Yes à Guitare en Scène

Oui, je sais, je suis tout cassé, je ne devrais pas aller faire le zazou dans les concerts. Mais putain, c’est Yes! Yes qui passe à Genève! De mon vivant! Enfin, Yes feat. Jon Anderson Trevor Rabin & Rick Wakeman, ce qui est quand même un beau casting. Et, quand je dis Genève, c’est au festival Guitare en Scène de Saint-Julien en Genevois, à quinze bornes du centre.

Les restes du samedi: Gygax, Parqks

Gygax: "Critical Hits" / Parqks: "Slow Ascent Melancholia"

Nouvelle fournée de mini-chroniques pour les restes du samedi, la rubrique des albums qui sont pas inintéressants, mais qui ne m’inspirent pas assez pour pondre trois cents mots dessus. Pour cette fois, j’ai du hard-rock pour nerds avec Critical Hits, de Gygax, et du post-rock instrumental, avec Slow Ascent Melancholia de Parqks.

Soirée bien secouée rock/métal à l’Undertown de Meyrin

Samedi soir, c’était soirée métal genevois-mais-pas-que (pas que genevois et pas que métal non plus) à l’Undertown de Meyrin. Selon l’expression consacrée – surtout par moi, mais je l’ai volée originellement au Joe Bar’s Team – vous avez raté, c’était génial!

Audrey Horne: Pure Heavy

Audrey Horne: Pure Heavy

Audrey Horne – dont le nouvel album, le bien nommé Pure Heavy, vient de sortir – est un groupe norvégien qui a décidé de ressusciter l’esprit des groupes de hard-rock des années 1970 avec un son contemporain. C’est plutôt une bonne idée, mais ce qui m’ennuie, c’est que c’est déjà ce que j’ai écrit pour le précédent, à peu de choses près. Et celui d’avant, aussi.

Anasazi: 1000 yard stare

Il y a des groupes qui vous redonnent la foi dans le rock français. Anasazi est un de ceux-ci: leur nouvel album, 1000 yard stare, n’est rien de moins qu’une petite bombe dans le monde feutré du rock et du métal progressif, un brûlot qui devrait les propulser dans la cour des grands, sinon y’a pas de justice!

Audrey Horne: Youngblood

Imaginez qu’en 1980, Iron Maiden, AC/DC et quelques autres décident de faire un supergroupe; transposez le résultat en 2010 et, le temps que la joyeuse bande s’imprègne des trente dernières années musicales, ils composent un album. Cet album, c’est Youngblood, le petit dernier des Norvégiens de Audrey Horne, et autant dire que, même si ce n’est pas vraiment du prog, il me remue grave la petite cuillère!

Comme j’ai déjà dû vous l’expliquer, Audrey Horne est un projet connexe de plusieurs musiciens qui opèrent plutôt dans les sphères black (Enslaved et Gorgoroth), le style est ici beaucoup plus basique. Mais, comme tout chimiste vous le dira, les bases, ça attaque pas mal quand c’est bien concentré; et ici, on n’est pas loin de l’accident nucléaire. À défaut d’originalité (encore que), Audrey Horne fait montre d’une patate assez exceptionnelle.

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Voivod: Target Earth

Il y a des sujets sur lesquels je suis clairement trop influençable: ainsi, lorsque Ghislain balance sur Twitter et Facebook que Target Earth, le nouvel album de Voivod, est trop bien, trop prog, trop tout, ma décision de l’acheter séance tenante a été prise. Bon, j’avoue aussi que cela faisait un moment que l’envie de tâter de ce groupe de métal légendaire me tenaillait.

Parce qu’avec plus de trente ans d’existence dans les franges les plus extrêmes du métal (trash et progressif), on peut parler pour cette bande d’excités québécois, de légende. Seulement le monde est plein de légendes qui ne m’intéressent pas et je dois avouer, malheureusement, qu’à l’aune de cet album, Voivod entre dans cette catégorie.

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Audrey Horne

Je profite de la sortie du troisième et éponyme album d’Audrey Horne pour vous causer de ce groupe norvégien qui, s’il compte parmi ses membres un certain nombre de pointures du black métal (Enslaved, notamment), propose une musique qui s’apparente plus au hard-rock, au métal mélodique et même à des éléments de rock progressif.

Kacho-Oji / Black Heaven

Oji Tanaka est un salaryman japonais tout ce qu’il y a de plus typique: une trentaine désabusée, marié et père, un boulot moyennement passionnant et un chef tyrannique. L’arrivée d’une blonde bizarre, qui lui dit tout de go qu’il est le seul à pouvoir sauver la galaxie, lui rappelle l’époque où il se faisait appeler “Gabriel” et où il était le guitariste du groupe de hard rock Black Heaven.

Quelque part, et curieusement pour qui me connaît, la perspective de voir un anime mélangeant batailles spatiales et heavy metal ne m’enthousiasmait pas tant que ça. La raison principale est que les Japonais ont, en général, une conception du heavy metal qui se rapproche plus de l’Eurovision que de Metallica. La surprise vient ici de l’angle d’approche: le héros est un ex-rocker (presque) rentré dans le rang, pathétique dans ses tiraillements entre conformité et ses aspirations de star de la guitare.

Du coup, Kacho-Oji fait l’impasse sur la SF glam à la Daft Punk et oscille entre une chronique douce-amère des ex-rebelles ravalés par la société qu’ils méprisent et une ode au hard rock comme arme de destruction massive. Le tout (en treize épisodes) ne se prend pas au sérieux, ce qui est plutôt une bonne chose au vu de l’indigence des moyens de la série; je soupçonne que la moitié du budget est parti dans le cachet de John Sykes (Whitesnake, Thin Lizzy), qui signe le générique.

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