V-Girls, tome 2: L’Armée cauchemardesque

Hollywood, 1938. Alors que l’Allemagne nazie vient d’envahir les Sudètes, Hedy Lamarr recherche une jeune actrice qui aurait elle aussi des pouvoirs exceptionnels. Ainsi commence ce deuxième tome de V-Girls, intitulé L’Armée cauchemardesque.

Autant le premier nous avait lancé au cœur de l’action, autant celui-ci prend un peu de temps pour nous expliquer de quoi il s’agit. Ou, à tout le moins, essayer: les protagonistes semblent être pas mal en retard sur les occultistes nazis, qui eux-mêmes ont du mal à maîtriser les forces qu’ils invoquent.

Le point capital, c’est la confirmation que le cinéma est le vecteur principal des pouvoirs invoqués à travers des actrices. Et, aux noms de Georges Méliès, Fritz Lang, Leni Riefenstahl et Luis Buñuel, s’ajoutent ceux de Guernica.

On voit également apparaître Dashiel Hammett, l’auteur et scénariste (notamment du Faucon Maltais) et Frances Farmer. Et, oui, comme je le pensais, Einstein est cité.

Si j’avais accueilli le premier tome de V-Girls avec un intérêt piqué de perplexité, ce deuxième épisode ne fait pas grand-chose pour dissiper la perplexité.

Le côté uchronie pulp/dieselpunk n’est toujours pas réellement expliqué et l’aspect « guerre secrète occulte » s’égare quelque peu dans les détails et les ramifications secondaires.

Si j’étais médisant, je dirais que c’est un défaut récurrent dans les scénarios de Jean-Pierre Pécau. Disons que ce n’est pas toujours aussi marqué que dans cette série. Ça aurait sans doute été moins gênant s’il y avait eu plus d’action.

Ce qui me gêne plus, dans ce tome, c’est le trait de Jovan Ukropina. Pour les personnages, ça va, mais les véhicules ressemblent souvent à rien. C’est déjà gênant pour les véhicules « uchroniques », mais pour l’attaque sur Guernica, les avions censément historiques sont complètement aux fraises.

L’un dans l’autre, ce deuxième tome de V-Girls reste cependant correct. J’avoue que je suis un chouïa échaudé par les uchronies sur la Deuxième Guerre Mondiale depuis Wunderwaffen, mais on n’en est pas encore à ce point.

Cela dit, j’attends la suite avec un poil moins de bienveillance.

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2 réflexions au sujet de “V-Girls, tome 2: L’Armée cauchemardesque”

    • Pas encore lu le Jour J 44, mais les deux premiers ressemblent furieusement à une resucée du roman Fatherland, de Robert Harris, mais vu du côté américain. C’est peu dire que je ne suis pas convaincu.

      Quant à Hedy Lamarr, ce n’est pas tant un retour en grâce qu’une redécouverte d’un personnage qui, au-delà de sa légende sulfureuse, était quand même pas mal badass.

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