Progression by Failure: Sonic Travelogue

Progression by Failure: Sonic Travelogue

Sonic Travelogue est le deuxième album du projet Progression by Failure, du français Nicolas Piveteau. Comme je l’avais mentionné lors du précédent, en 2009, il semble avoir décidé de faire sienne le dicton shadok « plus ça rate, plus ça a des chances de réussir ».

Ce nouvel album est toujours intégralement instrumental; c’est – comme son nom l’indique – un carnet de voyage en terres progressives, qui ressemble beaucoup à une succession d’hommages à un certain nombre de groupes.

J’y reconnais notamment le côté Tangerine Dream/Klaus Schulze du précédent (« Sparkles »), du jazz-rock d’inspiration folk médiéval à la Minimum Vital (« Once Upon a Time » ou « The Sidh’s Gate ») ou du space-rock extra-terrestre façon Ozric Tentacles (« A Day in the Swamp »).

Sonic Travelogue compte donc neuf morceaux, dont trois dépassent (de peu) les dix minutes) et trois autres qui flirtent avec la barre de six minutes, pour un total de plus d’une heure. Pour de l’instrumental, c’est long et, si l’album n’est pas très répétitif, il finit quand même un peu par me lasser.

Non qu’il soit mauvais: dans le genre, les compositions sont plutôt sympathiques et interprétées avec inspiration et talent, mais ça reste tout de même du déjà-entendu. On est dans un rock progressif somme toute assez convenu, entre rétro-prog et rock électronique du début des années 1980.

Il y a tout de même quelques pépites dans ce Sonic Travelogue, comme certaines des pistes précitées, mais également les deux dernières, « Autumn Moon » et son superbe piano et « The End of Sonic Vibrations ».

Et puis bon, Sonic Travelogue est loin d’être un mauvais album; je l’ai trouvé sympa. C’est juste qu’au final, j’ai l’impression qu’il évolue dans un format dont il est facile de faire le tour très vite: plus d’une heure à ce régime, c’est sans doute trop. Cela dit, je vous conseille d’y jeter un oreille: il y a de très belles choses.

En bonus: un petit extrait (trois minutes et demie, soit un tiers) de « Sparkles »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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