Sérial Râlistes

Sérial Râlistes

OK; j’avoue, je suis en retard sur mes chroniques musicales – et avec tous les disques qui déboulent ces jours, ça ne va pas s’arranger – alors pour ce vendredi, je vais vous balancer une ch’tite connerie vue sur Facebook et qui m’a beaucoup fait rire: le Tumblr Sérial Râlistes, une belle collections de mèmes francophones et un peu méchants sur le jeu de rôle.

Guide de survie médiatique pour temps obscurs

Médias pour les nuls: spécial terrorisme

Je n’ai pas spécialement envie de parler de l’actualité récente – genre, du début de cette semaine – mais au hasard de mes flux, j’ai vu passer un bref document qui mérite d’être partagé: le Breaking News Consumer’s Handbook: Terrorism Edition, que l’on pourrait traduire par “Les Médias pour les Nuls: Spécial Terrorisme”.

La musique de merde n’est pas une fatalité

Headphones

Un des sujets récurrents de ridicule, sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie, c’est la musique de merde. Pas seulement la musique qu’on n’aime pas: la vraie grosse soupe bien daubesque que l’on nous sert à longueur d’antenne. Mais, derrière les mèmes rigolards, je me pose deux questions: qui écoute ça et, surtout, pourquoi ceux qui se moquent n’écoutent-ils pas autre chose?

Petit traité de surmédiatisation à l’usage des rôlistes

Imaginez un gros barbare qui n’aime pas le flan au caramel. Ça arrive. Or, ce barbare arrive dans une pièce dans lequel il y a un flan au caramel. Il sort sa grosse masse d’arme (+2 contre les flans au caramel) et donne un gros coup dedans. Résultat, il y a du flan au caramel partout dans la pièce – y compris sur le gros barbare qui n’aime pas le flan au caramel.

Maintenant, imaginons que ce gros barbare s’appelle Streisand. Ça arrive aussi. Un des camarades de Streisand, un magicien facétieux, immortalise l’instant précédent à l’aide d’une illusion très réaliste, qu’il envoie par palantir à tous ses copains. Streisand se fâche, menace de casser la gueule du magicien, qui s’empresse de râler auprès de sa guilde. Résultat: l’illusion fait le tour de le palantirosphère en à peine quelques lunes et Streisand est ridicule dans tout le royaume.

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Revenu universel ou “permis de glander”?

C’est par cet article de la Tribune de Genève, intitulé Une initiative veut un revenu de 2500 francs pour tous, que j’ai appris l’existence d’un tel projet en Suisse. Pour une fois que le quotidien sort un article qui ne me donne pas envie de lancer des objets lourds par la fenêtre, je ne vais pas me plaindre.

Au reste, j’avais déjà relayé une idée similaire il y a quelques temps, en rapport – et, surtout, en opposition – avec l’idée de licence globale. Plus j’y réfléchis, plus je me dis que c’est une bonne idée. Pas forcément parfaite ni même potentiellement fonctionnelle, mais une idée qui vaut à peu près largement l’actuelle situation. Je ne vais pas développer plus avant, jetez un œil à mon précédent article (ou celui sur le mécénat et la licence globale).

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« Rule 34 », de Charles Stross

Règle numéro 34: quel que soit le sujet, il en existe une version porno. Aucune exception. C’est une des multiples règles mémétiques à laquelle Liz Kavanaugh, inspectrice de la police écossaise dans les années 2020, est confrontée quotidiennement dans Rule 34, le dernier roman de Charles Stross.

À la suite des événements décrits dans Halting State, auquel Rule 34 fait suite quelques années plus tard, elle se retrouve sur une voie de garage, à la tête d’une brigade en sous-effectif qui est en charge de faire face aux mèmes dangereux et autres pratiques virales qui pourraient déborder dans le monde réel.

Autrefois promis à un brillant avenir, aujourd’hui forcée à regarder des peta-octets de vidéos de chats, de cascades jackassiennes et de perversions sexuelles rendues uniquement possible par la popularisation d’images de synthèse photoréalistes, elle se retrouve impliquée dans une enquête sur une série de “malheureux accidents” fatals à un nombre considérable de spammeurs. Et doit refaire équipe avec l’ex-superflic européen qui avait été partiellement responsable de sa disgrâce passée.

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U mad?

Petite note technique: vous avez sans doute noté que les avatars par défaut, après une brève période de hiatus, ont été remplacés par des Rage Faces. C’est grâce à la magie d’un nouveau plug-in pour WordPress baptisé Rage Avatars (et à un petit bricolage pour s’assurer que tout fonctionne correctement).

Pourquoi? Principalement parce que, comme beaucoup de choses qui touchent à la mémétique, les Rage Faces m’amusent beaucoup et, en plus, ça me permet de remplacer ces “monstres” aléatoires très moches. Comme certains d’entre vous semblent totalement imperméables à la notion de Gravatars, c’est une solution qui me convient.

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Lag!

Fucking Lag!

Si ça ne vous fait pas rire, c’est que vous n’avez jamais joué à un jeu de tir à la première personne en réseau. Ou que vous ne comprenez pas l’anglais. Ou que vous n’avez aucun humour. (Message original via Very Demotivational.)

