“The Quantum Enigma” de Epica, mon album de l’année 2014

Cet article est le numéro 9 d'une série de 14 intitulée Albums de l'année

Il y a des années où l’attribution du titre – moyennement convoité – de “album de l’année de tonton Alias” est laborieuse, au vu du nombre de candidats potentiels et d’autres où il s’impose comme une évidence. The Quantum Enigma d’Epica entre dans la seconde catégorie: ça fait depuis fin mai que j’en avais l’intuition et peu d’albums depuis m’ont fait hésiter.

Epica: The Quantum Enigma

S’il n’y avait pas les Finlandais dans la bagarre, on pourrait croire que “métal symphonique néerlandais” est un pléonasme et que ses représentants voyagent en groupe, car après Delain et Within Temptation, c’est Epica qui nous gratifie d’un nouvel album, intitulé The Quantum Enigma. Au passage, joli titre; on dirait presque du rock progressif. Ahem.

Lonewolf / Nightmare / Epica / Within Temptation / Nightwish à Colmar

Le plan du week-end était : monter à Colmar (quatre heures de train) et y retrouver Ghislain pour la « Hard Rock Session » de la Foire aux Vins, qui consiste en la bagatelle de cinq groupes de métal, dont trois du type « à chanteuse ». À savoir les régionaux Lonewolf et Nightmare, suivis par Epica, Within Temptation et Nightwish. Beau programme.

Bon, dans la pratique, Ghislain a eu l’idée saugrenue de se casser la cheville il y a une semaine et, du coup a été formellement interdit par la Faculté d’aller mosher dans les fosses. Pas grave : j’y suis allé tout seul, comme un grand, et je n’ai même pas eu peur ! Pourtant, dix mille métaleux qui débarquent sur une Foire aux Vins (qui comprend beaucoup plus de foire que de vins), ça a de quoi inquiéter.

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Xandria / Stream of Passion / Epica aux Docks, Lausanne

Résumé de l’épisode précédent: le nouvel album d’Epica, Requiem for the Indifferent, ayant laissé votre tonton Alias quelque peu, euh… indifférent, qu’en serait-il du concert des mêmes, ce samedi soir aux Docks de Lausanne? Pour l’occasion, le groupe néerlandais s’était adjoint les services de leurs compatriotes (très cosmopolites) de Stream of Passion et des Allemands de Xandria pour une soirée spéciale “métal à chanteuse”.

De ces derniers, je ne peux dire grand-chose, vu que, contre toute attente, leur concert à commencé en avance alors que nous arrivions en retard. Le temps de passer la foule compacte qui se pressait à l’entrée de la salle (la soirée était sold-out; ça faisait d’ailleurs bien longtemps que je n’avais assisté à un concert dans une salle remplie) et de poser notre monceau de fringues surnuméraires au vestiaire, nous n’avons vu que le dernier morceau et demie.

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Epica: Requiem for the Indifferent

Epica, il faut qu’on parle.

J’ai écouté ton dernier album, Requiem for the Indifferent et, comment dire?… Ce n’est plus un titre, c’est presque une profession de foi. Bon, je suis un peu méchant, mais tu sais qu’entre toi et moi, ça n’a jamais été le tout grand amour; je t’aime bien, mais il faut reconnaître que face à certaines de tes copines, comme Nightwish (non au hasard), tu fais un peu léger.

En fait, ton problème, c’est que tu ne te renouvelles pas beaucoup: tu donnes toujours un peu dans le même métal symphonique, dit “à chanteuse”, avec beaucoup d’emphase, mais pas beaucoup d’originalité; une côté métal-opéra qui plaît aux midinettes. Le problème, c’est que je ne suis pas exactement une midinette. Ouais, “plus”, si tu veux…

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Sons of Seasons: Magnisphyricon

L’âge, c’est quand on est persuadé d’avoir posté un billet sur un groupe et que, lorsque l’album suivant sort, on s’aperçoit qu’en fait non. Illustration par Magnisphyricon, nouvel album de Sons of Seasons, dont j’étais persuadé d’avoir chroniqué le God of Vermin l’année passée. Et pourtant, Sons of Seasons est un groupe qui a un peu tout pour me plaire, vu qu’il s’agit d’un projet impliquant Oliver Palotai, guitariste et claviers sévissant dans plusieurs groupes, dont Kamelot et Epica, et Simone Simmons, chanteuse du même Epica.

Ça fait du beau monde et, surtout, ça donne un métal à la hauteur de la rencontre, c’est-à-dire au sommet. Magnisphyricon est un album de métal progressif aux ambiances multiples: angoissantes, brutales, atmosphériques, mélancoliques, épiques et symphoniques. Rien que ça? Ben non, plus encore, en couleurs et en multiples exemplaires. Ce n’est pas exactement l’album de la demi-mesure, mais plutôt de l’ami démesure.

En fait, la clé de comparaison principale de cet album tient dans les deux noms précités: Kamelot, dont il hérite du métal symphonique tirant sur le prog et des vocaux masculins (“Bubonic Waltz” ou “Into the Void”), et Epica pour l’épique travaillé et les vocaux féminins (plutôt rares sur cet album, en fait). Mais ce serait une erreur de le résumer à cela: on trouve également dans ce Magnisphyricon des morceaux de pur métal progressif à la Pain of Salvation ou Evergrey, comme “Casus Belli I: Guilt’s Mirror”.

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Kamelot: Poetry for the Poisoned

Et voilà Kamelot qui déboule avec Poetry for the Poisoned! À l’heure où le groupe américain (et non allemand, comme je l’ai longtemps cru; bon, il y a aussi des bouts de Norvégiens) semble faire beaucoup d’émules dans le genre métal symphonique, ce nouvel album a l’intention de remettre les pendules au milieu du village et mettre le feu à l’heure. Ou quelque chose dans ce goût-là.

Epica: Design Your Universe

Il y a peu – genre hier – je vous causais d’Amberian Dawn, groupe de métal à chanteuse sympathique, mais pas forcément très inspiré. En même temps que cet album, j’avais également acheté Design Your Universe, dernier opus en date d’Epica, groupe hollandais qui donne également dans ce style. Disons que ce n’est juste pas le même calibre.

D’Epica, je ne connaissais que le double live The Classical Conspiracy, chroniqué ici même il y a moins de six mois. Force est de constater que, dans le genre métal symphonique, c’est un groupe qui en connaît un peu plus qu’un rayon. Design Your Universe ne fait pas vraiment dans la demi-mesure: ton grandiloquent, chœurs gothiques en pagaille, suffisamment d’emphase pour étouffer un auteur romantique, orchestration classique; carton plein au goth-bingo!

Le fait est que depuis que Nightwish et Therion ont déblayé le chemin du métal symphonique à grand spectacle qui se la pète façon Hans Zimmer, c’est devenu une véritable autoroute. Sans révolutionner le genre, Epica sait jouer sur ses forces, notamment sa chanteuse Simone Simons, ainsi que des musiciens plutôt doués. Les compositions sont solides et complexes juste ce qu’il faut, avec une mention spéciale pour le monumental “Kingdom of Heaven”.

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