Tuomas Holopainen: The Life and Times of Scrooge

Tuomas Holopainen: The Life and Times of Scrooge

Quand on découvre, avec nos yeux de francophones, que Tuomas Holopainen, ci-devant claviers de Nightwish, a composé un album sur The Life and Times of Scrooge – autrement dit, sur la vie de Picsou – on se prend un grand coup de WTF entre les deux oreilles.

 

Un océan de visages

Nightwish à Colmar

Il y a des jours où la musique me parle. Et il y a des jours un peu tous les jours. Dans le cas présent – et même si je ne suis pas convaincu par l’ensemble – ce sont deux morceaux en particulier de Endless Forms Most Beautiful, le dernier album de Nightwish, “Alpenglow” et “The Greatest Show on Earth”, qui m’ont inspiré ce petit texte de fiction.

Nightwish: Showtime, Storytime

C’est bientôt Noël et, pour les fans du célèbre groupe de métal symphonique finlandais, Nightwish a de nouveau pensé à vos petits souliers: Showtime, Storytime est un album live enregistré au festival Wacken Open Air cette année et il contient une surprise de taille: l’arrivée de Floor Jansen comme chanteuse attitrée.

OK, ce n’est pas tout-à-fait vrai: Floor Jansen a remplacé au débotté Anette Olzon, victime d’un gros problème de santé l’année passée, elle a été confirmée comme chanteuse attitrée il y a deux mois, en même temps que Troy Donockley (uilean pipes et flûtes diverses) était lui aussi confirmé comme membre du groupe à part entière.

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Lonewolf / Nightmare / Epica / Within Temptation / Nightwish à Colmar

Le plan du week-end était : monter à Colmar (quatre heures de train) et y retrouver Ghislain pour la « Hard Rock Session » de la Foire aux Vins, qui consiste en la bagatelle de cinq groupes de métal, dont trois du type « à chanteuse ». À savoir les régionaux Lonewolf et Nightmare, suivis par Epica, Within Temptation et Nightwish. Beau programme.

Bon, dans la pratique, Ghislain a eu l’idée saugrenue de se casser la cheville il y a une semaine et, du coup a été formellement interdit par la Faculté d’aller mosher dans les fosses. Pas grave : j’y suis allé tout seul, comme un grand, et je n’ai même pas eu peur ! Pourtant, dix mille métaleux qui débarquent sur une Foire aux Vins (qui comprend beaucoup plus de foire que de vins), ça a de quoi inquiéter.

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Nightwish: Imaginaerum

C’est peu de dire qu’Imaginaerum, le nouvel album de Nightwish, était attendu! Sans aller jusqu’à dire que c’était l’album le plus attendu de l’année, la compétition étant sévère sur ce point, il est aisément dans le trio de tête. Allait-il être à la hauteur des attentes générées par l’excellent Dark Passion Play? Allait-il être plus prog? Plus symphonique? Plus folk?

À toutes ces question, la réponse est “oui”. Il est plus. Plus tout, en fait, à part peut-être “plus métal”. En un sens, c’est logique: Dark Passion Play donnait déjà dans un style hyperbolique et, à mon avis, c’est même ce qui faisait, sinon l’originalité, du moins la spécificité de ce “nouveau” Nightwish. Imaginaerum continue sur cette lancée en en remettant une couche.

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Amaranthe

Chère Amaranthe,

Comme on dit sur les Internets, j’ai vu ce que tu as fait là. Ton premier album éponyme, dont le titre rappelle étrangement un morceau de Nightwish, alors que tu donnes dans le métal symphonique variante “à chanteuse”, c’est pas super subtil, tu ne trouves pas?

En plus, jouer sur les contrepoints voix féminine mélodique / hurleur patenté, ce n’est pas des plus original non plus. Et je ne parle pas de tes mélodies pop-métal qui, à la première écoute dans un magasin spécialisé dans les mangas, m’a fait demander “c’est la musique de quel animé?”

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Leaves’ Eyes: Meredead

J’avais découvert Leaves’ Eyes il y a un an avec Njord et son métal symphonique à chanteuse (Liv Kristine, excellente) et, si j’avais été agréablement surpris par sa qualité, je le suis également par ce remarquable Meredead. Ce qui en soi constitue également une surprise; en d’autres termes, je suis surpris d’être surpris.

Dans ce nouvel album, le sextet norvégien met l’accent sur les instruments et les compositions traditionnels pour arriver à un métal qui emprunte à la fois au Nightwish période Tarja et au folk-métal de groupes comme Eluveitie. Le mélange ne surprendra que ceux qui n’ont pas suivi l’évolution des deux genres: on le trouvait déjà sous forme de traces dans plusieurs morceaux de Nightwish, l’originalité de Leaves’ Eyes est de baser la quasi intégralité de Meredead sur ce concept musical.

