Dream Theater: The Astonishing

Dream Theater: The Astonishing

Lorsque Dream Theater a annoncé son nouvel album, The Astonishing, les prog-heads de la planète ont doublement dressé l’oreille. D’abord, parce que Dream Theater et ensuite parce que le groupe américain annonçait un double album, trente-quatre pistes et deux heures et demie de musique.

Dream Theater

Or donc, Dream Theater sort un nouvel album, qui a pour titre… Dream Theater. Il faut déjà vous dire qu’entre le groupe de métal progressif américain et moi, il y a une longue histoire. Genre, pas loin de vingt-cinq ans. Pour donner une idée, je connais mon épouse depuis moins longtemps que cela.

D’un certain côté, mon côté prog-head extrémiste attend de l’originalité, du renouvellement et de l’énergie, surtout d’un groupe comme celui-ci, qui a plus ou moins fondé le genre (ou, à tout le moins, l’a popularisé). De l’autre, notre relation a un côté “vieux couple”, en ce que je peux lui pardonner beaucoup d’écarts, en souvenir des excellents moments passés ensemble.

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Bader Nana: Anthology

Avec ce billet sur Anthology, son dernier album en date, vous allez peut-être croire que je fais une obsession sur Bader Nana, musicien libanais de rock progressif qui vit au Koweït et dont je vous avais déjà parlé pour Wormwood.

J’ai juste voulu vérifier comment avait évolué son style après un album plutôt convaincant, même s’il était peu (ou trop; ça dépend comment on voit les choses) typé. Et je dois avouer être un peu déçu: j’attendais plus de maturité et plus d’originalité et, à la place, j’ai l’impression d’entendre quelque chose franchement dans le sillage de Dream Theater.

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Ticket to the Moon: Dilemma on Earth

Une des grandes blagues de ma vie de chroniqueur de prog, c’est qu’il faut systématiquement que je compte sur des médias tiers pour apprendre l’existence de groupes suisses. C’est le cas de Ticket to the Moon, un remarquable groupe suisse de métal progressif, qui vient de sortir son premier album, Dilemma on Earth.

Malgré une couverture très prog seventies, il ne faut pas s’y tromper: Ticket to the Moon donne bel et bien dans le métal progressif, avec une forte inspiration Dream Theater plutôt pas mal maîtrisée: l’influence est là, mais ce n’est pas du copié-collé non plus. Le quatuor bâlois sait poser son propre caractère, nourrit également à un métal plus technique et des influences progressives classiques (genre Marillion).

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Circus Maximus: Nine

Le dernier album de Circus MaximusNine, aurait été sans doute meilleur s’il avait porté un autre nom. Pour être précis, ce quintett norvégien de métal sonne beaucoup trop comme un autre quintett de métal progressif, beaucoup plus connu, du nom de Dream Theater. C’est ennuyeux.

Bon, soyons positif: d’une part, il y a pire comme modèle à émuler et, honnêtement, ils le font plutôt bien; d’autre part, c’est une nette amélioration par rapport au précédent album, Isolate, qui donnait dans l’inutilement complexe. On va dire que c’est une sorte de retour aux fondamentaux.

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Affector: Harmagedon

Attention: si vous n’aimez pas les supergroupes, le métal progressif et les prophéties bibliques, Harmagedon, le concept-album de Affector, n’est définitivement pas pour vous! Une fois ceci posé, si ces trois éléments ne vous posent aucun problème particulier, il y a matière à intérêt – mais je ne vous garantis pas non plus que vous allez adorer. Moi-même, j’avoue être quelque peu partagé.

Affector, c’est surtout le projet du guitariste allemand Daniel Fries et du batteur hollandais Collin Leijenaar; à ces deux Européens pur sucre se rajoutent deux Américains, le bassiste Mike LePond (Symphony X) et le chanteur Ted Leonard (Enchant et Spock’s Beard), avec en plus Neal Morse, Jordan Rudess (Dream Theater) et Derek Sherinian (aussi) en invités et un orchestre symphonique en renfort. Du beau linge!

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Dream Theater: A Dramatic Turn of Events

Attendu de longue date – surtout après une prestation à la Loreley pauvre en nouveautés – le nouvel album de Dream Theater s’appelle A Dramatic Turn of Events et, sans admettre qu’il mérite son titre, il présente un changement marqué par rapport au précédent, Black Clouds and Silver Linings.

