« La Conjuration des fous », de Cat Merry Lishi

« La Conjuration des fous », de Cat Merry Lishi

Ophidia Mambala, infirmière de son état, vient d’être nommée Gardienne d’un asile d’aliénés. En soi, déjà, ce n’est pas banal. Mais ce qu’elle va découvrir dans cette improbable bâtisse pleine de chimères et de secrets dépasse l’entendement. Ainsi peut se résumer La Conjuration des fous, de Cat Merry Lishi.

C’est peu et, en même temps, c’est beaucoup. Car le moins que l’on puisse dire de ce nouvel ouvrage de la collection Les Saisons de l’étrange, c’est qu’il ne manque pas de secrets. C’est un problème.

La Conjuration des fous est un ouvrage qui me laisse une impression bizarre. J’aime bien cet univers d’archipels, ambiance début XXe siècle avec des éléments steampunk, des créatures fantastiques et des savants fous (littéralement). J’aime bien aussi la protagoniste aux prises avec cet environnement barré.

Je suis beaucoup moins enthousiaste sur l’intrigue. Déjà, parce que le plus clair du bouquin consiste en Ophidia qui cherche à gérer son boulot de Gardienne. Entre les pensionnaires, parfois très exotiques, le Gérant qui ne communique avec elle que par pneumatiques et un jardin qui regorge de créatures bizarres, il y a de quoi faire.

Sauf qu’il y a en plus une intrigue, avec des morts étranges et des secrets inavouables. ET qu’une fois le bouquin terminé, on ne sait toujours pas trop ce qui s’est passé, avec qui et pourquoi.

Je ressors donc de cette lecture avec un sentiment d’inachevé. Soit j’ai raté des trucs – ce n’est pas impossible, vu que c’est encore un de ces bouquins que je lis le soir avant d’aller dormir, donc pas forcément dans un état d’éveil optimal – soit il manque vraiment des éléments qui permettraient de comprendre là où va La Conjuration des fous.

Il est possible que ce texte ne soit que la première partie d’une histoire plus complexe. Le sous-titre Imago pourrait laisser le penser. Mais, en l’état, je ne suis pas vraiment convaincu.

La Conjuration des fous a pas mal de qualités – une écriture alerte, une ambiance surannée et un contexte plutôt exotique – mais en l’état, je le trouve plus frustrant qu’enthousiasmant.

D’autres avis, nettement plus positifs, chez Le Chroniqueur et L.A. Braun.

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