La plupart des morceaux de l’album intègrent, sous une forme ou une autre, des éléments traditionnels, que ce soit dans leur instrumentation ou carrément dans le fait que ce soit des morceaux traditionnels en eux-mêmes. Ainsi, “Spirits’ Masquerade”, “Étain” ou “Meredead” intègrent métal symphonique et violons folk ou cornemuse, alors que “Kråkevisa” ou “Nystev” sont des arrangements de chansons traditionnelles scandinaves.

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Amberian Dawn: End of Eden

Parfois, quand j’achète un album moyen, mais prometteur, j’ai de bonnes surprises en écoutant le suivant. Parfois pas. End of Eden, nouvel album des Finlandais d’Amberian Dawn, rentre dans cette seconde catégorie. Pour être plus précis, cet album n’apporte pas grand-chose de neuf par rapport au très anecdotique The Clouds of Northland Thunder que j’avais chroniqué il y a un peu plus d’un an.

Bon, ce n’est vrai que globalement: il y a tout de même quelques différences notables. D’abord, au niveau musique, j’ai l’impression que le métal symphonique d’Amberian Dawn s’est bonifié: plus complexe, plus travaillé, moins “Nightwish de la fin des années 1990”. Le problème est que, dans le même temps, c’est la voix qui ne suit plus; pour être plus précis, ce n’est pas la voix elle-même (Heidi Parviainen est toujours une excellente soprano), mais la place que cette dernière a dans l’orchestration.

Globalement, j’ai l’impression que la production est le gros, gros point faible de End of Eden. Pris séparément, la musique et le chant sont impeccables, mais c’est dans l’assemblage que ça pêche. Bon, c’est peut-être aussi que je commence à être sérieusement fatigué de cette mode des chanteuses lyriques associées à des groupes de métal, mais j’ai vraiment l’impression que, dans ce cas, la mayonnaise ne prend pas. Ou plus, c’est selon.

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Epica: Design Your Universe

Il y a peu – genre hier – je vous causais d’Amberian Dawn, groupe de métal à chanteuse sympathique, mais pas forcément très inspiré. En même temps que cet album, j’avais également acheté Design Your Universe, dernier opus en date d’Epica, groupe hollandais qui donne également dans ce style. Disons que ce n’est juste pas le même calibre.

D’Epica, je ne connaissais que le double live The Classical Conspiracy, chroniqué ici même il y a moins de six mois. Force est de constater que, dans le genre métal symphonique, c’est un groupe qui en connaît un peu plus qu’un rayon. Design Your Universe ne fait pas vraiment dans la demi-mesure: ton grandiloquent, chœurs gothiques en pagaille, suffisamment d’emphase pour étouffer un auteur romantique, orchestration classique; carton plein au goth-bingo!

Le fait est que depuis que Nightwish et Therion ont déblayé le chemin du métal symphonique à grand spectacle qui se la pète façon Hans Zimmer, c’est devenu une véritable autoroute. Sans révolutionner le genre, Epica sait jouer sur ses forces, notamment sa chanteuse Simone Simons, ainsi que des musiciens plutôt doués. Les compositions sont solides et complexes juste ce qu’il faut, avec une mention spéciale pour le monumental “Kingdom of Heaven”.

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Amberian Dawn: The Clouds of Northland Thunder

À l’écoute du nouvel (= deuxième) album d’Amberian Dawn, intitulé The Clouds of Northland Thunder, je me dis que 1999 est de retour et qu’il n’est pas content. J’entends par là que la musique de ce groupe finlandais de métal à chanteuse ressemble beaucoup à ce que faisait un autre groupe finlandais de métal à chanteuse, précurseur du genre et qui rime avec “Rightwish”, il y a dix ans de cela.

Pour moi, ce n’est pas une très bonne nouvelle. D’une part, parce que si j’achète un album de l’année, ce n’est en général pas pour écouter un truc qui aurait pu être fait il y a dix ans (il y a des exceptions) et, d’autre part, parce que je considère que le métal à chanteuse fin XXe siècle n’est pas ce qui se faisait de plus intéressant musicalement, hormis l’aspect de la nouveauté.

Avec Amberian Dawn, ce qui me dérange le plus, ce n’est pas tant le côté “chanteuse” que le côté “métal”. Heidi Parviainen est une soprano de talent et ses acolytes sont loin d’être de mauvais musiciens, mais musicalement, on a droit à un alignement de poncifs du power-métal avec,  ça et là, une touche d’originalité dont on peut craindre qu’elle est plus statistique que voulue.