D’une part, c’est le premier album avec Mike Mangini, nouveau batteur qui remplace Mike Portnoy, parti (ou poussé) vers de nouveaux projets. Autant vous l’avouer tout de suite, je n’ai pas noté de différence. À mon avis, la différence principale est d’ordre musicale: avec A Dramatic Turn of Events, Dream Theater essaye des choses.

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Mind Portal: 1/1

Vous allez sans doute finir par croire que mon voyage dans les sphères musicales slaves tourne à l’obsession et vous avez sans doute raison. Le groupe est-européen du jour s’appelle Mind Portal; il est russe, fait du métal progressif instrumental et son premier album, sobrement intitulé 1/1, était (il a disparu depuis) intégralement téléchargeable sur leur site (ce qui est plutôt une bonne chose, vu que l’alternative est de passer par des boutiques en ligne russes, ce qui ne m’inspire qu’une confiance modérée).

Qui dit “métal progressif” dit à peu près immanquablement “Dream Theater” et il est clair que ce quatuor russe est sérieusement influencé la bande de LaBrie (sans LaBrie, puisque c’est instrumental) ou des groupes connexes, comme Liquid Tension Experiment. C’est parfois subtil, parfois pas du tout et même des fois à la limite du repompage pur et simple – chose qui reste heureusement rare.

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Haken / Vanden Plas / RPWL / iQ / Dream Theater / Anathema au festival Night of the Prog VI

Cet article est le numéro 3 d'une série de 3 intitulée Lorelei 2011

Deuxième journée du Night of the Prog Festival, le 9 juillet 2011: des remplaçants de luxe, des p’tits jeunes qui boîtent, des vieux de la vieille et des Belges en folie.

Night of the Prog Festival

Décidément, il est dit que je vais passer mes mois de juillet en Allemagne! Cette fois-ci, pas pour le travail, même si je risque tout aussi peu de dormir: le sixième Night of the Prog Festival, qui se tient dans la Lorelei, affiche un tel programme que j’ai acheté les billets avant de discuter.

Aspera/Above Symmetry: Ripples

Il y a des albums que j’achète parce que je connais le groupe, parce que j’en ai entendu parler; d’autres, plus rares, parce que j’aime bien la pochette. La vraie raison pour laquelle j’ai acheté le Ripples d’Aspera/Above Symmetry, c’est parce qu’il était publié par la maison de disque InsideOut, spécialiste du prog, que ce soit en rock ou en métal. C’est le genre de réflexe qui m’a valu certes quelques déceptions, mais également des découvertes enthousiasmantes.

Je ne vous cacherai pas qu’Above Symmetry se situe quelque part entre les deux: ce groupe norvégien donne dans un power-métal mélodique, avec des grosses influences prog. Dans le genre, c’est un groupe de métal honnête, mais pas exceptionnel non plus: à vrai dire, rien de ce que j’en ai entendu ne m’a réellement incité à dresser l’oreille.

Les références d’Above Symmetry sont à chercher du côté de Dream Theater, bien sûr, mais également du Shadow Gallery de la grande époque pour ses côtés mélodiques et quelques pointes d’harmonies vocales (sur “Do I Dare?”, par exemple). En ce sens, il est proche de groupes comme les Italiens de DGM. Le gros défaut de l’ensemble est que ses références restent beaucoup trop présentes pour son propre bien. Disons-le, tout cela manque un peu d’originalité et d’audace.

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Indukti « Idmen »: Mon album de l’année 2009

Bon, donc 2009, c’est fait! C’est donc le moment des rétrospectives, best-of et autres palmarès de la même eau. Je sacrifie donc à la tradition en commençant par l’habituel Album de l’année 2009 – principalement parce que c’est le plus facile à choisir: Idmen, d’Indukti (chroniqué en août), a écrasé toute compétition cette année.

Relisez donc la chronique et celle de S.U.S.A.R, son prédecesseur: tout y est. Indukti, c’est juste une des plus grosses baffes musicales que j’ai eues, au moins depuis When Dream and Day Unite, de Dream Theater.

Idmen, d’Indukti, donc. Et pas de discussion!

