The Psychedelic Ensemble: The Tale of the Golden King

Je ne vous referai pas mon cours habituel sur le rétro-progressif: sachez que cet album, The Tale of the Golden King, du multi-instrumentiste américain qui opère sous le nom de The Psychedelic Ensemble (à lui tout seul; il s’fend la gueule), en est et que, malgré tout, il est très bien.

The Tale of the Golden King est une œuvre massive, de plus de septante minutes, divisée en dix pistes, elles-mêmes souvent divisées en deux, voire trois parties. Simple a été traîné hors du studio et abattu dans la ruelle de derrière. Et, bien entendu, c’est un concept-album (pour le cas où vous ne l’auriez pas deviné rien qu’au titre).

En fait, le génie de cet album est de mélanger deux sons qui sont rarement associés: le prog symphonique de Yes, avec voix à la Jon Anderson et jeux de guitare/basse à la Steve Howe/Chris Squire, et celui de ELP, plus particulièrement les claviers façon Keith Emerson, qui donne l’impression d’avoir au moins douze mains au lieu des quatre habituelles (non, ce n’est pas une typo; quiconque a déjà vu Clive Nolan en concert sait de quoi je parle).

Si on aime ce style – dont la seule originalité est, il faut bien le dire, ce mélange audacieux – l’album réserve d’excellents moments, dus en grande partie à l’impressionnante virtuosité du mystérieux musicien et à son talent de composition. S’il comporte quelques passages plus mous, des morceaux comme « The Golden King », « The Battle » ou le final « Finale – Arise! – Great Kingdom » sont tout simplement somptueux. Si on n’aime pas… ben on n’aimera pas.

Disponible à l’écoute et au téléchargement (pour un très raisonnable $10) sur Bandcamp, The Tale of the Golden King est un album à réserver aux grands malades dans mon genre. Sans vouloir trop révéler de ma vie sexuelle, certains solos de claviers ont des effets délétère sur mon hémisphère sud. Pour l’exemple, je vous mets la vidéo de « The Battle »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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9 réponses

  1. Teocali dit :

    Placer une reference a Renaud dans un article sur du rock-prog… pas mal.

  2. Benoit dit :

    Je suis tombé par hasard sur ce blog, et quand j’étais plus jeune, après un séjour en Angleterre, l’année où ELP a connu le succès avec le remix de Fanfare for the Common man, je suis devenu un fan du groupe. Il n’y a aucun doute que je reconnais l’influence de ELP dans « The Battle », surtout des autres albums de ELP comme Tarkus. Merci de m’avoir fait revivre de bons souvenirs !
    Benoit Articles récents…Vous recherchez un VTT électrique ?My Profile

    • Alias dit :

      Cool, c’est toujours un plaisir! Je suis de la génération juste après (je devais avoir cinq ans quand « Fanfare for the Common Man » est sorti) et j’ai découvert ELP plutôt sur le tard, mais les descentes de claviers sur « Karn Evil 9 » ou « Pirates », c’est toujours du grand bonheur.

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