Frost*: Falling Satellites

Frost*: Falling Satellites

Avec Frost*, j’ai appris à me méfier. Leur précédent album, Experiments in Mass Appeal, avait mis du temps avant de me convaincre et j’avais écrit ma chronique trop tôt. Pour Falling Satellites, leur dernier album, j’ai décidé de prendre mon temps et de lui consacrer une bonne dose d’écoutes. Ce qui s’est avéré une bonne idée.

Bruce Soord with Jonas Renkse: Wisdom of Crowds

Bruce Soord, c’est Pineapple Thief; Jonas Renkse, c’est Katatonia. Le premier écrit, le deuxième chante et mon tout, c’est Wisdom of Crowds, un album bizarroïde qui n’a à peu près rien à voir avec les deux groupes précités.

Le style de Wisdom of Crowds, c’est du pop-rock alternatif mâtiné d’électro, voire de lounge, tendance mélancolique. Il paraît que ça plait, mais si je ne peux pas dire que c’est un mauvais album, le style me laisse franchement de marbre.

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The Vicar: Songbook #1

Donc, Songbook #1, de The Vicar… Comment dire? J’avoue, cet album a fait partie de la grande rafle gibertienne de début juillet et je l’ai ramassé dans un réflexe quasi-pavlovien. “Réflexe”, dans ce cas, rime avec “perplexe”.

Le fait est, déjà, que les informations sur l’artiste/groupe/projet sont rares et non, le site officiel n’aide pas vraiment. Il semble qu’il s’agisse d’un sorte de gageure: produire un album sans basse ni batterie; sans section rythmique, en d’autres termes. Je soupçonne que quelqu’un a perdu un pari…

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Amaranthe: The Nexus

Cher Amaranthe,

La dernière fois qu’on s’était parlé – enfin, que je t’avais écrit – c’était pour ton premier album éponyme. Aujourd’hui, tu sors The Nexus et je me retrouve de nouveau perplexifié, mais pas pour les mêmes raisons.

Ton métal à chanteuse a, disons, évolué. Mais pas dans une direction que je qualifierai de “bonne”, vu que tu lorgnes plus sur la grosse électro-pop qui tabasse, voire le Rihanna de gouttière, que vers un métal symphonico-progressif qui aurait ma préférence.

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Steve Hogarth & Richard Barbieri: Not the Weapon but the Hand

Encore un album bizarre. Ça devrait être le dernier avant un moment. J’espère. Donc, Not the Weapon but the Hand est le fruit de la collaboration entre Steve Hogarth et Richard Barbieri. Si le premier évoque instantanément Marillion, le second me fait immanquablement penser à la variété italienne, qui m’est moins insupportable que la variété française pour la seule raison que je n’en comprends pas les paroles.

Bon, en fait, ça n’a juste rien à voir: Richard Barbieri a officié avec le groupe Japan dans les années 1970, avant de rejoindre bien plus tard Porcupine Tree. C’est une bonne nouvelle: on est en terrain progressif. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un peu la seule, mais je dois avouer que cet album n’a pas déclenché chez moi l’ouragan d’enthousiasme qu’une telle collaboration aurait pu supposer.

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The Winter Tree

Il existe des groupes de rock progressif qui flirtent ouvertement avec la pop; ce n’est pas forcément un mal, il faut juste être prévenu. Dans le cas de l’album éponyme du groupe américain The Winter Tree, on n’en est clairement plus au stade du simple flirt: il y a quelques années de vie commune, un petit pavillon en banlieue, des enfants… et ce n’est pas toujours le prog qui porte la culotte.

En fait, il y a un peu de tout, dans cet album: du rock progressif raisonnablement classique, du pop/rock aux sonorités progressives (un peu à la Alan Parson), du rock électronique façon Tangerine Dream ou Vangelis. C’est du rétro-progressif, mais, pour une fois, qui s’intéresse plus à ce qui se faisait au début des années 1980. Le groupe garde cependant une certaine identité et, malgré certains grands écarts, une certaine homogénéité.

