Ozric Tentacles: Technicians of the Sacred

Ozric Tentacles: Technicians of the Sacred

Hier, je vous parlais de Quantum Fantay, digne représentant de cette variante de space-rock qui touche au rock progressif. Il est à peu près impossible d’évoquer ce genre musical sans parler de Ozric Tentacles, à la fois dans le rôle du grand-père et du gorille de huit cents livres. Le hasard a voulu que, dans le même temps que j’achetais Dancing in Limbo, j’ai également acquis Technicians of the Sacred, leur nouvel album.

Ozric Tentacles: Paper Monkeys

Si j’ai bien calculé, Paper Monkeys est le 167e album du groupe anglais de space-rock Ozric Tentacles. Ah non, excusez-moi: c’est juste le 22e ou 23e, mais j’ai perdu le compte. Il faut dire que, dans le genre “légende vivante de l’underground britannique”, ils se posent un peu là, cette joyeuse bande de déjantés musicaux!

En fait, je soupçonne qu’ils ont refait un album rien que pour m’enquiquiner, après que j’ai osé affirmé qu’ils pouvaient prendre leur retraite tranquille et passer le flambeau à Quantum Fantay. Bon, la retraite pourra attendre un peu, d’autant plus que ce Paper Monkeys me semble un ou deux crans au-dessus de l’assez oubliable Yumyum Tree.

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Quantum Fantay: Bridges of Kukuriku

À l’écoute de Bridges of Kukuriku, dernier album en date de Quantum Fantay, nombreux sont sans doute ceux qui ont hurlé au plagiat, tant il ressemble à du Ozric Tentacles: même space-rock déjanté, mêmes virgules électroniques qui partent dans tous les sens comme autant de feux d’artifice, même flûte, le tout, sur le même fond de rock limite métal. Personnellement, je le vois plutôt comme un passage de relais.

Alors que le groupe anglais aligne bientôt trente ans d’existence et, sans vouloir médire, commence un chouïa à tourner en rond (je n’ai pas été très convaincu par leur dernier album, The Yumyum Tree), les p’tits Belges qui montent se lancent dans l’aventure avec enthousiasme et, au fil des ans, de plus en plus de maturité. J’avais quelques réserves sur les précédents albums de Quantum Fantay, elles sont complètement dissipées à l’écoute de Bridges of Kukuriku.

En six morceaux qui, à une exception près, font entre huit et neuf minutes, Quantum Fantay pose les contours de son univers musical: une version modernisée et très rock de ce qui aurait pu être la bande-son d’un film de science-fiction expérimental des années 1970, mélangeant le rock psychédélique de Hawkwind, le rock progressif de Yes ou de Genesis, le rock électronique de Tangerine Dream et des éléments plus hard-rock; “Portable Forest” est peut-être l’exemple le plus marquant de ce style.

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Ozric Tentacles: The Yumyum Tree

C’est toujours avec un plaisir certain que j’accueille dans ma liste d’écoute un nouvel album d’Ozric Tentacles, en l’occurrence The Yumyum Tree.

Avec son space-rock inspiré, doux mélange entre du prog dinosaurien, un Hawkwind qui aurait pris de l’herbe-qui-fait-rire et le rock électronique à la Kraftwerk, moitié planant moitié dansant et parsemé de “virgules” qui rappellent les bruitages de jeux vidéos des Temps Héroïques (consoles en silex, manettes en os de mammouth), Ozric Tentacles trace depuis plus de vingt-cinq ans son chemin sur des terres musicales rarement explorées.

Plaisir, certes, mais depuis quelques albums, un léger agacement: à l’instar de beaucoup d’autres groupes de leur âge, Ozric Tentacles semble ne plus être capable de faire autre chose que du Ozric Tentacles. Un peu comme les Dupond-Dupont qui suivent les traces de leur propre jeep dans le désert, Ozric donne l’impression de tourner en rond sans même s’en apercevoir.

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Quantum Fantay: tentacules à la belge

Certains hasards font bien les choses: ainsi, s’il n’y avait pas eu cette typo sur le mot “fantasy”, Quantum Fantay aurait eu un nom extrêmement banal. Au lieu de cela, ce groupe belge sort du lot, déjà comme ça; c’est le miracle du branding!

Ahem…

Donc, Quantum Fantay est un groupe de prog-rock belge, qui fait du “liquid space rock” — entendez par là un son très proche de celui des anglais d’Ozric Tentacles. Ils ont tendance à aller aussi piocher des inspirations dans le Jean-Michel Jarre des débuts ou dans le Tangerine Dream, ce qui amène une petite touche d’originalité. Mais, même sans cela, le principal défaut que j’ai trouvé à ce groupe est d’être à peu près introuvable.

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