Frost*: Falling Satellites

Frost*: Falling Satellites

Avec Frost*, j’ai appris à me méfier. Leur précédent album, Experiments in Mass Appeal, avait mis du temps avant de me convaincre et j’avais écrit ma chronique trop tôt. Pour Falling Satellites, leur dernier album, j’ai décidé de prendre mon temps et de lui consacrer une bonne dose d’écoutes. Ce qui s’est avéré une bonne idée.

Frost*: The Philadelphia Experiment

Il existe quelques sujets sur lesquels je perds toute prétention d’objectivité. OK: beaucoup de sujets. Parmi ceux-ci, le groupe de néo-prog britannique Frost*; n’attendez donc pas vraiment de point de vue neutre équilibré dans cet article sur The Philadelphia Experiment, double CD (+DVD) live de ce qui fut sans doute le meilleur groupe du genre ces cinq dernières années.

“Fut”, car Jem Godfrey, claviers et compositeur du groupe, a récemment annoncé qu’il mettait un terme au projet pour raisons personnelles. Ainsi, The Philadelphia Experiment est une sorte de feu d’artifice final pour la carrière météoritique de Frost*, couvrant les deux albums Milliontown et Experiment in Mass Appeal, plus quelques inédits pour faire bonne mesure.

Commençons par le mauvais côté de l’album: il n’est pour le moment disponible que via la boutique en ligne du groupe, certes pour un prix très raisonnable (£12), mais moi qui essaye d’éviter, autant que faire ce peut, d’acheter des vrais disques en silicium et plastique mort, je suis un peu déçu.

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Jolly: The Audio Guide to Happiness (part one)

Si j’étais du genre feignasse, cette chronique sur le dernier album de Jolly, The Audio Guide to Happiness (part one) consisterait en la seule phrase “comme son nom l’indique”. J’avoue que, rien que pour la beauté du geste, j’ai hésité. Je vous passe sur les jeux de mots foireux du genre “jolly coup”, allons plutôt à l’essentiel: The Audio Guide to Happiness est un excellent album de néo-prog moderne. Alors que le premier album du groupe américain, intitulé Forty-Six Minutes, Twelve Seconds of Music ne m’avais pas particulièrement impressionné, celui-ci possède des qualités qui me parlent nettement plus.

D’une part, c’est certes du néo-prog, mais pas vraiment le modèle des années 1980: grosse patate, gros son, grosses guitares, Jolly flirte plus avec le hard-rock qu’avec la pop new-wave. Si je devais établir une comparaison, cet Audio Guide to Happiness me rappelle furieusement Frost* et, notamment, son dernier album Experiments in Mass Appeal; c’est d’ailleurs ironique que Jolly sorte un tel album au moment où Jem Godfrey annonce qu’il met un terme à son projet (on l’espère provisoirement).

Si je ne suis pas complètement enthousiaste sur l’intégralité de l’album, il réserve néanmoins des moments impressionnants d’intensité et de maîtrise, comme “The Pattern” (sans doute le plus frostien des morceaux avec son avalanche de riffs guitare/claviers et son pont instrumental chaotique à souhait) ou “Still A Dream”, qui commence plan-plan et s’enfonce dans le sombre – comme un rêve qui tournerait au cauchemar. Je mentirais si je prétendais avoir trouvé l’album parfait, mais il n’y a aucun morceau qui ne paraisse pas à sa place dans The Audio Guide to Happiness et rares sont ceux qui, à l’instar de “Where Everything’s Perfect”, ne cachent pas derrière une façade en apparence banale quelques pointes de folie.

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Jupiter Society: Terraform

Si le nom de Jupiter Society m’était déjà connu, via Acritarche, il m’a fallu un temps certain avant de mettre la patte sur Terraform, leur dernier album en date. Je ne vous cacherai pas que ça valait l’attente! Cet album est une petite bombe dans le genre prog-métal à grand spectacle.

Derrière ce nom se cache un supergroupe qui recrute ses membres auprès de la fine fleur du rock progressif et du métal, principalement suédois mais pas que. Qu’on en juge: Jupiter Society inclut des membres de Tiamat, Therion, Carptree, Candlemass, Frost* et bien d’autres, emmenés par le chairman et tête composante (sinon pensante) du projet, Carl Westholm.

Le plus étonnant, c’est que, malgré cette vaste palette de talents et d’influences, la musique garde de bout en bout une intégrité et une cohérence. Terraform propose du métal progressif à tendance symphonique mis au service de ce que je soupçonne être un concept-album d’inspiration science-fictionnesque. En ce sens, il se rapproche beaucoup d’un projet comme Ayreon, mais avec une identité propre; l’unicité des vocaux contribuent également à lui donner une cohérence qui parfois manque dans Ayreon.

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Frost*: Experiments in Mass Appeal

Je vais être tout de suite clair: Experiments in Mass Appeal, le nouvel album de Frost* (l’astérisque est importante; ne me demandez pas pourquoi), n’est pas Milliontown. D’un autre côté, il était casse-gueule d’arriver après un monstre de ce calibre.

Certes, on y retrouve en partie le néo-prog de Frost* et suffisamment d’énergie dans une seule compo pour éclairer une ville de dix mille habitants pendant un mois, mais l’ambiance musicale a changé. Plus de technologie, moins de surprises, des morceaux moins longs, aussi. Dans l’absolu, ce n’est pas un mal, mais ça surprend.

En fait, le gros défaut de l’album, c’est une production qui sonne affreusement plate: là où Milliontown avait un son énorme, qui tabassait tout sur son passage, j’ai un peu l’impression que le reste de l’univers a pris sa revanche et est allé tabasser en retour le son de cet album.

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Frost* en 2006 – qui en 2007?

La période est aux rétrospectives et, en matière musicale, mon album de l’année 2007 est Milliontown, de Frost*. Je n’ose dire “sans conteste”, parce qu’entre les live de Sonata Arctica, Nightwish et Rammstein, ainsi que le Dark Third de Pure Reason Revolution (qui mérite le titre de “Rookie of the Year”), la compétition fut chaude.

Néanmoins, “Milliontown” a un sérieux parfum de reviens-y, servi par une patate et une production sans faille; ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu un album de non-métal avec un aussi gros son. Pour tout arranger, j’ai noté dans les instrumentaux finaux du morceau-titre de fortes similitudes avec un de mes morceaux de bravoure préférés: le medley In The Cage / Cinema Show sur l’album Three Sides Live de Genesis.

Cela dit, 2006 est fini, que nous réserve 2006? En allant faire un ch’ti tour sur le sitre d’InsideOut Records, j’ai pu voir qu’il y avait du gros en prévision. En résumé:

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Wolverine: Still / Frost*: Milliontown

Mes courses de ce samedi m’ont ramenées deux cédés de prog bien de chez bien. Il y a d’abord le “Still” de Wolverine, qui n’implique pas un motard asocial avec un squelette en bourrinium, mais un rock progressif plutôt atmosphérique et sombre, à la Porcupine Tree (mais moins glauque, quand même). Mais il y a …

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