“Superman, Batman & Co… mics” à la Maison d’Ailleurs

Ce dimanche, en guise d’anniversaire de mariage un peu en avance, nous avons décidé d’aller voir ailleurs si nous y étions. Par “Ailleurs”, j’entends “Maison d’Ailleurs“, le musée de la science-fiction sis à Yverdon-les-Bains. L’occasion était une exposition intitulé “Superman, Batman & Co… mics” sur – vous l’aurez deviné – les superhéros. Oui, nous sommes de grands romantiques.

Empowered, tome 8

Avec ce huitième tome de sa série de superhéro(ïne)s décalée et érotique *Empowered*, Adam Warren continue à développer son univers particulier, reprenant les codes des superhéros à sa sauce, faite de post-modernisme, de réflexions transhumanistes et de jeux à base d’uniformes idiots et de cordes à nœuds (oui, ce modèle aussi).

R.I.P.D

Nick est un flic à Boston. Après une mission particulièrement foirée, il se retrouve avec un nouveau partenaire, Roy, un vieux cowboy qui n’arrête pas de râler sur le fait que les coyotes ont bouffé sa carcasse. Car oui, Roy est mort. Ce qui n’est pas très grave, vu que Nick aussi (pendant ladite mission foirée) et qu’ils ont du coup rejoint le R.I.P.D, la police des morts.

Je connaissais déjà R.I.P.D, non pas avant que ça devienne cool, mais avant que ce ne soit un film: j’avais acheté la bande dessinée à l’époque où elle était sortie (il y a tout juste dix ans) et, pour tout dire, si je l’avais trouvée plutôt sympa, je l’avais oubliée jusqu’au moment où les premiers trailers pour ce film sont apparus.

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Deadpool vol. 1: Dead Presidents

Quelque part, pour quelqu’un comme moi qui ai une relation avec les histoires de superhéros que l’on pourrait qualifier de “conflictuelle” en se vautrant avec délices dans l’euphémisme, ce premier volume relié des récentes aventures de Deadpool, titré Dead Presidents, est exactement ce qu’il faut.

“The Lexicon of Comicana”, de Mort Walker

Il n’y a pas si longtemps, j’avais mentionné The Lexicon of Comicana, un ouvrage signé par le dessinateur américain Mort Walker, mettant en place toute une terminologie des différents “effets spéciaux” utilisés en bandes dessinées. Intrigué par l’article originel, j’ai commandé le bouquin en question.

Première constatation: ça ressemble à un vieux bouquin. The Lexicon of Comicana est paru en 1980 et la version que j’ai récupérée (datant de 2000) ressemble à une réimpression “en l’état” de l’ouvrage originel et le graphisme d’époque a pris un méchant coup de vieux. Presque autant que le style des dessins…

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D’autres mots pour le dire (et le montrer)

Il y a très longtemps (trèèèèèèèèès longtemps), j’avais écrit un bref billet sur la notion de grawlix, la manière d’écrire des gros mots avec des caractères aléatoires. Récemment, je suis tombé sur Quimps, Plewds, And Grawlixes: The Secret Language Of Comic Strips, un article sur le même thème de John Brownlee sur le site Fast Company.

L’auteur y mentionne un ouvrage signé Mort Walker, un des plus grands auteurs de comic strips (Beetle Bailey, entre autres): The Lexicon of Comicana. Mort Walker y décrit et, surtout, y nomme certains des effets visuels utilisés en bande dessinée.

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The Twelve

Allons bon, encore une série de super-héros; pour quelqu’un qui dit ne pas aimer ça, c’est de moins en moins crédible. Oui, mais The Twelve n’est pas une série standard. Déjà, elle est signée par J. Michael Straczinski, le génial scénariste de Babylon 5 et, d’autre part, elle part sur un présupposé intéressant: douze super-héros de “l’âge d’or”, capturés par les Nazis à la toute fin de la Seconde Guerre mondiale, sont retrouvés au début du XXIe siècle.

Tout comme Captain America (qui apparaît d’ailleurs dans une des histoires), on a donc des personnages des années 1940 qui se retrouvent propulsés dans une époque qui n’est plus la leur, avec ses codes culturels différents. Soutenus, dans un premier temps, par le gouvernement américain au titre de héros de guerre et de symboles vivants de l’Amérique héroïques, ils doivent réapprendre à vivre, alors que la plupart de ceux qu’ils ont laissés derrière eux en 1945 sont désormais morts.

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Parcs et marchés de Barcelone

La culture, les musées et les ruines antiques, ça va cinq minutes, mais notre âme de petits bourgeois capitalistes ne pouvaient pas rester trop longtemps sourdes à l’appel du shopping. Et du shopping, à Barcelone, il y a aussi: genre, une “Shopping Line” qui, si l’on en croit les guides, court sur cinq bons kilomètres.

Bon, en vrai, on ne l’a pas faite en entier; on ne l’a pas faite d’un coup, non plus, et on est aussi allé faire les magasins un peu en dehors – genre, le “triangle d’or” local, qui se situe au début du Passeig de Sant Joan, entre l’Arc de Triomf et la Plaça de Tetuan, grâce à nos contacts locaux (merci Xavier!).

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Casanova

Je vous préviens tout de suite: le lien entre le héros de la bande dessinée Casanova et le personnage historique vénitien est plutôt ténu, sinon que ça parle d’espionnage, de trahison et de sexe. Casanova Quinn est le fils du directeur d’E.M.P.I.R.E., un syndicat du crime qui règne sur notre planète à une époque plus ou moins contemporaine. C’est un voleur, un espion et un assassin, mais c’est surtout le mouton noir de la famille, là où sa sœur jumelle, Zephyr, est le meilleur agent de l’organisation.

