Stan vs Evil

Stan against Evil

Une série télé d’horreur comique qui se déroule dans un bled de bouseux américains, avec une malédiction, des monstres, une ambiance septante-huitante et un héros éponyme con comme une bille. Ça vous rappelle quelque chose? Eh bien Stan against Evil, c’est en effet un peu comme Ash vs Evil Dead, sauf que pas tout à fait.

On a donc une ville du New Hampshire où, il y a quelques siècles, un marshall a brûlé pas loin de 176 sorcières. Depuis, tous les shérifs y meurent de mort violente, souvent très rapidement. Tous, sauf Stan Miller, un des rares à atteindre l’âge de la retraite (forcée) à la mort de son épouse.

Du coup, arrive Evie Barrett, la nouvelle shérif. Oui, la. Elle est jeune, blonde, citadine et divorcée. Et tous les habitants du bled prennent les paris pour voir combien de temps elle va tenir. La réponse des « trois saisons » (la série n’a pas été renouvelée au-delà).

J’avoue, à ce stade, je n’ai vu que les deux premières, mais comme ça, c’est déjà bien bien barré. On apprend assez vite que si Stan a duré aussi longtemps, c’est parce que sa femme était une chasseuse de démons et que le marshall tueur de sorcière était lui-même un sorcier pas fréquentable.

Je vous raconte tout ça parce qu’en fait, ce n’est pas très important. Le principal intérêt de Stan against Evil, série plutôt courte – trois saisons, huit épisodes par saison et vingt-deux minutes par épisode – réside dans la satire du genre, l’humour scabreux et des personnages bien débiles.

Stan est un vieux con aigri, qui passe son temps à regarder des documentaires sur les Nazis, sa fille est d’une bêtise affligeante, l’adjoint du shérif est au minimum louche, voire carrément malsain (mais à peu près inoffensif) et Evie elle-même n’est pas toujours très brillante.

Si vous avez vu Ash vs Evil Dead, les différences sont bien plus nombreuses que les points communs. À commencer par le fait que Stan et sa « fine » équipe sont réellement des bras cassés. La seule personne qui semblait savoir ce qu’elle faisait dans l’histoire meurt avant le premier épisode. C’est ballot.

Réalisée avec les codes visuels des séries des années huitante, Stan against Evil joue beaucoup sur les codes des films d’horreur de l’époque, surtout en les retournant allègrement. Comme mentionné, ce n’est pas toujours très fin, mais c’est souvent désopilant et ça ressemble plus, rôlistiquement parlant à un scénario de Fiasco plutôt qu’à Sombre.

Bref, si vous aimez le genre « comédie d’horreur » en format court, c’est vraiment très fun.

Bonus: le trailer qui fait peur (avec une des meilleures scènes de la série, d’ailleurs)

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