Inception

Des quatre du gang habituel parti voir Inception, le dernier film de Christopher Nolan, je suis le seul à avoir plutôt bien aimé. C’est un peu Avatar à l’envers. Et, à vrai dire, je les comprends un peu, parce que je n’arrive pas à me départir d’une confuse impression qu’Inception rime avec déception. Je vais essayer de limiter les spoilers au minimum, mais si vous n’avez pas vu le film, c’est peut-être une bonne idée de ne pas continuer au-delà.

Inception est fondamentalement une histoire d’arnaque, où un groupe de mercenaires spécialisés embarquent dans le rêve d’une autre personne, non consentante, dans le but de lui soutirer des informations. Ou, dans le cas présent, de lui implanter une idée. C’est un peu le principe de la mémétique: faire de la culture d’idée comme on fait la culture de souches virales, pour en infecter une personne donnée.

Visuellement, on en a pour son argent, avec des effets spéciaux et des trouvailles visuelles très bien balancées, que ce soit la bagarre dans le couloir à la gravité changeante, le train de marchandise dans les rues de New York ou la ville-rêve qui s’effondre. Auditivement aussi, avec une omniprésence de la musique, avec des thèmes et des codes similaires à ce qui était déjà présent dans The Dark Knight, précédent film de Nolan.

Le problème se trouve au niveau du scénario: si on fait abstraction du côté science-fiction/fantastique et de la dimension onirique, il s’agit d’un bête film d’arnaque pas très enthousiasmant: la bande de zozos monte son mille-feuille onirique et piège son pigeon et c’est un peu tout. Soit, il y a une certaine tension quant à la réussite du plan et de l’objectif secondaire du personnage principal, mais c’est un peu tout. Franchement, c’est un peu “tout ça pour ça?”

J’aurais aimé quelques retournements, de la trahison, et quelques coups de théâtres du même genre. Pour un film aussi copieux au niveau des concepts, je le trouve un peu vide du point de vue de la trame. Ses deux heures et demie auraient pu être mieux remplies. Il y a sans doute une question de rythme, mais personnellement, ça m’a moins gêné que ceux de mes petits camarades; je suppose que c’est plus gênant si on n’entre pas dans le film.

Fondamentalement, je soupçonne surtout que la source principale de ma déception vient du fait qu’Inception est un film dont j’entend parler en long, en large et en travers depuis près de six mois et qui me faisait l’effet d’être une tuerie majeure. Au final, c’est un film agréable, mais sans plus, un peu mi-chair mi-poisson, le cul entre le blockbuster de saison et le film à concept.

L’origine des légendes: le Père Noël

Vous vous demandez sans doute, surtout en cette saison, d’où vient le Père Noël. La réponse facile est “de Laponie”. Certes, mais savez-vous seulement les efforts nécessaires pour obtenir un vrai Père Noël?

La réponse tient en deux films, réalisés par les Finlandais de Rare Exports. Je précise qu’il s’agit de Finlandais, parce que j’ai de plus en plus l’impression que la Finlande est, culturellement, une variante européenne du Japon en ce qui concerne la production de trucs barrés de la tête. À la différence près que les Finlandais sont beaucoup plus doués que les Japonais pour le métal…

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Surge

Surge logo

Pour ce billet, je vous autorise à de noirs soupçons de copinage, car Surge est très probablement le fait d’un pote que je ne dénoncerai pas ici, d’une part parce qu’il est déjà Belge et que c’est à peu près aussi dur à porter que d’être Suisse et, d’autre part, parce que je suppose que s’il se retranche derrière le pseudonyme du Comte, il a ses raisons (mais comme je sais qu’il lit ce blog, il daignera peut-être s’auto-dénoncer devant le front des troupes).

 

Know Your Meme

Kudos au Surcap’ pour m’avoir fait découvrir Know Your Meme, une série épisodique de vidéos en anglais traitant de la mémétique et de ses différents courants. Que ce soit les FAIL, les LOLcats, Disaster Girl ou Dramatic Chipmunk – sans parler du légendaire All your base are belong to us, les macro-images n’auront plus aucun …

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Qui peut résister à faire l’imbécile avec des notes autocollantes?

EepyBird Sticky Note Experiments

Tout le monde connaît les notes autocollants, invention indispensable de la vie de bureau; moi-même, j’en utilise quelques mètres carrés chaque année pour noter des numéros de téléphone, laisser des messages aux collègues, marquer des pages à corriger ou indiquer que je suis encore en réunion et ce jusqu’à après-demain soir, inclus. Ça a un petit côté gadget qui fascine.

Fail! La victoire par l’échec

The bridge to Fail Country

Un rien m’amuse. Par exemple, ce mème désopilant, car souvent très méchant, qui illustre l’échec par l’usage du mot “Fail” en conjonction avec une image de désastre ou de plantée majeure. Le “You Fail At Failing” précédemment blogué ici même en est un exemple. Vous en trouverez une jolie collection sur le FAIL Blog. Il …

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