Skyfall

Skyfall, c’est le nouvel opus de l’agent double-zéro-sept, autrement dit Bond, James Bond. On a d’ailleurs bien failli ne pas le voir, vu que la queue pour la séance en VO allait jusque hors du cinéma; j’ai cru un moment que tout le multiplex était évacué…

Skyfall conclut la trilogie lancée avec l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle-titre – Casino Royale et Quantum of Solace étant les deux autres – et qui est censée former une sorte de reboot de la franchise. Je ne suis pas 100% convaincu par la démarche, ni par Craig dans rôle de Bond (trop monolithique), mais admettons.

J’étais ressorti des deux films précédents avec une impression plus que mitigée et j’appréhendais un peu ce troisième volet. Et là, surprise: dans la première moitié, c’est du bon gros Bond des familles. Une poursuite spectaculaire en pré-générique, des destinations exotiques (dont l’île japonaise de Hashima/Gunkanjima), des gadgets, des beautés fatales et un vrai méchant bien méchant (Javier Bardem, spectaculaire), mais qui apparaît un peu tard.

Dès le retour à Londres et jusqu’à la bataille finale en Écosse, par contre, changement de registre: on n’est plus dans un registre bondien, mais dans celui d’un thriller plus classique, avec mensonges, manipulations, vengeance et gros flingues. L’accent se porte plus sur les personnages – Bond, M et le méchant, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, mais qui est rarement présent dans les autres films.

Quoiqu’il en soit, avec la dernière scène, on voit le Bond des origines qui renaît de ses cendres: la boucle est bouclée, même si les cendres en question me laissent un goût bizarre dans la bouche.

Pour le reste, c’est de la grosse mécanique qui roule bien. Les combats et les poursuites sont remarquablement lisibles, ce qui est toujours bon, surtout quand on est assis au tout premier rang. Il y a deux ou trois incohérences majeures (du genre, l’informaticien de génie qui se dit que ce serait une bonne idée de connecter sur un réseau sécurisé le portable d’un pirate reconnu), mais elles coulent assez facilement avec le rythme du film.

L’un dans l’autre, Skyfall est un bon film d’action, dans le genre techno-thriller, mais peut-être pas un James Bond exceptionnel. Si je comprends l’intérêt de ces trois épisodes dans le cadre d’un redémarrage de la série, pour la remettre au goût du jour, je ne suis pas sûr qu’ils fonctionnent si bien que cela. La présence d’acteurs dans la continuité des autres films (M, notamment), donne une impression de paradoxe temporel.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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