Notez que ça a failli: la fin de cette année m’a amené deux belles perles avec les deux album éponymes de God Is an Astronaut et Aucan et le reste de 2009 a également été riche en albums d’excellente facture. En progressif contemporain, je citerai le Amor Vincit Omnia, de Pure Reason Revolution, ainsi que Anno Domini High Definition, de Riverside, avec mentions spéciales à Lazuli, Gazpacho et à VIII Strada.

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Transatlantic: The Whirlwind

Une des glorieuses habitudes du rock progressif, c’est l’échangisme musical et la création de “supergroupes” qui en résulte. C’est mieux que de maladies, même si le résultat n’est pas toujours souhaitable. Il y a une trentaine d’année, UK ou Asia tenaient le haut du pavé; aujourd’hui, on parle plus volontiers de Transatlantic, dont le nouvel album, The Whirlwind, vient de sortir après presque dix ans d’attente.

En matière de pointures, c’est du lourd: Neal Morse (Spock’s Beard, Neal Morse Band), Mike Portnoy (Dream Theater et un million de side-projects), Pete Trewavas (Marillion) et Roine Stolt (The Flower Kings, The Tangent). Le style est un néo-prog symphonique très enlevé, clairement marqué par la patte de Neal Morse, qui assure les voix avec Roine Stolt.

Le gros défaut des supergroupes, à mon avis, c’est que l’exercice tient pour une bonne part de la bande de copains qui s’amusent et, dans les mauvais jours, du plan marketing (même si, au niveau “devenir riche”, le rock progressif a beaucoup de points communs avec le jeu de rôle). Dans le cas de Transatlantic, c’est clairement la première option qui prime, ce qui est en un sens heureux. Cela dit, avec The Whirlwind, on a un peu l’impression d’assister à une jam-session entre potes qui se connaissent depuis des lustres et qui, tout à leurs ébats musicaux, oublient le public.

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Roswell Six: Terra Incognita: Beyond the Horizon

C’est un petit peu par hasard que j’ai ramassé Terra Incognita, l’album de Roswell Six (attention: page MySpace übermochissime), groupe dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai compris ensuite pourquoi: Roswell Six est un “supergroupe” monté par le label Progrock Records pour un concept-album – le concept en lui-même étant un ouvrage de l’auteur de SF et de fantasy Kevin J. Anderson.

En soi, l’idée est attirante. Bon, on pourra m’opposer le fait que Kevin Anderson s’est surtout illustré en écrivant des novelizations de films ou de séries ou en co-signant les préquelles de Dune; moi je m’en fous: je n’aime pas Dune. Par contre, j’aime bien le rock progressif et le casting de Roswell Six a de quoi faire saliver, avec des noms comme James LaBrie (Dream Theater), Michael Sadler (Saga), John Payne (Asia) ou Gary Wehrkamp (Shadow Gallery).

La question est, le tout est-il plus grand que la somme des parts?

Ma réponse trahit mon hérédité normande: peut-être. Terra Incognita n’est certes pas l’album de la décennie, ni même de l’année, mais il a de solides arguments en sa faveur. D’une part, un style musical alliant prog et métal, qui rappellera aux amateurs les albums d’Ayreon ou le projet Star One (comme sur le morceau “Here Be Monsters”), bien maîtrisé. D’autre part, un souffle épique et une énergie qui laisse présager de bonnes choses de l’ouvrage qui a inspiré la musique.

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Abacab: Mal de Terre

Un des plus gros problèmes du rock progressif, c’est qu’il trimbale un héritage historique lourd; à ce stade, en fait de passé, on devrait plutôt parler de passif. Beaucoup de groupes font référence, parfois lourdement, à des Grands Anciens, comme Yes, Genesis, Pink Floyd ou même (chez les prog-métaleux) Dream Theater. Dans le cas du rock progressif français, il faut ajouter Ange.

Ce préambule pour vous parler de Mal de Terre, dernier album en date du groupe de rock progressif français Abacab (né Contresens), qui réussit l’exploit de combiner deux héritages: Genesis (pour le titre) et Ange (pour le style) – voire trois, en comptant l’influence Dream Theater dans certains passages.

Des trois, c’est clairement Ange qui prédomine. Ça ne serait pas gênant si au moins 80% de la production de rock progressif francophone ne partageait cette même inspiration (citons rapidement des groupes comme Éclat ou Galaad; même Lazuli est dans ce cas).

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