The Secret Life of Pets

The Secret Life of Pets

Mardi soir, l’indigence télévisuelle étant ce qu’elle est, ce fut séance rattrapage DVD avec le dessin animé The Secret Life of Pets – en français, Comme des bêtes, parce que la France est aux traductions WTF de titres ce que le Japon est au WTF tout court. Passons.

On y suit Max, un chien new-yorkais tout ce qu’il y a de plus normal, qui passe sa journée à attendre sa maîtresse qu’il aime d’amour de chien. Jusqu’au moment où celle-ci adopte Duke, un monstre plein de poils, qui fait de sa vie un enfer. Et, quand il essaye de s’en débarrasser, les choses tournent à la cata et les deux toutous se retrouvent paumés en pleine ville, avec la fourrière aux trousses.

Je n’en attendais pas grand-chose et, pour tout dire, je craignais que l’intégralité des trucs drôles du film ne se retrouvent dans la bande-annonce. Fort heureusement, ce n’est pas le cas et si ce n’est pas dessin animé de l’année (passée), j’avoue qu’il était fort divertissant.

L’histoire est fondamentalement banale: c’est une variante du « voyage extraordinaire », revu et corrigé par un Tex Avery post-moderne, où la société des animaux domestiques et des bestioles errantes (les « Flushed Pets », autrement dit les animaux balancés dans les toilettes) sert de miroir à la société humaine. On notera d’ailleurs que si on voit beaucoup d’animaux « défavorisés », tous les humains semblent aisés et en bonne santé.

The Secret Life of Pets vaut surtout par l’inventivité visuelle de quelques scènes – le repaire des Flushed Pets dans les égouts, le combat contre la vipère ou la bataille sur le pont de Brooklyn – et par des contre-emplois d’anthologie parmi les personnages (avec une réincarnation de Fulgence en chef de gang). Et beaucoup, beaucoup de scènes qui parleront forcément aux propriétaires d’animaux.

Comme souvent dans ce genre de production plutôt orientées pour les enfants, on retrouve suffisamment de clins d’œils pour amuser les adultes. L’ensemble ne révolutionne pas grand-chose, mais est plutôt plaisant pour occuper une soirée.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. iceman dit :

    Je ne l’ai pas chroniqué parce que, comme tu le dis, c’est sympa sans plus. La preuve, c’est que je n’ai pas un souvenir d’une scène en particulier, quelques mois après
    iceman Articles récents…Cinéma : Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir (2017)My Profile

    • Alias dit :

      Bon, perso, c’est le « combat » contre la Vipère qui m’a le plus fait rire, pour le côté totalement WTF de l’hyperbole à la Gumball.

      Mais sinon, ça ne m’étonnerait pas non plus que, dans six mois, je ne me souvienne même pas de ça.

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