Kaatarakt / Aktarum / Abinchova / Moonsorrow à Orbe

Moonsorrow à Orbe

C’est l’histoire d’une soirée originellement prévue à Saint-Maurice: Moonsorrow en concert, avec Kaatarakt et Abinchova. Déplacée à la Cantine du Puisoir d’Orbe, le concert accueillera finalement quatre groupes, avec les Belges d’Aktarum.

We Stood Like Kings: USA 1982

We Stood Like Kings: USA 1982

Le post-rock et moi, vous le savez, c’est un mélange d’intérêt pour un genre instrumental qui est capable de tisser des ambiances impressionnantes et qui, cependant, peine à se renouveler. Si j’ai choisi de m’intéresser à l’album USA 1982 de We Stood Like Kings, c’est parce que la chronique de Totoromoon a su m’attirer en mentionnant le film Koyaanisqatsi, dont cet album est censé être la bande originale alternative.

The Night Flight Orchestra / Black Mirrors / Macakatac à Meyrin

The Night Flight Orchestra à L'Undertown

Dans mon agenda concert (de ministre), il y a des dates prévues longtemps à l’avance, et il y a ce que j’appellerais des “concerts d’opportunité”. La venue de The Night Flight Orchestra à l’Undertown de Meyrin en est un exemple: je me suis décidé à y aller en à peine dix jours. À la sortie …

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Les restes du samedi: Diablo Swing Orchestra / Offworld / Siljan

Diablo Swing Orchestra / Offworld / Siljan

Retour à un format plus classique pour ce deuxième Restes du samedi de la nouvelle année, avec trois groupes. L’un est plutôt connu – Diablo Swing Orchestra – le deuxième issu d’un groupe un peu connu – Offworld – et le troisième – Siljan – des p’tits jeunes qui débutent.

Trolls et Légendes 2017

Trolls et Légendes 2017

C’est devenue la tradition pascale bi-annuelle: le déplacement – limite pélerinage – à Trolls et Légendes, la grosse convention geeko-médiévalo-féerico-pagan sis à Mons, en Belgique. Et, pour une fois, j’y étais avec la ferme intention de Faire des Trucs. J’aime bien ce genre d’événements, mais si c’est juste pour errer dans les travées et chasser les dédicaces, je m’emmerde vite.

Anthinoises 2014

Et allez, me voici reparti pour la Belgique et ses fêtes médiévalo-celto-folk, en l’occurrence l’édition 2014 des Anthinoises! Au menu: de la bière, du jeu, de la musique, des costumes, des copains, le tout dans le petit village d’Anthisnes, dans la région de Liège, et son avouerie du XVIIe siècle.

Trolls & Légendes 2013

Eh oui, on est déjà (ou enfin) à Pâques d’une année impaire, c’est donc l’heure – ou plutôt le week-end – de Trolls & Légendes, le légendaire et trollesque festival de l’imaginaire sis à Mons, en Belgique. Et, du coup, je reprends mon bâton de pèlerin dans une main et ma grosse valise à roulette dans l’autre pour aller prêcher la bonne parole, l’amour de la bière, les bienfaits du jeu de rôle et les joies de l’hystérie collective sur fond de décibels folkisants.

Je répète brièvement pour ceux qui auraient raté mes comptes-rendus des éditions 2009 et 2011, Trolls & Légendes, c’est trois soirs de concerts folko-médiévo-whatever, mais très bien quand même, et deux jours de festival avec une partie jeux, une partie bouquins / BD / illustrations et un grand marché à fanfreluches médiévaloïdes pour goths, GNistes et bi-classés.

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Festival en Jeux 2012

Soyons honnête: lors de cette édition du Festival en Jeux (et de la Fantastique.Convention), sis à Louvain-la-Neuve, je n’aurai de nouveau pas beaucoup joué. Mais beaucoup discuté jeu en général et jeu de rôle en particulier avec les rares qui avaient fait le déplacement. Et un peu vendu, aussi; tout n’est pas perdu.

Une chose qui ne change pas, c’est que la route de cette convention est pour moi maudite. Certes, cette fois-ci, je ne me suis pas trompé de Louvain; bon début. Par contre, le train avait tellement de retard au départ de Bruxelles qu’il s’est arrêté avant son terminus. D’où changement de train, arrivée fatigué et crise d’asthme en montant la petite colline menant à l’hôtel. Joie.

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Les Anthinoises 2012

La Belgique, c’est bien. Il y a des gens sympas, des bonnes bières et des évènements rôlistico-geeks très cools. Témoin, Les Anthinoises, festival des musiques et cultures celtiques, qui comprend également une portion jeu de rôle. En gros, c’est un peu le alt-Trolls & Légendes (il a d’ailleurs lieu tous les deux ans, en alternance), avec un côté plus « fête villageoise » que « gros salon ».

