman, teinté d’uchronie.

En toute impartialité.

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Flattr, sur Liberapay, sur MyTip ou sur uTip (si vous n'avez pas de sous, uTip propose également de visionner des pubs). Je suis également présent sur Tipeee pour des soutiens sur la longue durée.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

2 commentaires sur ““La Petite Guerre”, de Crixos”

%d blogueurs aiment cette page :