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Scardust: Strangers

Scardust: Strangers

Si je vous dis que Scardust est un groupe de metal progressif aux accents folk et seventies, vous allez probablement avoir des attentes particulières. Peut-être quelque chose entre Wilderun et Opeth. Cet album, Strangers, va s’employer à méticuleusement les pulvériser.

Découvert via une chronique d’Angry Metal Guy (quelle surprise!), Scardust est un groupe originaire d’Israël qui invoque, en moins de cinq minutes, Kansas, Cellar Darling, les comédies musicales des années septante, Dream Theater, le gospel et le metal symphonique à voix féminine. Et j’en oublie.

Strangers compte onze pistes et dure plus de cinquante minutes. La plupart des compositions ont une taille raisonnable – au moins quelque chose de raisonnable dans cet album! – entre trois et cinq minutes. Seules trois pistes dépassent les six minutes, et encore: pas de beaucoup.

À ce stade, vous avez toutes les raisons de vous méfier de Scardust. Je veux dire: sur le papier, c’est un peu l’équivalent musical de la recette de la choucroute-gloubiboulga sauce grande veneur. Et, honnêtement, ce n’est pas un album pour toutes les oreilles.

Strangers repose sur un fond de comédie musicale, avec piano, violons et chœurs. Par-dessus, on pose la voix très théâtrale de Noa Gruman, avec un côté cabaret (quand elle ne growle pas). Et on nappe le tout avec une bonne couche de metal bien déjanté.

Il faut écouter notamment « Concrete Cages » avec son duo avec la chanteuse et musicienne allemande Patty Gurdy, « Huts » et son chœur d’enfants, ou « Gone ».

Là où c’est très fort, c’est que Scardust a ce qu’il faut pour qu’un tel bazar tienne en l’air. Il y a un côté « vélo », dans le sens où on a l’impression que le groupe sait que s’il s’arrête, il tombe. Alors il y va à fond, tout le temps. Ou presque.

Je suis doublement impressionné. D’abord par le degré de créativité et d’audace du groupe, et ensuite par le fait que, dans l’ensemble, Strangers est un album qui est très fun. Surtout quand, comme moi, on est un peu prog-snob blasé.

Si vous avez envie d’écouter un metal progressif qui sorte réellement des sentiers battus (pas toujours de façon très euclidienne), je vous conseille instamment d’écouter Strangers, par exemple sur Bandcamp.

Bonus, la vidéo de « Tantibus II »

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