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Sonata Arctica: The Days of Grays

Attention! The Days of Grays, le dernier album de Sonata Arctica, contient un piège – plein de pièges, même! Le premier, et pas des moindres, est que les Finlandais fous concrétisent avec cet album un sérieux virage vers le métal symphonique, déjà quelque peu entammé par le précédent opus, Unia.

Dans les faits, ça veut dire que si on n’est pas prévenu et qu’on s’attend au style power-métal habituel du groupe (ou, à la limite. à un virage vers le prog-métal, là encore commencé précédemment), ça surprend. J’avoue: j’ai été surpris. Au début, pas en bien, d’ailleurs: il m’a fallu un moment pour me faire à cette nouvelle approche musicale, avec moins de cavalcades guitaristiques et plus d’emphase – BEAUCOUP plus d’emphase! C’était le deuxième piège.

Le troisième est que, contrairement à ce que j’avais cru glaner de quelques indices (notamment les titres de morceaux, qui répètent souvent le mot “gray” et font en plus allusion aux X-Files et ses “petits gris“), The Days of Grays n’est pas un concept-album. Ce qui est impressionnant, parce que musicalement, j’ai connu des concept-albums beaucoup moins cohérents que ça (n’est-ce pas, Abacab?).

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Eureka: Shackleton’s Voyage

Tiens, c’est rigolo: j’ai récupéré ce Shackleton’s Voyage du groupe allemand Eureka il y a près d’un mois et j’ai totalement oublié de le glisser dans une playlist, ce qui fait que j’ai également oublié de l’écouter jusqu’à ce jour. Rigolo et pas très malin, mais passons. C’est surtout un peu dommage, parce que je …

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Elias Viljanen: Fire-hearted

Lorsque j’ai vu en boutique Fire-hearted, album solo d’Elias Viljanen, guitariste de Sonata Arctica entouré de guest-stars prestigieuses (Marco Hietala de Nightwish, par exemple), je me suis fait des idées. Ça m’arrive souvent, surtout en matière de musique. Il m’arrive également souvent d’être déçu.

Dans le cas présent, j’ai du mal à parler de déception: Fire-hearted est un bon album. Bon, c’est juste que là où j’attendais du power-metal à la Sonata Arctica ou quelque chose du même genre, je me retrouve avec du hard-FM lorgnant lourdement vers les premiers albums de Satriani.

Certes, c’est du bon, voire parfois du très bon hard-FM: “Last Breath of Love” et “Kiss of Rain”, pour ne citer que ces deux morceaux, sont très bien foutus, carrés, imparables. C’est juste que les albums de guitaristes est un genre que je pensais avoir oublié depuis une quinzaine d’année, époque où j’achetais sans coup férir tout ce qui ressemblait à du Vinnie Moore ou Yngwie Malmsteem.

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Delain: April Rain

C’est sur la recommandation de Fulgan (et quelques écoutes chez lui) que j’ai découvert le groupe de métal symphonique hollandais Delain, dont le dernier album, April Rain, est sorti récemment. À vrai dire, je l’avais vu dans les bacs de mon fourgue habituel, mais je n’y avais pas prêté plus d’attention que cela. Dans la foulée, j’ai également acheté Ludicity, le premier album du groupe.

Soyons clairs: Delain est du métal symphonique on ne peut plus classique, de la variété “à chanteuse”, et ne révolutionnera pas le genre. On est en effet beaucoup plus proche du clone de Nightwish, période Annete Olson, que du prog-métal extrême à décrochages non euclidiens.

Pour tout dire, si j’avais envie de dire des méchancetés, je dirais que Delain, c’est du métal pour enfants sages. Agression mesurée, énergie contenue, jolies mélodies, jolie chanteuse, musiciens propres sur eux. Les gendres (et la bru) idéaux, en quelque sorte. Mais bon, vous me connaissez, ce n’est pas mon genre de dire des méchancetés…

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Dream Theater: Black Clouds & Silver Linings

Black Clouds & Silver Linings, le nouvel album de Dream Theater, vient de sortir, vingt ans après When Dream and Day Unite. Putain, vingt ans!

Depuis le temps, on pourrait se dire que la routine s’installe: un album sort avec son lot de bons morceaux et d’autres plus oubliables; la proportion change suivant les albums, il y a les bonnes et les mauvaises années. Dans le cas présent, 2009 est une excellente année pour la cuvée Dream Theater!

Autant le précédent album, Systematic Chaos, m’avait laissé un peu froid (et, avant lui, Octavarium ne révélait sa puissance que dans sa version live avec orchestre), autant ce Black Clouds and Silver Linings m’impressionne.

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