The Reticent: On the Eve of a Goodbye

The Reticent: On the Eve of a Goodbye

Nomen est omen, comme on dit parfois. Si la chronique de Angry Metal Guy paraissait prometteuse, je dois avouer qu’au final, je suis moi-même un peu réticent à écrire cette chronique complète sur On the Eve of a Goodbye, du groupe de metal progressif The Reticent, plutôt qu’un « reste du samedi ».

The Reticent est le projet d’un professeur de musique américain, Chris Hathcock, qui signe la composition, quasiment tous les instruments et le chant. Rien que. Musicalement, on est parfois proche d’un Evergrey, voire d’un Pain of Salvation, avec quelques vocaux growlés.

On the Eve of a Goodbye est un concept-album autobiographique qui raconte le suicide d’une jeune femme – Eve – et ses conséquences. Chris, qui l’a connue, essaye de reconstituer ce qui a mené à son acte en quinze pistes et près de septante minutes. Certaines des pistes, titrées comme un compte à rebours, sont des courtes narrations.

Déjà, on peut voir que s’il existe des albums qui respirent la bonne humeur et la joie de vivre, On the Eve of a Goodbye n’est pas de ceux-ci. Mais bon, ce n’est pas le problème.

À vrai dire, je ne suis pas certain que l’on puisse parler de « problème ». C’est un de ces albums qui, objectivement, a beaucoup de choses pour me plaire mais qui, pourtant, ne parviennent pas à m’enthousiasmer.

Dans les points positifs, on peut signaler le fait que l’ensemble est vraiment bien foutu, tant au niveau de la composition, de l’interprétation ou des ambiances. Le sieur Hathcock a beau être tout seul derrière ses instruments, il assure comme un chef.

En essayant de comprendre ce qui ne va pas, je soupçonne que l’agencement général de l’album, qui est très long et très varié, est probablement pour beaucoup dans ce sentiment. Il est probablement trop long et trop varié pour moi. Et peut-être aussi que le thème, finalement, rend l’ensemble plus lourd qu’il ne devrait.

Il y a de très bonnes choses dans On the Eve of a Goodye et The Reticent a le potentiel de faire encore mieux à l’avenir, mais, dans le cas présent, je ne suis pas entièrement convaincu.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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