Syn Ze Şase Tri: Zăul Moș

Syn Ze Şase Tri: Zăul Moș

Depuis le temps, je suppose que vous avez dû noter ma fascination, borderline fétichiste, pour les groupes de metal un peu bizarres venus de contrées exotiques. Et donc, aujourd’hui, je vais vous parler de Syn Ze Şase Tri et de leur album ZĂUL MOŞ. Déjà, rien que le nom et les diacritiques employés posent l’ambiance.

The Thirteenth Sun: Stardust

The Thirteenth Sun: Stardust

Encore un album de metal progressif via les recommandations de Angry Metal Guy! Décidément, ce site est une drogue (et il me coûte presque aussi cher)… The Thirteenth Sun est un groupe roumain – ce n’est pas mon premier, mais ce n’est pas non plus une nation de suspects habituels – et Stardust est un premier album impressionnant qui parle beaucoup de fin du monde.

Negură Bunget: Tău

Negură Bunget: Tău

Après ma précédente virée dans les étoiles, il est agréable de faire une balade dans les forêts fraîches et sauvages, surtout par ces fortes chaleurs. Bon, quand ces forêts se situent en Transylvanie, comme celles évoquées par le groupe de black-metal roumain Negura Bunget dans son nouvel album, Tău, il vaut mieux se préparer à des rencontres pas forcément des plus plaisantes.

Ghost Rider: Spirit of Vengeance

Hier soir, après le traditionnel barbeuque du samedi soir, nous avons regardé Ghost Rider: Spirit of Vengeance. Ça devait arriver: à force de s’enquiller des séries de films de superhéros, on devait finir tomber sur un qui n’est pas terrible – à se demander même comment ça se fait que la proportion ne soit pas inverse.

À vrai dire, “pas terrible” est un euphémisme pour “médiocre” et certains de mes co-spectateurs sont même enclins à dire bien pire. Moi, j’ai bien aimé, mais, objectivement, ce deuxième opus des aventures du motard-à-tête-de-mort-en-flammes, que l’on dirait inspiré par un tatouage obtenu un soir de beuverie, n’est pas une réussite.

Déjà, on retrouve le dénommé Johnny Blaze, incarné par un Nicolas Cage un peu à la ramasse et dont le jeu oscille entre hystérie et accent texan, dans une baraque en ruine en Roumanie, sommé par un prêtre motard alcoolique et noir (et à peu près aussi français que Cage) de protéger un gamin fille d’une gitane et du diable.

Le reste de l’intrigue tient sur un ticket de métro vu de profil et se résume par quelques combats et poursuites spectaculaires (la capacité du Ghost Rider à transformer tout véhicule qu’il pilote en monstre de flammes réserve quelques scènes amusantes) et du remplissage mystico-mystique (avec Christophe Lambert en guest-star). Aux décors new-yorkais du premier film succèdent les friches industrielles et les carrières de Roumanie, ce qui est, je vous l’accorde, un changement plutôt original.

Seulement voilà: à un scénario anémique et à des acteurs peu inspirés s’ajoutent une mise en scène totalement hystérique et une volonté de se la péter sérieux alors que l’ensemble du film vire au nawak total. On aurait eu là matière à un délire façon From Dusk Till Dawn tout en décalage, j’aurais applaudi à une série B géniale. Pas de bol: serious movie is serious, sauf que non.

Sur le moment, j’ai bien aimé: Ghost Rider: Spirit of Vengeance est distrayant si l’on est bon public, mais complètement oubliable. Par contre, si on a des exigences, ça risque d’agacer. À réserver à une soirée bien arrosée…

Din Brad: Dor

Les achats impulsifs, ce n’est pas toujours une bonne idée. Correction: les achats impulsifs sont très rarement une bonne idée, même s’ils semblent justifiés à priori. Par exemple, acheter Dor, le nouvel album de Din Brad, sous le seul prétexte que c’est un projet connexe d’un des membres de Negură Bunget (le claviériste Inia Dinia).

Negură Bunget: Vîrstele Pămîntului

Vous allez finir par croire que je fais une fixation sur les groupes de métal abscons de provenance exotique et la vérité n’est sans doute pas très loin: Negură Bunget est un groupe qui m’a sérieusement tapé dans l’oreille et leur dernier album studio en date, Vîrstele Pămîntului, est dans la continuité de Om, précédemment chroniqué ici même.

Alors certes, on pourra chouiner – comme beaucoup de chroniqueurs – sur le fait que la surprise est passée et que Vîrstele Pămîntului n’est pas le chef-d’œuvre qu’est Om. “On” pourra; moi pas: à mon avis, cet album confirme autant qu’il affirme le style de Negură Bunget, ce mélange entre un pagan-folk sombre et un black métal brutal, le tout entrecoupé d’ambiances planantes lumineuses, à l’image d’une promenade dans la “forêt brumeuse”, traduction littérale du nom du groupe.

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Negură Bunget: Om

Cela fait un petit moment qu’on me parle des Roumains de Negură Bunget. Déjà à cause de mon amour immodéré pour les découvertes musicales absconses venus de pays improbables et ensuite parce qu’il faut bien avouer que, ces derniers temps, j’ai pas mal tapé dans le death/black metal et que ça a fini par se voir. Sur la recommandation de beaucoup de gens, notamment le désormais habitué de ce blog Sabat, j’ai acquis l’album Om, paru en 2007, et je dois avouer que, pour de l’abscons, c’est de l’abscons.

Parce que non content de faire du black métal roumain, ce qui déjà en soi est assez original, Negură Bunget ajoute à ce style une approche folk et ambiante qui, par certains côtés, rappelle un peu Alcest et, par d’autres, plutôt le style plus brutal d’un Rotting Christ. On peut écouter quelques extraits sur le site ReverbNation de Negură Bunget, histoire de se faire une idée (encore que les extraits qui y sont semblent concerner des albums plus récents).

Pour ce qui est de Om, c’est un album très surprenant, qui alterne des morceaux courts et lents, brutaux (“Dedesuptul”) et planants, avec d’extraordinaires moments de grâce (“Primul Om”, “Cunoasterea Tacuta” et “Inarborat”, s’il ne fallait que citer ceux-là), des sonorités que l’on serait bien en peine d’attribuer à un genre ou à un autre. C’est très, mais alors très riche et, encore plus surprenant, très homogène.

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