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Amaranthe

Chère Amaranthe,

Comme on dit sur les Internets, j’ai vu ce que tu as fait là. Ton premier album éponyme, dont le titre rappelle étrangement un morceau de Nightwish, alors que tu donnes dans le métal symphonique variante “à chanteuse”, c’est pas super subtil, tu ne trouves pas?

En plus, jouer sur les contrepoints voix féminine mélodique / hurleur patenté, ce n’est pas des plus original non plus. Et je ne parle pas de tes mélodies pop-métal qui, à la première écoute dans un magasin spécialisé dans les mangas, m’a fait demander “c’est la musique de quel animé?”

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Blackfield : Welcome to My DNA

Welcome to My DNA est le troisième album de Blackfield, groupe composé de l’artiste israélien Aviv Geffen et Steven Wilson. Un jour, je vais finir par croire que Damien Wilson n’a que des side-projects et que même Porcupine Tree est un side-project de Steven Wilson, vu le nombre d’équivalents musicaux de pots de confiture dans lequel il trempe ses doigts.

Sans surprise, la musique de Blackfield ressemble beaucoup au rock progressif mélancolique que fait Porcupine Tree, peut-être avec un côté plus pop (notamment avec des morceaux dépassant rarement les cinq minutes) et un chouïa plus mordant dans les textes. Je dois avouer que les deux premiers albums du groupe ne m’avaient pas laissé de souvenir inoubliable (ni même de souvenir tout court), mais ce troisième album me paraît moins anecdotique.

Le ton est donné avec l’intro « Glass House », lente et mélancolique et, surtout, son enchaînement avec « Go to Hell » qui enjoint, sur un ton acidulé, l’auditeur d’aller se faire considérer chez ses sodomites préférés. Hormis ces facéties lyriques, la musique me rappelle un peu ce que faisait Alan Parson’s Project il y a quelques années – d’accord : quelques décennies – de cela.

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Alphaville: Catching Rays on Giants

Attention, metalheads, prog-fanatics et autres puristes des musiques non-commerciales: ceci est une critique de Catching Rays on Giants, le dernier album d’Alphaville. Oui, vous avez bien lu: Alphaville. Ce groupe est depuis bien longtemps une de mes plaisirs semi-honteux, aux côtés des Buggles et de Frankie Goes to Hollywood (ces deux derniers ayant un point commun; ami lecteur, sauras-tu le retrouver sans regarder Wikipédia, petit tricheur?).

Soyons tout de suite clairs: Alphaville, c’est de la pop descendant en droite ligne de la new-wave des années 1980, un groupe qui a connu son heure de gloire avec des tubes comme “Big in Japan” et “Forever Young” et qui, depuis, a continué son petit bonhomme de chemin sans trop se prendre la tête avec le box-office et la mode, évoluant vers des rivages tantôt prog (Afternoon in Utopia), tantôt électro (Prostitute). C’est surtout un groupe qui se distingue par une patate spectaculaire et un chanteur exceptionnel. Comme preuve, je vous mets la vidéo terrygilliamesque du single “Song for No-One”, qui est juste trop top et on se retrouve après.

Après ça, je ne vois pas trop ce qu’il y a à dire: Alphaville était un groupe génial il y a vingt-cinq ans, je les trouve toujours aussi chouettes aujourd’hui. Ça ne s’explique pas. Pas rationnellement, en tous cas. Même si je n’aime pas tout dans cet album, qui fait un peu le grand écart entre l’Aphaville des années 1980 et ses incarnations plus récentes, c’est toujours une usine à tubes intelligents, mélodies imparables mais qui ne prennent pas l’auditeur pour un imbécile.

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It Bites: The Tall Ships

Il y a des groupes comme ça, qui s’amusent à ressusciter de nulle part après vingt ans d’absence: le dernier album d’It Bites, Eat Me in St. Louis, date de 1989. Maintenant, niveau résurrection musicale, on a déjà vu des catastrophes majeures; The Tall Ships n’en fait pas partie. Sans être l’album du siècle, de …

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