La Belgique, c’est bien, mais c’est loin : TGV jusqu’à Paris, changement de gare, TGV jusqu’à Bruxelles, puis train en direction de Luxembourg. Les trains belges sont fourbes : ils ont des marchepieds traîtres, qui sont loin des quais. Entre le quai et ledit marchepied, il y a un trou : conseil de tonton Alias : ne pas mettre le pied dans le trou. Oui, c’est du vécu. Ouïlle.

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Quantum Fantay: Bridges of Kukuriku

À l’écoute de Bridges of Kukuriku, dernier album en date de Quantum Fantay, nombreux sont sans doute ceux qui ont hurlé au plagiat, tant il ressemble à du Ozric Tentacles: même space-rock déjanté, mêmes virgules électroniques qui partent dans tous les sens comme autant de feux d’artifice, même flûte, le tout, sur le même fond de rock limite métal. Personnellement, je le vois plutôt comme un passage de relais.

Alors que le groupe anglais aligne bientôt trente ans d’existence et, sans vouloir médire, commence un chouïa à tourner en rond (je n’ai pas été très convaincu par leur dernier album, The Yumyum Tree), les p’tits Belges qui montent se lancent dans l’aventure avec enthousiasme et, au fil des ans, de plus en plus de maturité. J’avais quelques réserves sur les précédents albums de Quantum Fantay, elles sont complètement dissipées à l’écoute de Bridges of Kukuriku.

En six morceaux qui, à une exception près, font entre huit et neuf minutes, Quantum Fantay pose les contours de son univers musical: une version modernisée et très rock de ce qui aurait pu être la bande-son d’un film de science-fiction expérimental des années 1970, mélangeant le rock psychédélique de Hawkwind, le rock progressif de Yes ou de Genesis, le rock électronique de Tangerine Dream et des éléments plus hard-rock; “Portable Forest” est peut-être l’exemple le plus marquant de ce style.

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Saille: Irreversible Decay

Si même les Belges se mettent au black-métal mélodique, où va-t-on? En fait, on va vers de bonnes nouvelles, car Irreversible Decay, premier album de Saille, sans révolutionner le genre, est plutôt bien fait. Le sextet sait jouer sur les contrastes, entre les beuglantes et les guitares hystériques du black métal et les parties beaucoup plus mélodiques, avec guitares acoustiques et violons; personnellement, mon cœur de prog-head penche plus vers les secondes que les premières.

Au reste, il ne faut pas très longtemps pour comprendre le style: l’intro “Nomen” suivie de “Passages of the Nemesis” suffit pour poser l’ambiance: la subtilité mélodique est là pour renforcer le bourrinisme métaleux, et vice versa. Les parties métal bénéficiant d’ailleurs d’un accompagnement au clavier très aérien qui apporte une touche de légèreté à l’ensemble.

Si l’ensemble de l’album n’apporte pas grand-chose de nouveau au genre – ou, à tout le moins, ce que j’en connais – certains morceaux (comme “Plaigh Allais”) ont une construction passablement alambiquée, à la limite du progressif, alternant en moins de cinq minutes des ambiances diverses dans un tout surprenamment cohérent. On notera aussi “The Orion Prophecy” avec ses chœurs sépulcraux ou l’ambiance médiévalo-malsaine de “Maere”.

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Le coup du parapluie: Philosophie, bien-être & crimes passionnels

Reconnaissons qu’il faut au moins être un groupe belge, qui plus est étiqueté à la frontière du post-rock et du prog barré de la tête (et d’au moins dix-sept autres genres musicaux encore plus obscurs) pour oser s’appeler Le coup du parapluie et pour proposer un album intitulé Philosophie, bien-être & crimes passionnels. Histoire de balancer un grand coup, je me permets de pointer un doigt accusateur vers le dernier numéro de Prog-résiste: si j’ai téléchargé ce bidule, c’est tout de leur faute, d’abord!

Cela dit, la filiation avec le rock progressif est des plus ténues et il faut plutôt voir dans le trio guitare-basse-batterie qui compose Le coup du parapluie un groupe de rock alternatif tendance post-rock ou math-rock. De façon générale, c’est une musique qui puise dans plusieurs sous-groupes du rock contemporain, avec des compositions torturées et énergiques et un chant en anglais, malgré des titres parfois en français (et, plus généralement, truffés de jeux de mots foireux et de références à des “séries noires” des années 1960-1970).

Je ne suis pas certain d’être supermégafan de tout l’album; à la longue, il est même un peu répétitif. Mais les ambiances glauques de certains morceaux – aux antipodes du côté délirant des titres et du nom du groupe – comme “La traversée du Desert Eagle”, “The Assassination of Your Beliefs” ou l’instrumental “Le loup dans la bergerie” valent le déplacement.

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