Psion EP

Psion
Et, soudainement, un groupe anglais venu de nulle part balance un album qui tabasse! Le groupe en question s’appelle Psion (ou PSION, parce qu’ils font très fort) et leur l’album s’appelle… ben, euh, Psion aussi. Et bon, c’est un EP, mais il est plus dense que pas mal d’albums.

Psion, c’est un quatuor fondé par Tom MacLean, bassiste dont le pedigree inclut Haken et To-Mera, et qui fait un metal progressif énervé et à grand spectacle qui rappelle furieusement – c’est le mot – Devin Townsend.

Si cet EP, découvert grâce à une chronique de Néoprog, ne fait que quatre pistes, il dure tout de même une bonne demi-heure, avec trois morceaux de près de neuf minutes.

Après un “enTrance[D]” instrumental plutôt calme – c’est aussi le morceau le plus court de l’album – Psion part sur un “Void” épique, suivi par le torturé “Recoil”, qui présente le plus d’influences prog à la Haken. “Tyranny” conclut l’ensemble par une nouvelle débauche de technicité et de folie.

S’il s’agit d’un premier album, on pourrait m’opposer que les membres des Psion sont loin d’être des perdreaux de l’année et qu’il est donc un peu normal d’avoir un truc qui dépote un minimum. Sauf que là, on est loin du minimum syndical: cet EP a de l’intensité à revendre.

Vous pouvez écouter Psion sur Bandcamp, où l’album est disponible à un tarif très raisonnable – £5 pour le CD, £3 en numérique. Si le metal progressif très progressif (mais très metal aussi) vous branche, je vous conseille instamment d’y jeter une oreille.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. FreDeric dit :

    Intense, oui. Belle découverte. Merci m’sieur.

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