Evergrey: The Storm Within

Evergrey: The Storm Within

L’âge a quelque peu calmé les Suédois d’Evergrey: leur nouvel album, The Storm Within – un concept autour d’une histoire d’amour interstellaire – a un côté très policé, presque civilisé, qui contraste quelque peu avec le metal progressif énervé et rageux de leurs débuts. Mais c’est juste un côté.

Sur cette nouvelle galette, Evergrey met le paquet au niveau production et propose un son très propre avec des claviers souvent mis en avant, ce qui met en valeur le côté progressif de leurs compositions. Sans aller jusqu’à les qualifier « d’apaisés », je les trouve dans l’ensemble un peu moins mordants qu’autre fois, ce qui n’empêche pas quelques pistes bien agressives comme il faut.

Sur The Storm Within, il y a de la matière: onze pistes et près d’une heure, avec des compositions de longueur moyenne, entre quatre et sept minutes. Il y a aussi de la qualité, mais j’y reviendrai. La seule qui manque, c’est une certaine forme de cohérence dans les thèmes musicaux, mais c’est une de mes râlaisons coutumières en ce qui concerne les concept-albums.

Comme je le disais précédemment, sur cet album, Evergrey a quelque peu réduit la voilure sur le côté enragé de ses compositions, Certes, c’est toujours du metal – même progressif – et par conséquent, des guitares qui mordent et un Tom Englund toujours écorché vif. Mais The Storm Within se distingue surtout par une tendance à mettre en avant ses mélodies.

Les claviers, qui rappellent ceux de TesseracT sur leurs deux derniers albums studios, Altered State et Polaris – ajoutent un fort sentiment « planant », qui contribuent à l’atmosphère SF de l’album. On les retrouve notamment sur « Distance », « Passing Through » et « In Orbit », mais en fait un peu sur tout l’album.

Globalement, The Storm Within est bon, voire très bon; « In Orbit », avec Floor Jansen (de Nightwish) en chanteuse invitée, n’est pas loin d’être mon morceau préféré d’Evergrey de ces dix dernières années. Il risque de décevoir les fans des « années de rage » du groupe, car il est moins intense qu’un The Inner Circle, mais il mérite plus qu’une simple écoute. Evergrey a pris du niveau, c’est tout.

Bonus: la vidéo de « Distance », première piste de l’album.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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