Paléo 2016 – Mardi: Muse & co

Cet article est le numéro 2 d'une série de 9 intitulée Paléo 2016

(Comme mentionné précédemment, cette semaine sera consacrée au Paléo 2016, sous la forme d’un liveblog de l’événement. Enfin, autant que faire se peut. Du coup, les réseaux sociaux et les flux RSS ne vont pas être super à jour.) Il est 18 h 10. On est rentrés, ouf! Dans les festivals, il y a une …

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Verbal Delirium: So Close and Yet So Far Away

C’est sur la recommandation de Prog-résiste que j’ai acheté l’album So Close and Yet So Far Away du groupe grec Verbal Delirium. Il y a des jours, comme ça, où il me prend de faire une razzia sur les boutiques en ligne sur la seule foi des chroniques de ce vénérable (et vénéré) magazine, avec des résultats parfois contrasté. “Contrasté” est un terme qui s’applique du reste pas mal à cet album, qui alterne morceaux remarquables et œuvres plus banales (voire bancales).

La musique de Verbal Delirium mélange des inspirations rock progressif, métal, rock alternatif, voire pop. Ce qui en soit ne serait pas un mal, si le mélange avait une certaine homogénéité. Ce n’est hélas pas toujours le cas et le moins que l’on puisse dire est qu’il y a parfois des grumeaux qui ont du mal à passer. De façon générale, l’album me rappelle un peu trop certains groupes de prog éphémères des années 1980-1990; disons que, s’ils étaient éphémères, il y avait souvent une bonne raison à cela.

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The Pineapple Thief: Someone Here Is Missing

Malgré des initiales et un label commun, The Pineapple Thief n’est pas Porcupine Tree et ce nouvel album Someone Here Is Missing est là pour rappeler que s’il y a bien des similitudes entre ce groupe anglais et la bande de Steven Wilson, elles restent bien en-deçà de ce que l’on peut entendre dans des groupes de la même mouvance, dite “post-progressive”.

Au reste, dès les premiers morceaux, on sent qu’on n’a pas affaire à des contemplatifs maniaco-dépressifs. En clair, ça pulse bien dans les chaumières! Les influences de The Pineapple Thief sont également à chercher dans les aspects les plus rock d’Anathema, mais aussi du côté de Muse. Mais ne rêvons pas: il y a certes des aspects plus pop, mais nous n’avons pas ici un concurrent direct issu du Vrai Prog pour la conquête du grand public.

Ou plutôt si: rêvons qu’un producteur ambitieux jette une oreille à Someone Here Is Missing et se dise qu’un “Nothing At Best” a de bonnes chances d’aller chatouiller les oreilles du fan de Muse dans le sens du poil. Imaginons que la patate de “Wake Up The Dead” couplée avec un célèbre réalisateur de clips devienne un succès viral et que la prestation scénique de “3000 Days” devienne l’hymne d’une nouvelle génération.

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Muse: The Resistance

Je dois avouer que ce n’est pas moi qui ai découvert le dernier album du groupe anglais Muse, The Resistance, mais Madame mon épouse. Si j’avais la moindre notion d’honneur, c’est le genre de FAIL qui aurait entraîné un suicide rituel immédiat et douloureux. Disons que mon sens de l’honneur, ou ce qui en tient lieu, ne s’applique pas aux découvertes musicales, surtout quand elles impliquent du prog.

Bon, je sens que quelques millions de lecteurs, qui ont découvert Muse un éon ou deux avant moi, vont hurler et me jeter des objets lourds à la tête à la moindre mention de ce groupe associé au rock progressif – tonton Alias, ou “il voit du prog partout”. Ce n’est pas tout à fait faux, encore qu’entendre serait plus exact que voir, dans ce cas. Il n’empêche qu’à mon humble avis personnel à moi que j’ai, il y a clairement un côté prog: sinon dans la musique elle-même, mais dans l’éclectisme de la démarche.

En fait – et je pense que ces propos vont également me valoir une lapidation improvisée – cet album m’a surtout et d’abord rappelé un certain nombre de grands noms des années 1980, certains connus et d’autres moins: Ultravox pour “Uprising” ou “Guiding Light”, Alphaville dans “Resistance” et Queen pour “United States of Eurasia” (mais celui-ci, je soupçonne que je ne suis pas le seul). C’est parfois très subtil, comme les intonations de la voix de Matthew Bellamy, une mélodie en fond, parfois pas.

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