Les choses commencent à partir en gonade assez rapidement, lorsque Zephyr est tuée lors d’une opération et que Casanova se retrouve dans une dimension parallèle dans laquelle c’est lui qui est mort. Après, l’histoire, écrite par Matt Fraction (Invincible Iron Man, Uncanny X-Men) et illustrée par les frères – jumeaux, eux aussi – Gabriel Bá (The Umbrella Academy) et Fábio Moon (BPRD: 1947), devient vraiment compliquée…

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Witch Doctor, tome 1: “Under the Knife”

C’est via BoingBoing que j’ai découvert Witch Doctor, série de comics narrant les exploits du docteur Vincent Morrow, de son assistant Eric Gast et de son anesthésiste Penny Dreadful. Dit comme cela, ça a l’air un peu zen et petites fleurs, mais le bon docteur est en fait spécialisé dans les cas de médecine paranormale. Ses patients sont des enfants possédés, des hommes-poissons et des autres fées peu aimables.

L’article de BoingBoing parle d’un croisement entre Doctor Who et Spider Jerusalem, ce qui n’est pas complètement faux, j’aurais tendance à lorgner du côté des Laundry Files et de House MD. Bon, évidemment, quand on parle d’un toubib sociopathe spécialisé dans les cas particuliers, le nom de House vient assez facilement à l’esprit. L’héritage des Laundry Files est à chercher dans la cosmogonie lovecraftienne dans un contexte contemporain, avec une fin du monde à base de dieux indicibles très plausible (dans le contexte de l’histoire, donc).

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Mooloozone, la bédé au mixer

J’espérais que le coup d’essai de Mooloozone, l’énormissime Asterix no densetsu paru le mois passé, ne soit pas un billet isolé, mais il semble que le bougre derrière Mooloozone ne lâche pas l’affaire! Il remet ça avec L’affaire Magneto, qui est tout aussi réussi que le premier exemple.

Mooloozone est un blog animé par un dessinateur du nom de Yop! (je soupçonne que c’est un pseudonyme, mais il paraît que je vois le mal partout), qui se propose de mélanger allègrement les genres, que ce soit stylistiques ou sexuels. Ainsi, hormis les deux exemples précités – un Astérix revu façon Naruto avec tous les codes du manga et les aventures des X-Men façon Tintin –, on a droit à un peu de gender-bending, que je vous laisse découvrir sur le site.

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Superman: Red Son

Je dois avoir un don: l’hôtel où nous étions à Dublin était pile en face de la boutique Sub City Comics. Du coup, j’en ai profité pour acheter une histoire qui me faisait de l’œil depuis un petit moment: Superman: Red Son, de Mark Millar (scénario), Dave Johnson et Kilian Plunkett (dessins), Andrew Robinson et Walden Wong (encrage).

J’ai beau ne pas être un fan des histoires de superhéros et surtout n’avoir aucune affinité particulière pour Superman, l’idée de voir ce personnage emblématique des comics comme icône de l’Union soviétique avait largement de quoi titiller mon goût de l’uchronie (ainsi que mon fétichisme suspect pour tout ce qui porte une étoile rouge).

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Empowered, tome 6

Tiens, le sixième volume d’Empowered, la bande dessinée de super-héros cul-bondage d’Adam Warren, est sorti. J’avais déjà eu l’occasion de vous dire tout le bien que j’en pensais – et pas seulement pour des bêtes questions d’hormones en folie – et je ne résiste pas à l’envie de vous en remettre une couche.

Blague eyldarin.

Ahem…

Plus j’y pense, plus j’ai l’impression qu’Adam Warren a fait exprès de pousser le côté cul dans les trois ou quatre premiers volumes pour mieux surprendre le lecteur par la suite et faire passer ses explorations des recoins les plus sombres d’un univers avec des superhéros. Et poser des questions qui dérangent, comme “d’où viennent réellement les pouvoirs des héros?” et “que se passe-t-il quand un héros meurt, mais pas ses pouvoirs?”

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Empowered

Je crois que j’ai déjà dû mentionner sur l’ancien blog Empowered, bande dessinée écrite et dessinée par Adam Warren. Comme le cinquième volume de la série est sorti récemment, je vais revenir dessus (blague eyldarin, toussa).

Empowered est une super-héroïne. Pas exactement le modèle qui sauve le monde, mais plutôt celui qui se fait régulièrement kidnapper et ficeler dans des positions humiliantes. Pas spécialement douée (mais pas complètement incompétente), affublée d’une tenue intelligente abominablement moulante et très fragile, elle est la risée de la communauté super-héroïque.

Dans l’absolu, l’histoire semble être une excuse douteuse pour dessiner des filles maxi-pulmonées affublées de combinaisons moulantes dans des positions bondage, tout en lançant quelques piques bien senties sur le genre “bédé de super-héros”. Seulement, on parle ici d’Adam Warren, auteur et dessinateur particulièrement doué.

Ce cinquième volume confirme ce que je soupçonnais depuis un moment: passés les deux premiers chapitres de la série, destinés à poser les personnages et qui semblait être une excuse à fan-service érotique, Empowered révèle une trame narrative subtile et particulièrement forte. Avec les événements de ce chapitre, ça ne rigole plus!

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