iamthemorning: The Bell

iamthemorning: The Bell

Je ne suis pas contre les étiquettes, mais des fois, c’est bizarre. Par « étiquette », j’entends les classifications de genre. Celles qui, par exemple classaient il n’y a pas si longtemps le duo russe iamthemorning en « metal progressif ». Spoiler: ça n’en est pas. Et leur dernier album, The Bell, est là pour le prouver.

Kauan: Kaiho

Kauan: Kaiho

Il y a des groupes qui défient toute catégorisation. Prenez Kauan: à l’origine, c’était un groupe de doom/black-metal. Ça n’a pas duré et Kaiho, leur septième album, continue dans une veine qui associe rock progressif, post-rock contemplatif et folk.

Aesthesys: Achromata

Aesthesys: Achromata

Un des aspects les plus difficiles de la vie de blogueur musical, c’est d’arriver à tenir la cadence, entre les sorties attendues et les découvertes géniales. C’est pourquoi Achromata, dernier album en date d’Aesthesys, qui entre dans la seconde catégorie, a mis autant de temps à avoir sa chronique.

Eternal Wanderers: The Mystery of the Cosmic Sorrow

Eternal Wanderers: The Mystery of the Cosmic Sorrow

Il y a des groupes qui surgissent sur mon progdar comme venus de nulle part (ou de Progarchives). Dans le cas présent, Eternal Wanderers est un projet russe, né de la créativité des sœurs Kanevskaya, et The Mystery of the Cosmic Sorrow est un concept album, leur troisième (ou quatrième).

iamthemorning: Belighted

iamthemorning: Belighted

Après la mise en bouche de Miscellany, le mini-album paru au début de l’année, c’était avec une certaine impatience que j’attendais la sortie de Belighted, le “vrai” nouvel album du duo russe connu sous le nom de iamthemorning. Après plusieurs écoutes, je suis un peu déçu et un peu frustré, la frustration étant principalement due au fait que je ne comprends pas très bien d’où vient ma déception.

iamthemorning: ~

Si un jour on veut éviter des titres réellement abscons, il faudra à tout prix éviter que [bleu] et le groupe russe iamthemorning fasse un jour des petits, parce qu’intituler son album (comme le tilde), il fallait oser! Mais bon, c’est un peu le seul élément négatif que je peux lui trouver.

“Gentlemen of the Road”, de Michael Chabon

Quelque part dans l’Empire khazar, au Xe siècle de notre ère, deux aventuriers enchaînent les arnaques pour survivre, mais, dans Gentlemen of the Road, de Michael Chabon, le duo va se retrouver impliqué dans une épopée à base de trahison, d’usurpation, de prince et de princesse, d’honneur et d’éléphants.

Ce roman picaresque est court par la taille, mais long à la lecture: la faute à une langue et un style volontairement suranné et surchargé en terminologie antique et en jargon hébraïque. Car les deux héros sont juifs et les Khazars ont été nombreux à cette époque à appartenir au judaïsme. 

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Reserve De Marche: The Last Twenty Years

Intéressante découverte que ce Reserve De Marche (en français sans accent dans le texte), trio russe de post-rock, qui propose son album The Last Twenty Years en téléchargement libre (ou “payez ce que vous voulez”) sur Bandcamp. Merci Progressive Area!

Oh, ne vous attendez pas à un déferlement de sonorités nouvelles: la musique instrumentale que propose Reserve De Marche est dans la droite ligne du post-rock/post-métal à la Pelican ou Maserati. Sur cet album, sept morceaux, mais pour plus de cinquante minutes de musique; on n’est pas volé!

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Mind Portal: 1/1

Vous allez sans doute finir par croire que mon voyage dans les sphères musicales slaves tourne à l’obsession et vous avez sans doute raison. Le groupe est-européen du jour s’appelle Mind Portal; il est russe, fait du métal progressif instrumental et son premier album, sobrement intitulé 1/1, était (il a disparu depuis) intégralement téléchargeable sur leur site (ce qui est plutôt une bonne chose, vu que l’alternative est de passer par des boutiques en ligne russes, ce qui ne m’inspire qu’une confiance modérée).

Qui dit “métal progressif” dit à peu près immanquablement “Dream Theater” et il est clair que ce quatuor russe est sérieusement influencé la bande de LaBrie (sans LaBrie, puisque c’est instrumental) ou des groupes connexes, comme Liquid Tension Experiment. C’est parfois subtil, parfois pas du tout et même des fois à la limite du repompage pur et simple – chose qui reste heureusement rare.

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Kauan: Aava Tuulen Maa

Allez hop! Une nouvelle fournée d’obscure ambiante atmosphérique bizarre borderline métal venue d’ailleurs avec le groupe russe Kauan et son album Aava Tuulen Maa. Originaire de Chelyabinsk, voici un groupe qui ne dépareillera pas entre Agnost Dei et Fromuz, sinon que sa musique est quand même radicalement différente des deux précédents.

La musique de Kauan est à rapprocher des premiers efforts d’Alcest ou même des parties les plus calmes de groupes comme Agalloch en ce sens que c’est un style à mi-chemin entre le folk et le post-rock. Cela donne concrètement une musique atmosphérique, mélancolique, avec des morceaux plutôt long (un peu moins de dix minutes de moyenne) à la construction complexe, accompagnés de chants éthérés en russe.

De façon générale, l’orchestration des morceaux de Aava Tuulen Maa est en grande partie acoustique, mais avec quelques passages plus électriques, comme dans “Fohn” ou certains passages de “Sokea Sisar”. Avant de se lancer dans cette aventure plutôt folk, Kauan avait un passé métal qui ressort assez nettement par moments, mais ce sont quand même les passages atmosphériques qui dominent, hantés notamment par le violon de Lubov Mushnikova (une des deux membres permanents du groupe, avec Anton Belov aux chants, guitares et claviers).

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Agnost Dei: Take a Look 2010 AD

Quelque part, en Russie, le groupe de métal progressif Agnost Dei a dû se dire, au moment d’enregistrer son nouvel album Take A Look 2010 AD, “tiens, il y a un Suisse qui parle de nous. Si on lui faisait un album qui appuierait sur tous ses boutons? Du métal progressif très technique avec des accents drum-n-bass et des tendances vers le métal symphonique, par exemple.”

Bon, il est possible que je me fasse des idées, mais force est de constater qu’en la matière, Take A Look 2010 AD, qui reprend le Tree of Life que j’avais précédemment chroniqué, appuie effectivement sur un peu tous mes boutons en matière de métal progressif. Le défaut est qu’il appuie un peu à la façon russe: ça a toute la délicatesse d’une manœuvre de division blindée dans les steppes; en d’autres termes, Agnost Dei en fait un peu trop.

Ça commence avec “Take A Look”, petite intro instrumentale à “… into my Soul”, deux morceaux qui partent franchement dans tous les sens: violons, rythmique technoïde, décrochages multiples. Théoriquement, une excellente entrée en matière, mais qui en fait a la défaut de mettre en place un peu tous les problèmes d’Agnost Dei: en résumé, ils en font des tonnes. Leurs morceaux sont souvent d’une complexité telle qu’ils en deviennent presque impossible à suivre et, du coup, à apprécier.

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