De Cape et de Crocs, tome 12: Si ce n’est toi…

De Cape et de Crocs, tome 12: Si ce n'est toi…

Deuxième tome du diptyque sur Eusèbe, le si mignon lapin de De Cape et de Crocs, Si ce n’est toi… est une preuve supplémentaire que cette bande dessinée est une des meilleures du monde. Ouais, carrément! Ceci posé, j’avoue que si je n’avais pas vu l’article de Laurent Kloetzer, j’aurais encore oublié de chroniquer cet …

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Galavant, saison 2

Galavant Saison 2

J’avoue: je n’ai pas d’idée cette année pour un poisson d’avril, alors je me dis qu’autant faire la chronique d’une série bien tarte à la crème, à savoir Galavant, dont la deuxième saison vient d’être diffusée aux USA. J’avais beaucoup aimé la première et je me réjouissais à l’avance de ce renouvellement.

Galavant

Galavant

Galavant le brave, le fier, le redresseur de torts, est le héros de cette série télé. Il vit heureux au Moyen-Âge avec sa belle et douce Madalena, jusqu’au moment où cette dernière est enlevée par l’odieux roi Richard, qui entend bien l’épouser. Sauf qu’au moment où le héros, après avoir pourfendu un parterre de sbires, vient sauver sa belle et celle-ci lui annonce que, tous comptes faits, elle préfère la gloire et la fortune, merci et à jamais!

De Cape et de Crocs, tome 11: Vingt mois avant

De Cape et de Crocs, tome 11: Vingt mois avant

Or donc, la fabuleuse série De Cape et de Crocs s’était conclue il y a quelques années sur un dixième tome qui, s’il résolvait la trame en cours, laissait néanmoins plusieurs questions sans réponse. Ce onzième tome, intitulé Vingt mois avant, entend bien en proposer quelques-unes, à commencer par celles tournant autour d’Eusèbe, le compagnon lagomorphe de nos deux héros.

“Le Mousquetaire de Mars”, de Éric Nieudan

"Le Mousquetaire de Mars" d'Éric Nieudan

Grégoire Henry Tercastel, comte de Montbazillac, est un ancien mousquetaire – gascon, comme il se doit – retiré sur ses terres au crépuscule de sa vie, qui se retrouve subitement transporté sur Mars, rajeuni, jeté au beau milieu d’une embuscade entre des hommes-bêtes et le convoi d’un lettré et de sa chambrière. C’est le point de départ du Mousquetaire de Mars, signé Éric Nieudan. Oui, ça veut dire « copinage », aussi. Un peu.

“Les Lames du Cardinal”, de Pierre Pevel

Il m’a fallu un peu de temps avant d’appréhender la trilogie de romans de Pierre Pevel connue sous le nom de Les Lames du Cardinal. Ce n’est pas vraiment ma faute (OK, si : un peu), mais je me méfie des pastiches et des pavés.

Or, si on peut discuter du fait que ce soit un pastiche, c’est assez clairement un pavé et je n’ai craqué que lorsque l’éditeur a fait une promo en proposant une édition électronique de ces livres pour un vil prix.

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Câline et Calebasse, l’intégrale

Avec la réédition de Câline et Calebasse, bande dessinée signée Mazel et Cauvin parue dans Spirou entre 1969 et 1992 (mais surtout dans les années 1970), je suis en train de me taper une madeleine de Proust enrichie à la nostalgie pure. J’ai un peu honte, mais comme le dit la pub (et, du coup, j’ai doublement honte), c’est bon la honte!

Dans le plus pur style “cape et épée”, d’une part, et bande dessinée pour la jeunesse de l’époque, d’autre part. C’est donc plutôt léger dans bien des domaines: intrigues, vraisemblance historique, gags, etc. Léger, certes, mais pas désagréable non plus.

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De Cape et de Crocs, tome 10: De la Lune à la Terre

Dixième et dernier volume pour De Cape et de Crocs, une des séries majeures de la bande dessinée francophone de ces vingt dernières années: De la Lune à la Terre conclut de fort brillante manière la saga créée par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou. Je vous avais déjà pondu un article sur le précédent volume en parlant de clôture, mais cette fois-ci semble être la bonne – encore que.

Je suppose que les mauvaises langues pourraient lui reprocher d’être “l’album de trop”, une conclusion trop commerciale à une série qui n’en avait pas vraiment besoin, juste histoire de poutzer les bouts de scénarios oubliés dans un coin. Je ne suis pas de cet avis, malgré mon erreur précédente. 

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Les aventures de Philibert, capitaine Puceau

À défaut de faire des bons films, la France semble partie pour nous livrer  chaque année son WTF massif, avec pour 2011 Les Aventures de Philibert, capitaine Puceau. Au départ (il y a quelques jours, donc), j’étais parti pour me faire une séance de rattrapage DVD avec la bande habituelle sur une parodie de film de cape et d’épée, avec Alexandre Astier dans le rôle du méchant. Y’en a.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est une parodie des films de cape et d’épée des années 1960, avec Jean Marais, des collants très moule-choses (qui a dit « normal, Jean Marais » ?), des couleurs ultra-pétantes, des péripéties improbables et des poursuites à cheval en accéléré. Et Alexandre Astier dans le rôle du méchant.

