Black Yet Full of Stars

Black Yet Full of Stars

Avec un nom pareil, on pourrait croire que Black Yet Full of Stars est un groupe de black-metal, voire de post-rock. Il n’en est rien: ce fort réussi premier album, repéré l’année passée sur Angry Metal Guy est un bel exemple de power-metal classique.

Black Yet Full of Stars est un projet composé de musiciens italiens, grecs et américains qui proposent un metal puissant, symphonique, souvent épique et très énergique à défaut d’être très inspiré. On notera le chant énervé de David Scott McBee qui, quelque part, rappelle un peu celui d’Evergrey.

L’album compte huit pistes pour un peu moins de quarante minutes. Les morceaux sont calibrés entre quatre et six minutes; là encore, c’est classique, mais au moins ça évite l’écueil des epics à rallonge qui ne vont nulle part – n’est pas Blind Guardian qui veut.

Ce choix de format permet au groupe de développer une musique qui joue surtout sur l’énergie et où les instrumentations symphoniques ajoutent de la patate à des morceaux qui n’en manquent déjà pas. L’orchestration n’est pas sans rappeler le live S&M de Metallica, notamment sur « Face sur Face » ou « Lords of Silence ».

Alors oui, Black Yet Full of Stars ne s’aventure pas vraiment sur les chemins les moins fréquentés. On pourrait même mesquinement dire qu’ils vont jouer sur l’autoroute. Certes, mais ils s’y engagent avec un véhicule qui tient plus du semi-remorque blindé abreuvé au nithrométhane qu’avec la mobylette de leur grand-mère.

En d’autres termes, on ne va pas leur attribuer la palme de l’originalité, mais ces huit pistes s’écoutent avec plaisir, voire enthousiasme. Même un morceau plus calme comme « A Boy in Chain », ne transige pas sur la puissance.

Perso, j’aime bien. Si le groupe se définit comme influencé par le metal progressif, je trouve que c’est peut-être un peu exagéré, mais la compétence des musiciens et l’intensité des compositions pardonne beaucoup de choses. Je recommande donc volontiers l’album aux amateurs de metal symphonique qui pète bien – en espérant qu’il y en aura d’autres.

Bonus: la vidéo de « Every Great Man’s Ghost »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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