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« L'Enchanteur », de Barjavel

« L’Enchanteur », de Barjavel

Dans la grande, l’immense série des classiques que je n’avais jamais lus, je suis tombé, dans notre bibliothèque, sur L’Enchanteur, de Barjavel. C’est un ouvrage que ma dame a lu au collège (équivalent genevois du gymnase ou du lycée), comme en témoignent les marques au stylo bille sur la couverture.

L’Enchanteur, en gros, c’est la légende du Roi Arthur, du point de vue de Merlin. En gros. C’est aussi une sorte de relecture « moderne » du mythe arthurien.

Je mets des guillemets, parce que ce bouquin a été publié en 1984 (un an avant la mort de son auteur, d’ailleurs). Il y a eu plus récent, notamment Kaamelott.

Vous n’imaginez d’ailleurs pas à quel point il est aujourd’hui difficile de lire un ouvrage sérieux sur le mythe arthurien sans être assailli par des réminiscences de cette série. Non, en fait, je pense que si vous la connaissez, vous imaginez très bien.

Au reste, L’Enchanteur n’est pas un ouvrage très sérieux. Ou peut-être est-ce son héros éponyme qui ne l’es pas vraiment. Parce que Merlin, l’Enchanteur donc, est une sorte de démiurge d’une puissance incommensurable, mais guidé par une profonde envie de bien faire. Peut-être parce qu’il est réellement le fils du Diable.

Barjavel se permet également, dans ses pages, quelques facéties, comme la présence d’anachronismes éhontés, ainsi que ce qui est peut-être la plus fameuse page blanche de la littérature française,

La Quête du Graal, vers laquelle il emmène Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde, a pour but de sauver l’humanité. Ou, à tout le moins, de la sauver de temps obscurs qui s’annonce. Pour cela, Merlin manipule un peu tout le monde, dirigeant chevaliers, rois, reines et genres dames dans les bras les uns des autres. Mais ses plans restent assujettis à la nature humaine de ses contemporains, à commencer par la sienne propre.

L’Enchanteur est un texte étonnant. Fantastique, merveilleux, un peu mystique aussi. J’en ai beaucoup aimé la lecture, mais c’est difficile d’en parler clairement. Avec ses chapitres courts, sa narration parfois décousue et ses péripéties et héros plus grands que nature, il paraît d’un autre temps, sans pour autant être daté.

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