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The Three Musketeers

Quelqu’un sur un forum a comparé The Three Musketeers, le film dont je vous avais déjà parlé dans mon article sur le Davincipunk, comme étant un nanard qui s’assume. Après l’avoir vu hier soir, avec le gang habituel, en anglais et (hélas) en 3D, je dois dire que ce n’est pas totalement faux. Pas totalement exact non plus, cela dit.

Énième adaptation hollywoodienne des aventures d’EAthos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, ce film propose des aventures qui s’inspirent plus du pulp que de l’imagerie de cape et d’épée traditionnelle, en ajoutant suffisamment d’éléments absurdes et anachroniques (gadgets à mécanisme d’horlogerie, pièges mortels, dirigeables) pour faire tourner en bourrique les fans d’Alexandre Dumas. 

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Principes davincipunkesques

Mon précédent et séminal article sur le davincipunk a été sans doute un peu léger. Je blâme l’enthousiasme: la bande-annonce de Three Musketeers venait de sortir et je réagissais à chaud. L’enthousiasme étant quelque peu retombé depuis, il est temps de s’interroger sur les éléments du davincvipunk et de voir où piocher des inspirations. Ou, pour être plus précis, de mes inspirations – parce que oui, je pourrais également parler de Assassin’s Creed ou même des Merveilleuses Cités d’Or, mais comme c’est quelque chose que je ne connais pas, je laisse s’y essayer ceux qui connaissent mieux.

Une chose que beaucoup d’amateurs de whateverpunk oublient régulièrement, c’est qu’à l’origine, le cyberpunk jouait beaucoup sur l’opposition entre avancée technologique et recul social (high-tech, low-life); le steampunk, par exemple, joue beaucoup plus sur le côté clinquant de la haute société victorienne. Cela risque d’être aussi le cas du davincipunk, dont l’inspiration première va être les histoires de cape et d’épées classiques, avec ses jeunes nobles désargentés, certes, mais en quête de gloire et d’ascension sociale, plutôt que des gueux des campagnes ou les tire-laines de la Cour des Miracles.

Sans être forcément le point le plus important dans l’absolu, celui qui va le plus facilement attirer l’attention des joueurs (ou des lecteurs) est probablement celui de la technologie. La source évidente des technologies anachroniques est bien évidemment Leonardo da Vinci; le rôliste peut se référer au semi-médiocre, mais amusant supplément The Lost Notebook of Leonardo da Vinci pour Castle Falkenstein ou piocher dans des inventions plus connues comme le char d’assaut, l’hélicoptère ou le planeur.

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Davincipunk!

J’avoue que ce titre a un peu pour seul but de faire écho au Formicapunk de Boulet (ainsi qu’au superméchant “Steampunk” du webcomic PvP), mais il m’est surtout inspiré par la nouvelle bande-annonce du film The Three Musketeers, annoncé pour très bientôt au cinéma (au grand dam des fans d’Alexandre Dumas).

Je vous mets ladite bande-annonce, histoire que vous fassiez une idée.

Je n’ai bien évidemment pas vu le film, mais j’avais déjà vu une première bande-annonce qui montrait beaucoup de gadgets et qui laissait penser que l’ensemble allait rester presque sérieux avec juste un ou deux touches de fantastique. Là, c’est clair: on va être dans une vision complètement fantasmée du XVIIe siècle, avec dirigeables de guerre, commandos et lance-flammes. Un gros nawak, certes, mais qui a l’air beaucoup plus assumé.

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De Cape et de Crocs

La sortie du neuvième volume de la série d’Ayroles et Masbou, De Cape et de Crocs, intitulé “Revers de fortune”, est l’occasion pour moi de revenir sur ce qui est sans aucun doute une des meilleures bandes dessinées franco-belges de ces dix dernières années.

Comme son nom l’indique, il s’agit des aventures de deux gentilshommes sillonnant le monde – et au-delà – aux alentours du XVIIe siècle. Enfin, quand je dis “gentilshommes”, Armand Raynald de Maupertuis est un renard et Don Lope de Villalobo y Sangrin un loup.

Ils y croisent des pirates, des bohémiens, un savant fou, des Sélénites, des mimes et Cyrano de Bergerac lui-même (sous des faux airs de de Gaulle). Ils volent, rament, volent encore (mais pas dans le même sens), se retrouvent impliqués dans un coup d’État impliquant un jumeau félon et un spadassin cruel, se battent en duel au moins une fois par épisode, rimaillent et se déguisent. C’est de la grande aventure!

Si je devais débusquer un point faible à cette série, je dirais que c’est le dessin: mais ce ne serait que pour en dire qu’il est moyennement génial, alors que le reste est génialement génial. C’est une série qui fourmille: un imaginaire visuel et contextuel d’une richesse inouïe, des idées à la pelle, des trouvailles scénaristiques grandioses, des petits détails dans tous les coins et des références à foison. Il faudrait plusieurs vies pour toutes les débusquer.

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