Suckerpunch

Hier soir, nous sommes allé voir Suckerpunch, le dernier film de Zack Snyder, qui nous avait déjà pondu 300 et Watchmen. Et, comme la journée était splendide, on en a profité pour aller chez Steph faire le premier barbecue de la saison. Enfin, premier pour moi (et peut-être aussi pour Steph): Sylvie et Isa avaient déjà profité du précédent week-end, pendant que j’étais à Orc’idée, pour sacrifier à la tradition.

Histoire de commencer sobre et classique, j’ai pris un petit paquet de merguez, tandis qu’Isa prenait des côtelettes d’agneau. Steph avait du poulet mariné dans quelque chose qui avait l’air bon, mais pas directement identifiable (et je n’ai bêtement pas pensé à demander), tandis que Sylvie faisait exploser Isa avec ses brochettes d’agneau et d’abricots marinés avec une pointe de curry; Isa et les épices, c’est toujours pas ça. Le tout accompagné de salade et de champignons truffés à la mozzarella et arrosé de Guinness et d’Œil-de-Perdrix.

Bref, miam; une bonne soirée en vérité.

Quoi? Ah oui, le film. Bon, vous avez vu la bande-annonce – et non, ce n’est pas une question: depuis qu’elle passe en boucle sur tous les sites pour geeks, vous avez vu la bande annonce – le reste du film est pareil: des filles en tenues sexy avec des gros flingues et des épées qui combattent des créatures fantastiques dans un style qui tient à la fois de l’anime live-action et du jeu vidéo. Le traitement de l’image est sympa, la musique façon gros rock qui tache est bien aussi, les bastons sont très Feng Shui, le reste est anecdotique.

Suckerpunch n’est rien d’autre qu’une fantaisie de geek – Zack Snyder est un geek qui s’assume, pas de doute là-dessus – qui puise son imagerie dans les jeux vidéo de combat (le fait que les adversaires des protagonistes soient systématiquement non-humains est un signe), les uchronies, les parties de jeu de rôle (quel rôliste n’a jamais rêvé d’attaquer un château fort avec des fusils d’assaut et de fritter un dragon avec un avion?). En attendre plus est s’exposer à une cruelle déception à la sortie de la salle.

Quelque part, c’est même un hymne à la geekitude: l’imagination est une arme qui peut nous libérer. Même si, à mon avis, chercher un message autre que « popcorn, jolies filles, gros flingues, fuck yeah! » dans ce film relève probablement de l’onanisme mental.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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5 réponses

  1. Cuchulain dit :

    Pas de « toute » : tu nous fais l’accent allemand digne de Papa Schultz ou c’est une faute de frappe ? ;))

    Cuchu : « mesquin sans frontières »

  2. Un film intriguant. Je ne suis pas très étonné que tu en dises qu’il n’est pas très fin ; d’après les précédents du même auteur, il nous as plus habitués à des spartiates en slip de castagnant pendant 2h qu’a des réflexions profondes et tourmentées sur le monde, l’être, le néant, la raison et le temps.

    Si on fait le compte des films de geeks assumés de ces derniers temps (Scott Pilgrim, Watchmen, Green Hornett, et autres) il faut bien reconnaître qu’on est à la mode.
    Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien.

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