Violet Cold: Magic Night

Violet Cold: Magic Night

Ce qu’il y a de bien avec Magic Night, le dernier album de Violet Cold, c’est que le titre comme le nom du groupe annoncent la couleur: c’est sombre, avec des teintes de violet profond et le froid d’une nuit d’hiver, et que c’est un peu magique aussi.

Violet Cold, c’est l’œuvre d’un multi-instrumentiste venu d’Azerbaijan – Emin Guliyev – qui donne dans le post-black-metal / shoegaze instrumental. L’ensemble fait bien évidemment penser à Alcest, référence du genre, mais l’aspect instrumental donne à la musique une facette originale.

Avec neuf pistes et cinquante-cinq minutes, Magic Night n’est pas un petit gabarit et, eu égard au fait que c’est un album instrumental, on pourrait craindre de la répétition, voire de la fatigue. Ce n’est clairement pas le cas.

À ce stade, je pourrais citer la chronique de Angry Metal Guy, qui m’a fait découvrir ce petit bijou, et qui dit que « c’est un album qui est également un instrumental ». C’est tout à fait ça: Violet Cold ne donne pas l’impression d’avoir oublié son chanteur en route, ses compositions sont clairement prévues pour être instrumentales.

Pour s’en convaincre, je dirais bien qu’il suffit d’écouter le morceau-titre – dix minutes de bonheur – mais, à vrai dire, l’intégralité de Magic Night mérite d’être écouté et savouré. C’est une merveille de musique planante, stellaire, avec juste ce qu’il faut de metal pour lui donner du mordant, notamment au niveau de la batterie et de certaines parties de guitare, qui se posent en contrepoint du piano, des claviers et des guitares en mode shoegaze.

La chronique de AMG conclut en parlant d’un « chant du cygne d’une civilisation mourante ». J’aurais aimé trouver cette image, parce qu’elle est juste. Magic Night est superbe de bout en bout, blindé d’émotions et, s’il n’était pas sorti en 2016, ce serait un sérieux candidat au titre d’album de l’année. Allez l’écouter sur Bandcamp; achetez-le dans la foulée – à $6, ce n’est presque pas la peine de réfléchir – et écoutez-le en boucle, souvent, tout le temps.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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