Hibernal: After the Winter

Hibernal: After the Winter
Je sais, j’ai pris un peu de retard sur la trilogie post-apo The Silent Earth de Mark Healy, mais du coup, je me rattrape sur la sortie de After the Winter, sa bande-son que l’auteur australien publie sous le nom de Hibernal.

Comme les deux précédents albums, After the Winter est plus une narration mise en musique, dans un style post-rock instrumental, qu’un album classique, narration qu reprend en grande partie la trame du roman.

Avertissement préalable: si vous n’avez pas lu le roman éponyme – premier volume de ladite trilogie – et que vous avez l’intention de le faire, ça spolie méchant! Pas tout, mais suffisamment pour inclure sa révélation principale.

Tout au long des onze pistes et cinquante-cinq minutes de After the Winter, Hibernal égrène un post-rock classique, crépusculaire, à l’image des terres dévastées.

Les longues plages instrumentales, faites d’une musique contemplative et atmosphérique, ont un côté “voyage dans des paysages que la dévastation a rendu magnifiques”, qui rend très bien cette “Terre silencieuse”, où la guerre a détruit presque toute vie et où seuls quelques androïdes, appelées “synthétiques”, errent encore.

Musicalement, le mot-clé est “classique”. Le post-rock n’est pas vraiment un genre connu pour son inventivité débridé et on sera bien en peine ici d’y trouver quelque chose d’original dans le fond.

Mais c’est dans le côté “transmédia” – pour être tendance – que Hibernal prend toute sa dimension: After the Winter n’est pas seulement un livre audio, un album de post-rock et/ou la bande originale d’une fiction, c’est un peu des trois une narration qui allie la musique à la voix des acteurs.

Brad Everett campe un Brant, à la voix fatiguée et rauque, parfaite pour le rôle de Brant, le “synthétique” errant, alors que Faleena Hopkins, qu’on avait déjà entendu dans Replacements, tient le rôle d’Arsha. Tous deux font un excellent travail.

Si After the Winter devait avoir un défaut, c’est qu’il faut comprendre un minimum d’anglais pour en apprécier toute la saveur. Les acteurs ont une élocution parfaite, mais c’est quand même pas évident à suivre sans un certain entraînement.

Pour le reste, c’est un très bon album et, au-delà, une superbe expérience multimédia. Je vous le recommande avec enthousiasme, ce d’autant plus qu’il est disponible à un prix très raisonnable sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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