Japan Impact 2017

Japan Impact 2017

En même temps que la saison des conventions de jeux revient, celle des conventions geeks à forte coloration japonaise également: à preuve, cette édition 2017 de Japan Impact, qui déboule une semaine après Orc’idée.

Japan Impact, c’est la convention qui a « remplacé » Polymanga à l’EPFL. Jusqu’à l’année passée, elle se déroulait en effet dans les mêmes locaux qu’Orc’idée, à savoir dans les travées et les salles de classe du premier étage de l’école. Cette année, si j’étais méchant, je pourrais dire que Japan Impact s’est polymangatifié, vu que la convention s’est déplacée au Palais de Beaulieu, imposant centre de congrès au cœur de Lausanne.

Plus de place, un vrai théâtre pour les concours de cosplay et pour les conférences, plusieurs autres salles… on aurait pu un instant croire que les organisateurs de Japan Impact avaient vu trop grand. En fait, non: le public a répondu présent en masse. C’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne nouvelle, c’est que le pari de la montée en puissance semble réussi: Japan Impact a, au cours du week-end, accueilli une foule nombreuse. La mauvaise nouvelle, c’est que la convention a quelque peu perdu de son charme un peu rustique: c’est désormais une grosse machine. Et puis il y a le côté « foule nombreuses », avec genre des hordes de gens avec des costumes imposants qui discutent ou se font des hugs au milieu de travées.

Bon, ne voyons pas les choses en noir: les activités sont toujours présentes, avec des démonstrations d’arts martiaux, de la confection de kimonos, des cérémonies du thé, de l’initiation au zazen, des cours de calligraphie, etc. Et pas de youtubeurs – enfin, très peu. Japan Impact reste fidèle à son intitulé et repose en grande partie sur la pop-culture japonaise.

À noter que, cette année, la convention disposait d’un food court plutôt bien achalandée, avec du sucré et du salé en quantité et en variété. Personnellement, j’ai aussi un faible pour le Maid Café – pas tant pour le service, mais c’est un peu le seul endroit dans la convention où on peut avoir du café. Et de la tarte aux pommes.

Pour ma part, j’ai fait comme d’habitude: une grosse partie de photos, surtout pendant les deux concours de cosplay – avec soutien moral et technique à ma dame, qui a d’ailleurs gagné un prix spécial – et une petite partie de je m’emmerde au milieu d’activités qui ne me parlent pas. C’est un peu le souci avec les conventions japonaises: je suis pas mal sorti du truc.

J’ai été un peu frustré niveau photo par la configuration de la salle, dont la scène est très haute: j’ai passé le plus clair de mon temps à tenter de shooter entre les hauts-parleurs de retour. J’ai aussi sérieusement grommelé sur la politique interdisant les gros sacs dans la salle; la prochaine fois, je tenterai d’obtenir un passe photo.

Comme j’étais arrivé un peu en avance le samedi, j’ai pu assister à la conférence de Popette Cosplay, qui a parlé de l’histoire du cosplay en France – le premier concours ayant eu lieu sur un trottoir à Paris.

Elle en a aussi profité pour rappeler quelques règles de bienséance autour de ce loisir, du genre être body positive et le fait que le cosplay n’est pas un consentement implicite. Au vu de certaines saillies pendant les concours, c’est le genre de chose qui mériterait presque d’être rappelé systématiquement au début du show.

J’ai aussi vu quelques épisodes d’une websérie « Just Cosplay Things », montrant les déboires classiques de cosplayeurs français. C’était plutôt distrayant et rigolo, mais j’ai été un peu déçu que les questions du public ne concernaient que le cosplay et pas les vidéos elles-mêmes. De façon générale, j’ai l’impression que les questions du publics sont überprévisibles et überbateau aussi.

À côté de ça, j’ai quand même profité du passage à Lausanne pour poser une petite session de travail avec le collègue sur la finalisation de Freaks’ Squeele. Maintenant qu’on est d’accord sur les grandes lignes des mécaniques de jeu, il reste encore quelques boulons à serrer et on a pu avancer sur ce sujet.

Finalement, dans ce genre de conventions, je ressors toujours avec une impression mitigée. Même si je n’en fais pas des allergies, je suis sorti depuis longtemps du trip geek japanisant et, du coup, j’ai souvent l’impression d’être paumé dans ces événements. Une convention comme Geekopolis, avec ses multiples pôles d’activité, correspond nettement plus à mes goûts.

Ma galerie de photos est en cours de tri. Comme il y en a près de deux mille, ça va prendre un peu de temps. EDIT: c’est en ligne, sur Flickr, et toujours sous licence Creative Commons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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