Gazpacho: March of Ghosts

C’est François qui va être content: son groupe préféré, Gazpacho, est de retour, avec March of Ghosts! Bon, blague à part, c’est en effet un nouvel album pour les Norvégiens néo-proggers et, sans trop de surprise, une sorte de concept album, cette fois sur une thématique spectrale, puisqu’on y parle esprits, fantômes et revenants.

Disons-le tout net: c’est un album somptueux, avec une cohérence impressionnante et des musiciens parmi les meilleurs du genre – à commencer par le toujours fascinant chanteur Jan-Henrik Ohme. C’est également un exemple assez spectaculaire que l’abus en tout est un défaut et qu’à force de trop jouer sur ses points forts, même le meilleur des groupes peut lasser.

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Airbag: All Rights Removed

Même si ce n’est plus trop de saison en ce début d’automne, il semble que la soupe froide à la tomate soit toujours à la mode si j’en juge par All Rights Removed, dernier album du groupe norvégien de néo-prog Airbag.

J’entends bien sûr par là que leur musique ressemble beaucoup à celle de leurs compatriotes de Gazpacho: six morceaux mid-tempo, plutôt longs (cinquante minutes au total), plus mélancoliques qu’énergétiques et aux sonorités floydiennes prononcées. 

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Nordagust: In the Mist of Morning

Autre recommandation de Prog-résiste (et d’une demi-douzaine d’autres sites), le nouvel album de Nordagust, In The Mist of Morning, porte bien son nom. Contrairement à ce que laisse penser la pochette, on n’est pas dans le post-black métal, mais il y a un côté brume matinale sur les forêts nordiques à la musique de ces six Norvégiens, au rock progressif lent, mais riche. Le nordagust, l’esprit du vent du nord, souffle indubitablement sur cet album.

La musique de Nordagust rappelle beaucoup celle d’autres Norvégiens, j’ai nommé Gazpacho; on y retrouve des vocaux extrêmement lyriques et des guitares qui font tantôt penser à celle d’un Steve Rothery (Marillion) par ses longues notes soutenues, tantôt au Mike Oldfield période Hergest Ridge par certaines sonorités un peu rugueuses, comme celles que l’on retrouve dans “Mysterious Ways” ou l’instrumental “Forcing”.

Le rock progressif très dense, voire lourd (dans le bon sens du terme) de Nordagust s’apparente un peu, dans sa démarche, au post-rock, avec des morceaux longs et atmosphériques. Je ne suis pas fan de tout, loin de là, mais “In the Mist of Morning”, les “Mysterious Ways” ou “Forcing” précédemment cités sont à mon goût trois des meilleurs morceaux de l’album. Et même dans ceux qui me plaisent moins dans leur ensemble, comme “Elegy”, je trouve largement matière à me réjouir.

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Gazpacho: Missa Atropos

Encore un album de Gazpacho ! Ça devient une manie. Rectification : encore un très bon album de Gazpacho que ce Missa Atropos. Si vous n’aviez pas suivi les quelques épisodes précédents, apprenez que Gazpacho est un groupe de rock progressif norvégien, tendance néo-prog, qui rappelle beaucoup les premiers temps de Steve Hogarth avec Marillion.

Laissons de côté le Night at Lorelei précédemment chroniqué, qui était, comme son nom l’indique, un album en concert : ce Missa Atropos est à rapprocher de Tick Tock et pas seulement parce qu’il s’agit d’un concept-album. OK ; aussi : la cohérence des thèmes musicaux dans les deux albums est évidente et le style musical est très proche. C’est peut-être le seul défaut, d’ailleurs.

Cela dit, Missa Atropos est plus sombre, plus mystérieux, ce qui a sans doute à voir avec son thème: une messe pour Atropos “l’implacable”, la plus âgée et la plus inflexible des Moires, déesses grecques du destin. On retrouve fréquemment, en bruit de fond, quelques extraits d’émissions de ces « number stations » qui mystifie tant les conspirationnistes.

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Gazpacho: A Night at Loreley

Les Norvégiens de Gazpacho viennent de sortir un double album live intitulé A Night at Loreley; comme ils m’avaient favorablement impressionné avec leur dernier album studio Tick Tock, j’ai décidé de passer outre ma réticence et je l’ai acheté.  (En fait de réticence, c’est surtout une tentative pathétique pour contrer ma tendance de jeunesse de me jeter sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un album live de mes groupes préférés.)

Les albums en public tiennent beaucoup de l’exercice de style, voire du passage obligé (un peu comme les écrans de jeu pour les jeux de rôle). L’idée est d’avoir une vitrine qui montre le groupe à son meilleur, tant musicalement que scéniquement, et de retransmettre l’énergie d’un concert sous forme uniquement sonore. Autant dire qu’à moins d’avoir de gros moyens, c’est un peu du quitte ou double: que le groupe soit en petite forme ou le public absent ou léthargique et c’est le bouillon!

Dans l’ensemble, A Night at Loreley est un album très honorable. Le fait d’avoir enregistré pendant le festival “Night of the Prog”, qui est un des plus grands raouts européens du genre, est assurément une bonne idée: le public est présent en masse et cela fait sans doute son petit effet sur le groupe, qui livre une prestation presque sans faille, se permettant même quelques arrangements différents sur les morceaux de Tick Tock. Le final et très celtisant “Bravo” est aussi une très bonne surprise.

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Gazpacho: Tick Tock

Pour une surprise, c’est une excellente surprise que ce Tick Tock des Norvégiens de Gazpacho! Surprise, car leur précédent album, Night, avait été présenté comme un chef d’œuvre par beaucoup de critiques – sauf par moi, qui l’avais trouvé franchement plat. Tick Tock, inspiré par le roman “Terre des Hommes”, de Saint-Exupéry, est à peu près tout sauf ça.

S’il fallait résumer en une phrase la musique de Gazpacho, je dirais que c’est quelque chose comme du Marillion première période Steve Hogarth (genre Holidays in Eden ou Afraid of Sunlight) avec des surprises musicales. Grandes plages instrumentales très atmosphériques, inclusion de violons, chant lancinant (la voix de Jan Henrik Ohme rappelle vraiment beaucoup celle de Steve Hogarth).

C’est clair qu’avec une telle influence, on ne peut pas vraiment dire que l’ensemble est d’une folle originalité, mais Gazpacho sait y faire et, après une intro à la U2, ses compositions s’enchaînent sans faille et sans temps mort, tissant une ambiance particulière et ma foi fort plaisante. En fait, on peut presque détacher le premier et le dernier morceau et ne garder que les deux parties de “The Walk” et les trois de “Tick Tock” comme un seul morceau de plus de 35 minutes.

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